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Nouvelles du 22 novembre 2007

Le ministre du tourisme présente un plan directeur du tourisme échelonné sur une période de 25 ans: objecif, replacer Haïti sur la carte touristique du monde

Port-au-Prince, le 22 novembre 2007 &endash; (AHP) - Le ministre du tourisme a fourni jeudi des détails sur un plan directeur du tourisme élaboré dans le but de replacer Haïti sur la carte touristique du monde, par le biais notamment de la restauration de son image à l'extérieur.

Ce plan directeur échelonné sur une période de 25 ans vise à revitaliser en Haïti, un tourisme axé sur des critères de développement durable, selon le titulaire du ministère, Patrick Délatour.

Cette démarche s'inscrit également, a-t-il dit, dans le cadre des efforts visant à atteindre les objectifs du millénaire pour le développement, tels que définis par les nations unies.

Haïti dispose, a-t-il dit, de plusieurs sites à fort potentiel touristiques dont le parc national historique de la Citadelle (Milot), la Ville de Jacmel et la cote des Arcadins.

le ministre a annoncé que le circuit Labady / Parc national historique sera immédiatement développé afin de permettre aux croisiéristes de Labady (nord du pays) de visiter le parc national historique.

Des partenaires haïtiens et étrangers seront invités à investir dans les destinations touristiques prioritaires, ce qui contribuera du même coup à revaloriser l'image du pays à l'extérieur, a ajouté Patrick Délatour.

Il a cependant fait savoir que le développement du tourisme en Haïti passe avant tout par la stabilité politique, la sécurité et la salubrité..

Sans ces conditions, le développement du tourisme sera un leurre pour le pays, a affirmé Patrick Délatour qui prône également un partenariat entre les secteurs public et privé en vue d'une meilleure gestion des sites touristiques du pays.

Le ministre Délatour dit reconnaître que la concurrence s'annonce rude puisque, a-t-il rappelé, la plupart des pays de la région dont Cuba, la Jamaïque et la République Dominicaine, font du tourisme l'un de leurs principaux secteurs porteurs de développement et de croissance économique.

Mais, ajoute-t-il aussitôt, la position géographique du pays au beau milieu de la Caraïbe est un facteur dont on peut tirer profit.

Pour cela, Haïti doit combler sa carence d'infrastructures notamment en terme de capacité d'accueil puisqu'elle ne compte que 1000 chambres d'Hôtel de standard international contre 60 000 pour la République Dominicaine..

Haïti, l'une des destinations des plus prisées de la caraïbe durant les années 60/70, n'est aujourd'hui que l'ombre de ce qu'elle a été en raison de problèmes de toutes sortes et notamment de la campagne de dénigrement sans précédent orchestré contre elle, a regretté le titulaire du ministre du tourismerisme.

Plusieurs secteurs estiment aussi que les Haïtiens sont la plupart du temps les plus grands pourfendeurs de leur pays, en raison d'intérêts politiques.

AHP 22 novembre 2007 2 :10 PM


Haïti accueille la prochaine conférence mondiale des maires avec des routes défoncées et sales: le Ministère des travaux publics interpellé

Port-au-Prince, le 22 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Une cinquantaine de personnes de différents milieux dont des chauffeurs ont protesté jeudi contre l'état desastreux des routes de la capitale et de celles reliant la capitale aux villes de province.

Les routes sont dans un etat si lamentable à Port-au-Prince qu'il est pratiquement impossible de parcourir 10 ou 15 mètres en véhicule sans tomber dans un trou sur la plupart des artères.

Plusieurs personnes interrogées lors d'un mico trottoir ont estimé incompréhensibles que le pays accueille des forums internationaux et bâtit des plans touristiques pendant que la plupart de ses routes sont défoncées et que l'insalubrité règne en maître et seigneur.

" Recevoir des etrangers dans une situation pareille, c'est faire de la publicité négative, a lancé un jeune architecte qui appelle le Ministère des travaux publics à sortir de "sa torrpeur et de son laxisme".

" Routes de Carrefour, de Delmas, de Frères, de Tabarre et d'ailleurs: c'est du pareil au même", s'est indigné un commerçant qui tient une quincailleie sur la route de Frères, ajoutant que cette route est en passe de devenir un veritable ravin, dans l'indifférence des autorités.

Les quelques rares villages dont dispose la capitale et qu'on peut encore faire visiter, comme Belvil et Vivy Mitchell, risquent d'être isolés en raison de l'état cahoteux des routes qui y mènent, a deploré un résident de Vivy Mitchell.

Deplorant le fait que la MINUSTAH ne fait des reparations que tout juste devant ses installations, il dit toutefois conserver encore un certain espoir avec la construction de l'ambassade americaine et d'autres biatiments d'institutions intenationales sur le boulevard du 15 octobre

Les chauffeurs sans distinction de circuits sont acides vis-à-vis des responsables du Ministère des Travaux publics.

" Nous sommes dans l'impossiblité de travailler. Vous évitez un trou pour tomber aussitôt dans un autre trou, les pannes se multipllient avec la déterioration rapide des pièces", a dit un chauffeur qui croit qu'il vaut mieux décaper certaines routes de leur couche d'asphalte parsemée de trous pour les transformer en routes en terre battue.

Les chauffeurs travaillant sur les routes nationales sont aussi amères: les autorités confientt les travaux à des compagnies qui ne disposent pas de matériel adéquat et ou qui sont de sur plusieurs terrains à la fois.

"Routes du Nord, du Sud, du plateau central ou route de Carrrefour par les rails, peut-être faudra-t-il encre attendre une cinquantaine d'années pour les voir dans un état aceptable", se désole un chauffeur assurant le trajet cayes/Port-au-Prince.

Récemmment, le président de la Chambre de Comerce du Sud, Pierre Léger affirmait que voyager aujourd'hui sur les routes nationales c'est comme effectuer un voyage en enfer.

Les chauffeurs publics comme privés apellent le Ministère des Travaux publics à taire les grands discours sur les grands projets de construction mais à commencer finalement quelque part.

Haiti organise à la fin du mois la conférence mondiale des maires.

AHP 22 novembre 2007 1:40 PM


Le ministre ds Finances rejette les rumeurs faisant état de la fermeture prochaine des ports et les douanes des villes de province

Port-au-Prince, le 22 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Le ministre haïtien de l'économie et des finances, Daniel Dorsainvil, a rejeté ce jeudi les rumeurs selon lesquelles, le gouvernement aurait décidé de fermer les ports et les douanes des villes de province, en vue d'une concentration de toutes les activités à Port-au-Prince.

M. Dorsainvil, a toutefois fait savoir que le gouvernement est en train d'adopter des mesurs pour arriver à un meilleur contrôle douanier dans toutes les villes du pays et à la frontalière haïtiano-dominicaine en vue de permettre à l'Etat de trouver des ressources susceptibles de repondre aux dépenses publiques.

Ces mesures entrent également, a-t-il dit, dans le cadre de la lutte contre la contrebande prônée par le gouvernement.

Nous attendons actuellement le vote d'un nouveau projet de code douanier qui aille dans le sens des intérêts des utilisateurs, a fait savoir M. Dorsainvil précisant qu'aucun port n'a jusqu'ici été fermé.

Il a fait savoir qu'il y a pour l'instant, au large de plusieurs ports du pays des bateaux pour lesquels il n'existe aucune documentation.

Le ministre estime compréhensif que les nouvelles mesures entraînent un certain mécontentement.

Daniel Dorsainvil a par ailleurs annoncé l'ouverture d'une enquête pour retracer un montant de 500,000 dollars américains qui aurait été remis par un gouuvernement antérieur à un certain Roger Rouzier, pour la commande d'une drague, pour le Centre National des Equipements (CNE).

On travaille activement à faire la lumière sur ce dossier en vue d'une décision de justice, a-t-il assuré.

AHP 22 novembre 2007 1:40 PM


Delinquance: La UNPOL appelle la population à la vigilance notamment au cours de la période de fin d'année et à la colaboration avec les forces de l'ordre en vue de prévenir toute situation regrettable

Port-au-Prince, le 22 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Le porte-parole ai de la Police des Nations Unies (UNPOL), Spyts Karl Otto, a appelé ce jeudi la population haïtienne à la vigilance, notamment au cours de la période de fin d'année.

Lors d'un point de presse, M. Otto a souligné que beaucoup de cas de vols à main armée sont généralement enregistrés à cette période.

Il a dit compter sur la compréhension et la collaboration des citoyens et des citoyennes avec les forces de l'ordre pour les aider à accomplir leur mission et éviter des situations regrettables.

Spyts Karl Otto a annoncé la sortie, au cours de la période de Noël, d'une nouvelle unité spécialisée de la PNH. Il s'agira de la Brigade d'Intervention Motorisée (BIM) qui couvrira toute la région métropolitaine de Port-au-Prince.

Le porte-parole ai de la UNPOL a d'un autre côté fait part de l'arrestation cette semaine de plusieurs individus, à Port-au-Prince et à la Croix-des-Bouquets, pour leur implication présumée dans des cas de vols et de Kidnapping.

Il a souligné dans le même temps que les cas d'enlèvement connaissent une baisse considérable au cours des mois de septembre, octobre et novembre 2007 par rapport à 2006 pour les mêmes mois. Les cas de kidnapping s'élevaient à 150 en 2006 contre 37 en 2007, pour la même période.

Pour sa part, la responsable de la section/égalité de genre au sein de la Mission des Nations Unies pour Stabiliser Haïti (MINUSTAH), Marie Françoise Vital Métellus, a annoncé l'organisation d'un ensemble d'activités de sensibilisation et de mobilisation, a l'occasion de la journée internationale contre la violence faite aux femmes, le 25 novembre prochain.

Selon Mme Métellus, des conférences/débat et des projections de films, seront organisées dans plusieurs régions du pays, sur la problématique de la violence sexuelle et conjugale.

Du matériel de communication sera également distribué, à l'occasion, a fait savoir Mme Métellus soulignant que dans le cadre d'un projet spécial, 260 personnes seront formées en matière de la prise en charge, a-t-elle dit.

AHP 22 novembre 2007 1:15 PM


Forum ce vendredi à Miami sur la réforme constitutionnelle à l'nitiative d'un grouope de parlementaires conduit par le le président du sénat Joseph lambert

Port-au-Prince, le 22 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Une délégation parlementaire conduite par le président du sénat, Joseph Lambert, participera ce vendredi à Miami, à un forum sur la réforme constitutionnelle prônée par le président René Préval.

Les haïtiens et la haïtiens-américains notamment ceux de la Floride sont appelés à faire part de leur position sur les démarches entreprises par le chef de l'Etat pour réformer la loi-mère, 20 ans après son vote.

Avant le forum, des réunions du même genre ont eu lieu entre la délégation parlementaire et des haïtiens vivant à Chicago, Boston, Orlando et West Palm Beach.

Les parlementaires ont fait part de leur volonté de rencontrer le plus grand nombre d'haïtiens posssible pour arriver à certain consensus devant aider à permettre d'aplanir la proposition controversée de réforme de la constitution.

En effet, avant le forum, des réunions du même genre ont eu lieu entre la délégation parlementaire et des haïtiens vivant à Chicago, Boston, Orlando et West Palm Beach.

Le président Préval avait récemment déclaré que la constitution de 1987 représentait une source d'instabilité pour le pays, en raison du fait que la plupart de ses articles étaient aujourd'hui déphasés.

Des secteurs de l'opposition ont pour leur part accusé le chef de l'Etat de poursuivre d'autres objectifs.

De toute façon, le chef de l'Etat et d'autres secteurs haïtiens estiment urgent que les haïtiens ayant dû renoncer à leur nationalité haïtienne puissent obtenir la double nationalité.

Selon la présente constitution, un haïtien qui acquiert la nationalité étrangère, perd du coup sa nationalité haïtienne et n'a aucun droit de briguer un poste électif en Haïti.

AHP 22 novembre 2007 12:40 PM


Le chef la police dominicaine affirme reconnaitre la contribution de la PNH dans la lutte contre la criminalité

Santo-Domingo, le 22 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Le chef de la Police dominicaine, le major général Rafael Guillermo Guzman Fermin, a dit reconnaître mercredi la contribution de la police haïtienne dans la lutte contre la criminalité notamment dans les cas de délinquants de dominicains qui se réfugient en territoire haïtien.

Au cours d'un déjeuner offert à une importante délégation officielle haïtienne conduite par le secrétaire d'Etat à la sécurité publique, Luc Eucher Joseph, Guzman Fermin a indiqué que la collaboration est réciproque de la part des dominicains.

A son arrivée à Santo-Domingo, le chef de la délégation haïtienne, Luc Eucher Joseph, a fait savoir que cette visite était une réponse à une mission du même genre effectuée par une délégation de la police dominicaine en septembre 2006 à Port-au-Prince.

Les responsable haïtiens dont le chef de la police, Mario Andrésol, ont rencontré le secrétaire d'Etataux Formes armées, le directeur de la direction nationale des investigations et les responsables de la direction nationale du contrôle des drogues.

Une rencontre était également prévue avec le président Leonel Fernandez.

La delégation haïtienne est attendue ce vendredi à Port-au-Prince.

AHP 22 novembre 2007 12:10 PM


Nouvelles du 21 novembrre 2007
Le CARLI estime juste et conforme à la loi, les récentes libérations de détenus opérées par des juges d'instruction de concert avec le parquet de Port-au-prince

Port-au-Prince, le 21 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Le Comité des Avocats pour le respect des Libertés Individuelles (CARLI), a estimé mercredi justes les libérations opérées ces derniers jours par le parquet de Port-au-Prince en accord des juges d'instruction.

"Il s'agit de cas d'inculpés avec ordonnance de non lieu ou ordonnance de main levée, c'est-à dire des dossiers qui étaient en train d'être traités par les juges instructeurs", a expliqué Me Renan Hédouville secrétaire général du CARLI, une organisation de droits de l'homme très respectée notammment en raison de ses différentes interventions en faveur des prisonniers politiques et d'autrees citoyens persécutés sous l'ancien régime.

"Au regard de l'article 80 du code d'instruction criminelle, le juge d'instruction peut rendre une ordonnance de non lieu ou de main levée d'écrou, quelle que soit la nature de l'inculpation, a rappelé Me Hédouville qui affirme détenir la liste de ces inculpés.

Il a souligné que sur cette liste on retrouve des cas de vols de bicyclettes, de vols d'objets, vols de cabris, et même des "cas de vagabondage ", sans compter de nombreux cas pour lesquels il n'y a pas de dossiers.

La décision de libérer ces detenus n'a pas été une mesure expresse du parquet mais une décision rendue par des juges d'instruction et exécutée par le parquet en tant qu'instance de poursuite, a-t-il dit.

Si quelqu'un est contre cette décision conforme au code d'instruction criminelle, il faudra qu'il vienne tout de suite avec une autre loi puisque, a-t-il dit, c'est une loi qui en combat une autre.

Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) (ancien NCHR/haïti), réputé proche de l'ancienne opposition (2003), a estimé que la plupart des personnes libérées étaient des bandits.

Le responsable du CARLI a dit ne pas comprendre l'objectif de tout le tapage entretenu autour de ce dossier.

"Tous devraient plutôt reconnaitre que des efforts sont en train d'être consentis en matière du respect des droits humains et de liberté individuelle en Haïti, a déclaré M. Hédouville.

En annoncant les récentes libérations, le chef du Parquet, Claudy Gassant fauisait savoir que ces dispositions sont envisagées dans le cadre des efforts visant à décongestionner les centres carcéraux du pays, tout en faisant justice à tous ceux et à toutes celles qui croupissent injustement et arbitrairement derrière les barreaux.

Concernant les rumeurs selon lesquelles, la police aurait fait part de son intention de faire arrêter les personnes libérées si elles récidivaient, le responsable du CARLI admet que la police peut procéder à leur arrestation en cas de flagrant délit pour d'autres infractions.

Dans le cas contraire, a-t-il dit, ce sera une situation d'injustice qui sera dénoncée auprès de l'opinion nationale et internationale, a menacé Me Hédouville. qui a invité l'institution policière à fournir d'abord la liste des prisonniers qui courent les rues à la suite des différents cas d'évasion enregistrés ces derniers temps.

AHP 21 novembre 2007 1:40 PM


Division au sein du MOCHRENA:comportements immoraux ou volonté de faire main-mise sur le parti, à la base

Port-au-Prince, le 21 novembre 2007 &endash; (AHP)- Le président du parti Mouvement Chrétien pour une Nouvelle Haïti (MOCRENHA), Luc Mésadieu, a indiqué mercredi que la décision d'écarter certains cadres du directoire du parti, a été prise en raison de la mauvaise gestion que ces derniers avaient faite du patrimoine du MOCRENHA.

Le candidat malheureux à la présidentielle 2006 qui affirme ne pas vouloir traiter l'affaire en public s'est contenté de parler de comportement immoral, sans vouloir donner de détails.

C'est un autre responsable qui, en marge de la conférence, a accusé l'un des cadres mis de côté de s'être rendu coupable d'une agression sexuelle lors d'une tournée électorale aux Cayes en 2005.

Le pasteur Mésadieu aurait donc choisi de l'écarter deux ans plus tard, alors qu'il dénonçait avec deux autres cadres " les pratiques anti-démocratiques au sein du Mouvement Chrétien pour une nouvelle Haïti et la main-mise de Luc Mésadieu sur le parti".

Mais le chef du MOCRENHA rétorque que la note de presse publiée récemment par les 3 hommes n'a d'autres valeurs que celle d'une expression de colère.

Luc Mésadieu estime que le parti n'est pas au bord de l'éclatement même s'il fait face à de graves désaccords.

Les 3 cadres écartés du directoire du parti répondent aux noms de Fritz Clerveau Pierre (secrétaire général), Amos André (coordonateur général) et Robert Brénisse (responsable aux affaires électorales). Ils ont été remplaces rspectivement par Jean Maxo Lafleur, Philippe Albert Phlius et Luc Jean-Gérard.

AHP 21 novembre 2007 1:00 PM


Les anciens conseilers électoraux 2005 font leurs valises: l'un d'entre eux affirme qu'il serait immoral et contraire à la loi de reconduire dans le conseil à venir des individus accusés de coruption

Port-au-Prince, le 21 novembre 2007 - (AHP) &endash; Un ancien conseiller électoral, Patrick Féquière a fait savoir mercredi que ses colègues et lui-même étaient train de plier bagage et de faire leurs mallettes, n'ayant pkus rien à faire.

Après avoir résisté à admetre que leur mandat etait échu, les conseillers électoraux ayant organisé les présidentielles 2006 se seraient rendus compte que leur organisme n'avait pluus d'avenir.

Patrick Féquière a fait savoir que le matériel qui était en possession des ex-conseillers sont en train d'être inventoriés pour être remis aux nouveaux conseillers électoraux, a-t-il dit.

Parallèlement, l'administration appuyée par des techniciens prépare actuellement un projet de loi qui devrait régir les prochaines élections.

Mais l'ancien conseiller a souligné ausitôt que l'organisation des prochaines élections n'était pas envisageable dans l'immédiat puisque, a-t-il dit, certaines structures du CEP ont été déplacées ou éliminées.

Patrick Féquiere a indiqué par aileurs qu'il serait inadmissible et immmoral de reconduire dans le CEP en formation, certains de ses anciens collègues contre lesquels pèsent de graves accusations de corruption.

Il a cité entre autres l'ancien conseiller François Benoît et l'ex-directeur général Jacques Bernard, que le secteur privé voudrait voir jouer un rôle.

Féquière affirme attendre que la justice fasse son travail pour ce qui est des cas de malversations et de détournement de fonds dans lesquels sont accusés d'implication d'anciens fonctionnaires de l'ex- CEP.

Plusieurs chefs de missions diplomatiques ont faitt savoirr que le processus doit évoluer et qu'un nouveau conseil électoral devrait être formé.

Après tout ce qui s'st dit, et qui a été entendu, il est plus que nécessaire de tourner la page, ont-ils fait savoir.

AHP 21 novembre 2007 1:40 PM


Organisation du 28 novembre au 2 décembre en Haïti de de la 23è conférence mondiale des maires

Port-au-Prince, le 21 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Le ministre haïtien de l'Intéreiur et des Collectivités Territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, a annoncé mercredi, la tenue, du 28 novembre au 2 décembre, en Haïti, de la 23è conférence mondiale des maires, autour du thème " Renforcement des municipalités ".

Lors d'un point de presse, M. Bien-Aimé a fait savoir que cette activité permettra de débattre des expériences internationales, dans le domaine de la décentralisation et de ttravailler à l'atteinte d'un consensus sur de nouvelles formes de partenariat à établir entre les collectivités territoriales des différents pays concernés.

Haïti espère atteindre un certain nombre de résultats notamment un changement du regard des visiteurs étrangers sur le pays, l'établissement de nouveaux liens entre les maires haïtiens et leurs collègues étrangers et l'initiation d'un vrai débat national sur la décentralisation, a déclaré M. Bien-Aimé.

Paul Antoine Bien-Aimé a fait savoir que six villes d'Haïti pourront participer, à partir de cette activité, à des programmes de jumelage.

Durant les 4 jours de cette conférence, les maires et membres d'autres délégations venus d'horizons divers, visiteront des sites touristiques comme la Citadelle Christophe, a précisé le ministre soulignant que cette activité ne saurait être possible sans les efforts du gouvernement pour établir un climat de paix dans le pays.

De son côté, le maire de la commune de Carrefour (sud de la capitale), Yvon Jérôme, a estimé que cet événement offrira à Haïti l'occasion de projeter, une autre image et une autre percepetion .

La conférence mondiale de maires a été organisée pour la première fois à Missouri, en avril 1984, par Johnny Ford, alors président de la Conférence des maires noirs.

AHP 21 novembre 2007 2:15 PM


Nouvelles du 20 novembre 2007

Signature d'un contrat de 1 million d'euros entre l'Agence française de développement et la BRH portant sur le développement de la micro finance

Port-au-Prince, le 20 novembre 2007 &endash; AHP) &endash; L'Agence française de développement et la Banque de la République d'Haïti (BRH) ont signé mardi un contrat d'un million d'euros portant sur le développement de la micro finance. (1 euro = 1,48 dollar).

La directrice de l'AFD, Geneviève Javaloyès a fait savoir que cette convention signée avec la BRH devrait permettre de donner à ceux dont l'accès au crédit du secteur bancaire classique est limité, la possibilité d'élargir leurs horizons économiques.

Soulignant le rôle important que la micro finance peut avoir dans le développement du pays, elle a exprimé le souhait que les travaux qui seront réalisés dans le cadre de cette convention permettent aux responsables de la banque centrale de définir un cadre rigoureux pouvant favoriser le climat de confiance qui doit exister dans le secteur financier.

L'Ambassadeur Français à Port-au-Prince Christian Conan a pour sa part réitéré la volonté de son gouvernement dde soutenir les efforts déployés dans le pays en vue de développer le secteur de la micro finance.

Selon M. Conan, cette initiative est un complément à l'appui apporté par l'agence canadienne de développement à la réglementation des coopératives d'épargne et de crédit en haïti.

Cet accord, a-t-il dit, est une preuve de la concordance qui existe dans l'appui fourni à Haïti par les différents bailleurs internationaux.

Pour ce qui est de l'assistance du gouvernement français, elle va se matérialiser dans la formation du personnel de la micro finance et le recensement des acteurs du secteur, a précisé Christian Conan.

De son coté, le gouverneur de la Banque Centrale, Charles Castel, a affirmé que la BRH va en tout premier lieu identifier les agents qui opèrent dans le domaine de la micro finance dans le pays de façon à mettre en place un cadre juridique pour le secteur.

L'objectif sera, a-t-il dit, de renforcer la capacité de réglementation et de supervision de cette sphère d'activité.

L'harmonisation du secteur de la micro finance qui représente 15% du crédit total à l'économie haïtienne est essentielle à son expansion, a souligné M. Castel.

AHP 20 novembre 2007 3 :15 PM.


Remise de véhicules par l'OIM aux responsables haïtiens de la migration dans le cadre d'un projet financé par le gouvernement canadien

Port-au-Prince, le 20 novembre 2007 &endash; (AHP) &endash; L'Organisation Internationale de la Migration (OIM) a remis mardi les clés de 10 véhicules et et de 19 motocyclettes à la direction de l'immigration haïtienne au cours d'une cérémonie organisée au parc historique de la canne à sucre.

Ce don se situe dans le cadre du projet d'appui au renforcement de la capacité de gestion de la migration dans le pays, a fait savoir le ministre de l'intérieur et des collectivités territoriales.

Paul Antoine Bien Aimé a précisé que ce projet, exécuté par l'OIM est financé à hauteur de 2.5 millions de dollars par le gouvernement canadien.

Il devra permettre aux responsables de la migration en Haïti de renforcer la formation du personnel par l'apprentissage de langues étrangères et de l'informatique, entre autres.

C'est un projet qui s'inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement haïtien visant à doter le pays d'une nouvelle politique dans le domaine migratoire, a encore fait savoir le ministre Bien Aimé.

Il annonce en ce sens que des complexes seront construits dans les régions frontalières entre Haïti et la république Dominicaine dont Belladères, Anse à Pitre, Malpasse et Ouanaminthe.

Pour sa part, l'Ambassadeur canadien à Port-au-Prince a renouvelé la volonté des autorités canadiennes de soutenir leurs homologues haïtiennes dans le renforcement de leurs capacités dans le domaine de la migration.

"Assurer une meilleure gestion de la frontière par le renforcement de la direction de l'immigration et de l'émigration, est l'un des objectifs visés par le projet", a déclaré Claude Boucher qui dit croire que la direction de l'immigration poura ainsi offrir de meilleurs services à l'ensemble de la population.

Il en a profité pour saluer les efforts du gouvernement haïtien dans le cadre de la lutte engagée contre la contrebande et la corruption en général.

Tous ceux qui luttent fermement contre les trafics illicites s peuvent être assurés du soutien du Canada, a dit Claude Boucher.

AHP 20 novembre 2007 3 :45 PM.


Mgr Guire Poulard se dit en faveur de la lutte contre la corruption mais accuse le président Préval de pratiquer une politique de deux poids deux mesures: des secteurs appellent à l'extention de cette lutte aux individus impliqués dans la prostitution et la pédophilie

Port-au-Prince, le 20 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; L'Evêque de Jacmel (sud-est), a fait savoir lundi qu'il était favorable à la lutte contre la coruption lancée par le président Préval.

Plusieurs personnalités issues de secteurs différents de la société dont des commerçants et des directeurs genéraux d'institutions publiques ont été arrêtes dans le cadre de cette lutte.

Monseigneur Poulard a toutefois accusé le président René Préval de protéger ses amis et de mener une politique de deux poids deux mesures dans le cadre de cette lutte.

Il a notamment reproché aux autorites haïtiennses d'avoir retiré une plainte deposée devant un juge de Miami par le régime de facto de Gérard Latortue contre l'ancien président Aristide qui a été forcé par des secteurs de la communauté internationale d'abandoner le pouvoir le 29 février 2004.

Parallèlement, plusieurs secteurs haïtiens ont exprimé ces derniers jours le souhait que la lutte contre la corruption ne se limite pas uniquement aux individus ou institutions impliqués dans le détournement de fonds publics, mais s'étendent à ceux impliqués dans la prostitution, les abus sexuels contre mineurs et les pratiques de pédophilie en général, à quelque secteur ou institution qu'ils appartiennent.

AHP 20 novembre 2007 3 :00 PM


Le responsable de la section/sécurité alimentaire du ministère de l'agriculture prône l'intégration d'Haïti à l' OIRSA

Port-au-Prince, le 20 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Le responsable de la section/sécurité alimentaire du ministère haïtien de l'agriculture, Max Milien, a plaidé mardi en faveur de l'adoption de mesures par les autorités haïtiennes pouvant permettre à Haïti de devenir membre de l'Organisation Internationale et Régionale de Santé Animale (OIRSA).

L'OIRSA est une institution prestigieuse ayant une grande expertise dans le domaine de la protection sanitaire animale et végétale, a fait savoir M. Milien qui intervenait à l'issue d'une rencontre avec une délégation composée de membres de l'OIRSA et d'officiels de la secrétairerie d'Etat dominicaine à l'Agriculture, pour essayer de définir quel type de coopération binationale adoptée entre les deux pays en matière de sécurité sanitaire.

C'est la première fois qu'Haïti rencontre des membres de cette organisation, a souligné M. Millien, ajoutant qu'Haïti a intérêt à intégrer L'OIRSA, vu les multiples avantages qu'elle peut en tirer.

Max Milien a plaidé en faveur d'une législation qui tienne compte du développement de la production nationale pour chercher à limiter l'importations de produits alimentaires.

Plusieurs pays de la région dont la République Dominicaine sont membres de cette organisation.

AHP 20 novembre 2007 1:15 PM


L'UE signe une
convention de financement de 14 millions d'euros avec Haïti dans le cadre de l'amélioration de la qualité de l'éducation en Haïti
,

Port-au-Prince, le 20 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Le gouvernement haïtien a signé mardi avec l'Union Européenne (UE), une convention de financement évaluée à 14 millions d'euros, dans le cadre d'un programme visant à aider à améliorer la qualité de l'éducation en Haïti. (1 euro = 1,48 dollar)

Le chef de la délégation de l'UE en Haïti, l'ambassadeur Fransesco Gosseti, a estimé que des résultats positifs, dans le domaine de l'éducation ne s'obtiennent qu'avec des efforts prolongés et cohérents.

M. Gosseti a fait savoir que des bases ont été jetées dans le cadre de la première partie de ce programme, pour une stratégie sectorielle organique susceptible de répondre aux problèmes du pays.

Environ 400 écoles régionales de référence ont déjà été réhabilitées et plus de 300,000 manuels scolaires distribuées, à l'occasion de la rentrée scolaires 2007-2008, s'est félicité Franscesco Gosseti.

Ces fonds promis aujourd'hui permettront d'oeuvrer au renforcement des compétences des chefs d'établissements, des enseignants, des inspecteurs et des conseillers pédagogiques dans environ une centaine d'écoles supplémentaires dans les départements de la Grande-Anse, du Sud, du Centre et du Nord, a fait savoir M. Gosseti.

De son côté, le ministre de l'éducation nationale, Gabriel Bien-Aimé, a promis de mettre l'accent sur 4 composantes, à savoir la conmpétence des enseignants, la qualité des écoles en matière d'infrastructures et de performance, le phénomène des sur-agés qui représentent plus de 70% des élèves et le renforcement institutionnel.

Il faudra tout faire pour aborder avec sérieux et diligence le programme en vue d'atteindre les résultats escomptés, a estimé M. Bien-Aimé qui salue le soutien de l'Union Européenne aux autorités haïtiennes.

Le premier ministre haïtien Jacques Édouard Alexis, a pour sa part estimé qu'il est urgent pour tous de mettre la main à la pâte pour chercher à résoudre le criant problème de carences enregistré dans tous les secteurs concernés par l'éducation dans le pays.

Selon M. Alexis, il faudra coûte que coûte porter l'action dès les premières années de l'école sur les déterminants qui permettront à l'éducation haïtienne d'être reconnue comme une éducation de qualité.

Le chef du gouvernement a donné l'assurance que les résultats envisagés et les objectifs escomptés dans le cadre de ce programme seront atteints.

Il dit attendre avec impatience le vote de la loi sur l'éducation qui offrira au pays le cadre institutionnel égal en vue de la prise en charge des responsabilités en matière d'éducation.

AHP 20 novembre 2007 12:35 PM


Le gouvernement à pied d'oeuvre pour diminuer l'impact de la suspension des exportations de certains produits dominicains vers Haïti, selon le secrétaire d'Etat haïtien à l'agriculture

Port-au-Prince, le 20 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Le secrétaire d'Etat à l'Agiculture, Joanas Gué, s'est declaré mardi conscient de l'impact que peut avoir sur la population haïtienne, la décision des autorités dominicaines de suspendre provisoirement l'exportation vers Haïti de certains produits de consommation.

Parmi les produits interdits d'exportaion par la République dominicaine pour empêcher toute éventuelle pénurie après le passsge de la tempête tropicale Noel, figurent les oeufs et la banane.

Selon le secrétaire d'Etat, cette décision constitue un signal clair à l'Etat haïtien et aux agro-entrepreneurs pour qu'ils comprennent la nécessité pour eux d'entrer dans la dynamique de production afin d'adresser la demande sur le marché local.

L'agronome Gué dit avoir constaté lundi une diminution considérable de la quantité d'oeufs et de bananes qui arrivent généralement à la frontière haïtiano-dominicaine.

Haïti importe environ 35 millions d'oeufs par mois soit 1,17 millions par jour de la République Dominicaine, a-t-il précisé.

Le gouvernement d'Haïti est obligé de renforcer les programmes de production de certains produits dont la banane et de limiter voire éliminer la dépendance d'Haïti en matière decertains produits en provenance de la République dominicaine, a déclaré Joanas Gué.

(Haïti importe jusqu'à l'avocat, l'anana et le coco de la République dominicaine).

Invité à dire ce que peut faire le gouvernement pour éviter une rareté de produits alimentaires iinterrdits et une augmentation des prix sur le marché local, le secrétaire d'Etat a fait savoir qu'il s'agit d'abord d'une question d'offres et de demandes. Il a toutefois annoncé une rencontre avec des membres du gouvernement dont le Premier ministre pour chercher à mieux aborder la question.

Josnas Gué a souligné dans le même temps l'importance du renforcement de la production de certains produits de substitution notamment l'igname, la patate douce, et d'autres tubercules, tout en tenant compte, a-t-il dit, d'une certaine acculturation alimentaire pour la banane et le riz.

80 tonnes de semences sont en voie d'acquisition en vue de la dynamisation des zones de production affectées par le passage de la tempête tropicale Noël sur Haïti.

Le gouvernement est également à pied d'oeuvre pour chercher à savoir ce qui doit être fait exactement en matière d'intrants et de superficies irriguées, a encore fait savoir M. Gué.

Pour ce qui concerne l'élevage, un secteur qui été également frappé par la tempête Noël, le secrétaire d'Etat a annoncé pour bientôt une campagne de vaccination en faveur du bétail épargné et l'adoption de mesures visant l'augmentation de la production de poules dans le pays.

Il a souligné que toutes ces mesures visent à adresser des besoins ponctuels, renforcer la relance de la production agricole, en vue de l'approvisionnement du marché local et d'une meilleure prise en compte du marché d'exportation.

AHP 20 novembre 2007 11:20 AM


Nouvelles du 19 novembre 2007

Séminaire de formation à l'intention d'une quarantaine de jeunes à l'initiatide du centre Pétion Bolivar

Port-au-Prince, le 19 novembre 2007 &endash; (AHP) - Le centre Pétion Bolivar, organise cette semaine, en partenariat avec plusieurs associations de cinéastes haïtiens, un séminaire de formation à l'intention d'une quarantaine de jeunes issus de plusieurs régions du pays.

Ce séminaire s'inscrit dans le cadre des activités devant marquer la cinquième édition du concours de création cinématographique, selon l'opérateur du centre Hyacinthe Cambary.

M. Cambary a fait savoir que ce concours entend donner aux jeunes haïtiens l'opportunité de découvrir la profession cinématographique.

Les participants recevront une formation intensive sur le développement du scénario, les dialogues, la prise de son, la fiction, le montage entre autres.

Ils sont âgés de 18 à 25 ans et démontrent une réelle motivation pour l'audio visuel, a encore fait savoir Hyacinthe Cambary.

AHP 19 novembre 2007 3 :15 PM


Le Bloc l'Espoir et alliés à la chambre basse contre la présence de représentants de partis politiques au sein du conseil électoral en formation

Port-au-Prince, le 19 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Le bloc parlementaire de la plate-forme l'Espoir et alliés à la chambre des députés, a critiqué ce lundi la décision de l'Exécutif de permettre à des partis ou groupements politiques d'avoir leur représentant au nouveau Conseil Electoral Provisoire.

Lors d'une conférence de presse, le député Lucas St-Vil qui donnait lecture d'une résolution dudit bloc a fait savoirr qu'il il n'était pas sage que des partis ou organisations politiques soient représentés dans ce Conseil.

L'ancien conseil formé par le régime intérimaire de Gérard Latortue et dirigé par Max Mathurin était composé presqu'exclusivement de representants d'un seul et même secteur politique. les membres de Conseil étaient accusés d'avoir favorisé les secteurrs politiques qu'ils representaient aux dernières législatives et municipales,

La population avait dû descendre dans la rue rue par centaines de milliers pour défendre son vote lors de la présidentielle de février 2006

Le député Lucas St-Vil a fait savoir que si la position exprimée par le Bloc parlementaire de l'Espoir d'écarter les partis politiques de la formation du nouveau CEP n'est pas prise en compte, la Plate-forme l'Espoir et alliés revendiqueront leur droit d'avoir leur représentant à ce conseil,.

Il appelle la coordination nationale de la Plate-forme à travailler dans le sens de la position du bloc.

La Convention des Partis Politiques Haïtiens a informé lundi avoir proposé à l'Exécutif les noms de Fritz Roseney du Grand Rassemblement pour l'Evolution d'Haïti (GREH) et Wilberson Timothée du Parti Nationaliste Démocratique Progressiste d'Haïti (PNDPH), pour faire partie du nouveau CEP.

De nombreux secteurs ont fait savoir à plusieurs reprises que la présence de représentants de partis politiques au sein des organismes électoraux entravent leur bonne marche et entament leur crédiblité.

AHP 19 novembre 2007 2:00 PM


Formation d'un task force de médecins pour démonter la thèse d'un professeur américain selon laquelle le sida aurait ete introduit aux etas-Uuis par des haïtiens

Port-au-Prince, le 19 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Le Directeur général du Ministère de la santé publique, le Dr Gabriel Timothée a annoncé lundi la formation d'un Task-Force , composé d'experts ayant pour mission de faire des recherches en vue d'aboutir à des éléments susceptibles de permettre d'opposer un démenti aux résultats d'une étude que le professeur américain Michaël Worobey affirme avoir menée et selon lesquels, le Sida serait introduit aux Etats-Unis par des haïtiens venus de l'Afrique Centrale.

Le Task-Force se compose de médecins de l'Association Médicale Haïtienne, de médecins haïtiens vivant à l'étranger, et de ceux issus de plusieurs institutions partenaires du ministère, a-t-il précisé.

Seules des données scientifiques peuvent aider à répondre à une étude scientifique, a dit le Dr Timothée, soulignant que certains arguments mettent en cause les données de M. Worobey.

Selon lui, l'échantillon de 5% d'haïtiens utilisé par l'expert dans le cadre de son étude de 1982 à 1983, n'est pas fiable et ses déclarations ne tiennent pas sur les plans historique et migratoire .

Worobey affirme que les haïtiens incriminés revenaient d'exil après la chute des Duvaliers en 1986.

Le docteur Thimothée, a souligné que des cas de Sida avaient déjà été enregistrés presque partout dans le monde et un nombre considérable d'africains vivaient déjà aux Etats-Unis. au cours la période évoquée par Worobey.

Il a également fait remarquer que les haïtiens en question, avant de rentrer en Haïti, s'étaient rendus d'abord en Europe, un continent infecté par le Sida, bien longtemps après les Etats-Unis.

Une lettre sera adressée sous peu à des experts américains avec qui le MSPP entretient de bons rapports en vue d'un certain soutien à l'équipe locale, dans le cadre de ses recherches, a fait savoir Dr Timothée.

Au cas où les données du scientifique américain se révèlent fausses, le gouvernement haïtien intentera une poursuite judiciaire contre lui, a annoncé le ddirecteur géneral du ministère de la santé publique.

L'un des experts mondiaux dans la recherche sur la pandémie du sida, le pofesseur Luc Montagnier avait affirmé la semaine dernière que le virus du syndrome immuno déficience acquise pourrait avoir été introduit en Haïti par le biais de touristes.

Participant à une conférence à l'Université de Granada en Espagne, le professeur avait rejeté ainsi la thèse avancée par le professeur Michael Worobey de l'Université d'Arizona.

" Il est probable qu'un touriste américain de passage en Haïti ait contaminé des membres de la population, au lieu du phénomène inverse", avait-il encore souligné Luc Montagnier.

Les premiers cas de personnes infectées du Sida ont été détectées aux Etats-Unis en 1981 parmi la comunauuté homosexuelle.

AHP 19 novembre 2007 1:20 PM


Ouverture d'un seminaire de formation à l'intention des étudiants de différentes facultés du pays dans le cadre d'une prise en charge complète des malades du Sida

Port-au-Prince, le 19 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash;Le ministère haïtien de la Santé Publique de concert avec d'autres partenaires, a ouvert lundi un séminaire de formation de 7 jours, à l'intention des étudiants finissants des différentes facultés privées de médecine du pays, dans le cadre des efforts visant une prise en charge complète des malades du Sida.

Selon le directeur général dudit ministère, le Dr Gabriel Timothée, cette même activité organisée, il y a deux mois en faveur des jeunes professionnels du secteur public, envisage une formation uniforme et une augmentation du nombre de ces professionnels.

Le Dr Timothée a fait savoir qu'une amélioration considérable a été enregistrée au niveau du taux de séroprévalence en Haïti passé de 6,5 à 3,1.

Ces progrès ont été rendus possibles grâce au partenariat entre les secteurs public et privé, a-t-il souligné.

Il en a profité pour annoncer l'organisation de plusieurs activités de sensibilisation et d'orientation à l'occasion de la journée mondiale du Sida, le 1er décembre prochain.

38 institutions s'occupent actuellement en Haïtide la prise en charge des malades du Sida.

AHP 19 novembre 2007 1:20 PM


Nouvelles du 18 novembre 2007


Dossier Téléco/haitel: Des citoyens expriment leur mécontement face aux mesures prises contre la Haitel dans le cadre d'un micro-trottoir

Port-au-Prince, le 16 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Une vingtaine de citoyens interviewés au hasard dans l'aire du Champ-de-mars et aux abords des facultés à Port-au-Prince, ont exprimé vendredi leur mécontentement face à la décision de la direction générale de la Téléco d'interrompre son interconnexion avec la Haitel, pour une question de dettes.

Plusieurs étudiants ont accusé les responsables de la Téleco d'avoir pris une mesure arbitraire et violé à la fois les droits des abonnés de la haitel et de leurs propres abonnés.

" De quel droit la Téléco s'est-il permis d'empêcher un client de la compagnie nationale de téléphone ou un client de Voilà ou Digicel de communiquer avec un abonné de la haitel", a lancé un etudiant de la faculté des sciences, ajoutant ce sont les consommateurs qui sont les principales victimes de cette décision.

Un autre étudiant de la même faclté a indiqué que ce sont les responsables de la Téléco qui devraient être pénalisés pour la qualité désastreuse des services fournis à la clientèle par la comagnie.

Des étudiants en droit ont souligné que si la Haitel doit de l'argent il doit payer, mais se sont demandés dans le même temps si la Téléco paie ses taxes.

Un étudiant en 4ème année a appelé les responsables de la DGI à fournir des explications en ce sens non seulement sur la Téleco mais sur tout un ensemble de gros débiteurs oubliés pendant qu'on harcèle la Haitel,

Des jeunes en possession de téléphones haitel dont ils se servent pour pour leur petit commerce sont furieux.

" Notre activité a reçu un coup dur depuis la mesure de la téléco. Il est clair qu'on veut eliminer la haitel ou qu'on veut s'en accaparer. C'est dégoutant, s'est écrié l'un d'entre eux",

Et un autre d'ajouter: le directeur général de la Téléco n'agit certainement pas seul.

Toutes les personnes interrogées se sont prononcées en faveur d'un vrai dialogue en vue d'aboutir à une solution équitable qui permette la levée des restrictions auxquelles la Haitel fait face.

Plusieurs des interviewés ont insisté sur le fait que la Téléco doit eviter de mettre des bâtons dans les roues des compagnies de teléphone cellulaire vu que les services qu'elle offre ont rarement été aussi déficients que sous la présente administration.

D'autres se sont demandés comment on peut demander au PDG de la Haitel, Franck Ciné de payer ses dettes pendant qu'il est en taule.

AHP 18 novembre 2007  1:40 PM


La star mondiale Wyclef Jean appelée à se méfier des secteurs ou personalités qui tentent de l'entrainer sur le terrain politique

Port-au-Prince, le 16 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; La star haïtienne de Hip hop artiste de renommée mondilae, Wyclef Jean, a été appelé vendredi à se méfier des secteurs ou personnalités qui tentent de l'entrainer sur le terrain politique.

"Il en a parfaitement le droit puisqu'il n'a jamais renoncé à son passdeport haïtien, mais, c'est la pire des choses qui pourraient arriver maintenant à Clef, s'il se laissait mettre dans la tête l'idée de se lancer en politique", ont fait savoir deux importants artistes haïtiens qui ont demandé à garder l'anonymat.

Faisant savoir que Wyclef Jean appartient désormais au monde à genoux à ses pieds, ils estiment qu'il fait aujourd'hui bien plus pour Haïti  et pour ses enfants comme catalyseur, comme artiste capable d'aider à redorer le blason du pays et à y attirer de l'aide.

Wyclef Jean est un homme de grand coeur, une personnalite sur qui haïti compte beaucouop.

"Nous croyons qu'il est trop intelligent pour ne pas se laisser broyer et éliminer par des gens qui n'ont jamais eu de projets pour Haïti, a dit un de ces artistes.

Car, si cela arrivait à Wyclef, ont-ils dit, tout le bien qu'il est en train de faire dans le cadre de son organisation humanitaire Yele, avec l'appui de nombreuses autres stars internationales, pourrait ne plus avoir le même sens.

AHP 18 novembre 2007  12:30 PM


Atelier de formation en faveur de leaders d'associations d'immigrants haïtiens en république Dominicaine

Port-au-Prince, le 18 novembre 2007 &endash; (AHP) &endash; L'espace de communication insulaire, Espacinsular, et l'association mondiale pour la communication chrétienne ont organisé mercredi dans la municipalité de Gautier, République Dominicaine, un atelier de formation autour du thème : Communication ; incidence politique et les droits humains » à l'intention de leaders d'associations d'immigrants haïtiens en république Dominicaine.

Plus de 30 leaders, représentants d'associations d'immigrants, des églises catholique et protestante entre autres, ont pris part à ce atelier.

Cet atelier a été organisé dans le cadre du projet baptisé: " Communication, incidence politique et efforts pour la promotion et la défense des droits humains", exécuté par Espacinsular.

L'atelier s'est déroulé dans la petite église évangélique du Batey Gautier, dans le district municipal de San Pedro de Macoris.

Les participants qui travaillent pour la plupart dans les plantations de canne de cette communauté ont une fois de plus, plaidé en faveur de meilleures conditions de travail et se sont déclarés déterminés à faire respecter leurs droits en ce qui concerne notamment la reconnaissance par l'Etat dominicain de leurs enfants nés en république domnicaine et les déportations massives et illégales de travailleurs migrants haïtiens par la direction générale de la migration dominicaine.

Ils ont également souligné la nécessité de renforcer leurs organisations et de développer des partenariats avec d'autres organisations dans le but de trouver des solutions aux différents problèmes auxquels ils font face

AHP 18 novembre 2007 4: 45 PM


Nouvelles du 15 novembre 2007
La Téléco serre l'étau autour de la haitel: la Haiti télécommunications Internationales S.A accuse la Téléco de multiplier les actes de pressions psychologiques pour intimider la justice

Port-au-Prince, le 15 novembre 2007 &endash;(AHP)- La compagnie de téléphonie mobile Haiti télécommunications Internationales S.A. (HAITEL S.A.) a fait savoir mercredi qu'elle a pris note d'un avis non  daté de la Direction Générale de Télécommunications d'Haiti S.AM.(TELECO) informant le public de son action pendante par devant la chambre des affaires commerciales du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince en interprétation du contrat liant les deux sociétés. 

La Téléco destinée à la privatisation et qui fonctionne aujourd'hui de façon boiteuse avec notamment le dysfonctionnnement des téléphones de nombreux abonnés, a appelé un ensemble d'institutions dont les banques et le secteur des affaires à ne pas avoir des transactions avec la Haitel.

Dans une note de presse, la Haiti télécommunications Internationales dit s'étonner de voir que la Téléco, violant les principes de confidentialité obligatoires dans les affaires et tentant d'influencer négativement le juge de la cause, a choisi de multiplier les actes d'intimidation et de pressions psychologiques, comme si la loi n'était plus une pour tous.

La Teléco avait déjà décidé la semaine dernière, sans l'aval du Conseil national des telécommuunications (CONATEL), de suspendre son interconnexion avec la Haitel, qu'elle presse de lui payer des millions de dollars de dettes dans le cadre du contrat qui lie les deux compagnies depuis une dizaine d'années.

La HAITEL qui se déclare confiante dans la justice haïtienne, assure sa clientèle, ses actionnaires, ses partenaires commerciaux qu'il n'y a aucune raison de céder à cette ultime tentative d'intimidation puisque force doit rester en définitive à la loi et à la loi seulement.

Les dernières dispositions de la Téléco contre la haitel sont prises dans le dos du PDG de cette compagnie, Franck Ciné arrêté et incarceré pour implication presumée dans le dossier de la banque privée Socabank qui aurait fait faillite, alors qu'il en était l'actionnaire majoritaire.

AHP 15 novembre 2007  2:10 PM


Le président de la commmission travaux publics du senat estime aberrantes et suspectes les pressions exercées sur la Haitel pour qu'elle paie ses dettes pendant que son PDG est maintenu en prison

Port-au-Prince, le 15 novembre 2007 &endash;(AHP) Le président de la Commission Travaux publics du Sénat, Jean Hector Anacacis, a estimé jeudi suspect et aberrant que la compagnie nationale de téléphone (Téléco) exerce des pressions sur la compagnie de télephonie mobile Haitel pour qu'elle paie ses dettes pendant que son président/directeur général, Franck Ciné, est maintenu en prison

Il a fait savoir que les premières victimes de ces mesures restent les clients et la population en faveur de laquelle les responsables de l'Etat affirment travailler.

" La Téléco pénalise arbitrairement les abonnés de la Téleco et de la Haitel qui n'ont plus le droit de comuniquer et provoque un important manque à gagner pour l'Etat qui perçoit une taxe sur chaque appel placé vers la Téléco. ", a-t-il souligné, appelant les autorités à se ressaissir, en se rappelant que c'est un pays qu'elles dirigent

Personne n'est dupe, a-t-il dit, affirmant que l'acharnement contre la Haitel et son PDG sont motivés par des règlements de compte.

"Cette façon de traiter le dossier dénote clairement un esprit de haine de la part de certains dirigeants qui se servent de la Téléco pour régler des comptes personnels avec le président directeur général de la Haïtel", a lancé M. Anacacis qui se demande comment on peut réclamer de M. Ciné qu'il paie des dettes pendant qu'il est emprisonné.

Il appelle les responsables de la Téléco à arrêter leur fuite en avant et à s'asseoir autour d'une table de négociation avec leurs homologues de la Haïtel pour définir une stratégie devant permettre à la Haïtel d'honorer ses obligations envers la Téléco.

L'incarcération du PDG de la Haïtel et la suspension de l'interconnexion entre cette compagnie et la Téléco ne mèneront nulle parrt, à moins qu'il y ait d'autres objectifs cachés, a-t-il fait savoir.

Le PDG de la compagnie de télephonie mobile est privé de sa liberté en raison d'accusations dans la faillite présumée de la banque privée Socabank (aujourd'hui confiée à la banque nationale de credit) dont il était l'actionaire majoritaire.

Ciné dont l'état de santé s'est détérioré en prison, est hospitalisé depuis des mois.

AHP 15 novembre 2007  2:10 PM


Dossier CNE: le sénateur Anacacis en faveur d'une justice égale pour tous dans le dossier des individus impliqués dans la vente frauduleuse des équipements du CNE


Port-au-Prince, le 15 novembre 2007 &endash; (AHP) &endash; Le président de la commission travaux publics, transport et communication du sénat Jean Hector Anacacis a applaudi jeudi la décision de l'appareil judiciaire haïtien de procéder à l'arrestation d'un certain nombre d'individus impliqués dans le pillage du matériel du centre national des équipements (CNE).

Des équipements qui ont coûté plus de 50 millions de dollars américains à l'Etat ont été liquidés pour un peu plus d'une centaine milliers de gourdes sous le régime interimaire Latortue/Alexandre. (1$US= 37,50 gourdes)

Le sénateur Anacacis qui n'a pas voulu commenter la mesure d'interdiction de départ qui aurait frappé l'ancien ministre des travaux publics, Fritz Adrien accusé par des parlementaires d'avoir été l'acteur principal de cette opération, appelle toutefois le commissaire du gouvernement à traiter le dosssier avec la plus grande impartialité.

" Il ne faut pas qu'on se mette à arrêter des acteurs de 2ème rang dont de petits garagistes pendant que ceux qui ont pofité de la vente frauduleuse des équipements et qui sont responsables de la faillite du CNE sont maintenus dans l'ombre", a-t-il fait savoir

AHP 15 novembre 2007 3 :35 PM


Nouvelles dénonciations des exactions du CESFRONT à la frontière: il s'agit d'un corps corrompu, selon la mairesse de dajabon

Port-au-Prince, le 15 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; La mairesse de Dajabon, Sonia Mateo, a porté mercredi de nouvelles accusations contre le Corps  Spécialisé dominicain de Sécurité Frontalière (CESFRONT) à l'issue d'une rencontre au palais presidentiel dominicain.

Mme Mateo citée par l'agence en ligne Espaxcinsular, a fait savoir que le CESFRONT est un corps corrompu dont des membres exigent 100 pesos de chaque haïtien qui désire traverser la frontière.

Le secrettariat des Forces armées a relevé la semaine dernière des effectifs du CESFRONTT déployés à la frontière nord de Dajabon, tout en annoncant qu'il s'agit d'une mesure de routine.

Cette mesure répondait à des plaintes de la population , a dit pour sa part Sonia Mateo qui s'est toutefois déclarée sidérée que le commandant du corps, le général Adriano Silverio Rodriguez n'ait pas figuré parmi les militaires à relever,

Le CESFRONT deployé officiellement à la frontière pour mener la luttte contre la contrebande, le trafic d'immigrants et d'autres trafics illicites, est également accusé d'infliger des mauvais traitements aux commerçants du marché binational qui fonctionne à la frontière.

Le CESFRONT fait tout ce qui est contraire au travail d'une garde spécialisée digne de ce nom, a dit Mateo qui affirme avoir demandé au president Leonel Fernández qu'il envoie à la frontière une garde spécialisée séieuse et non une garde corrompue.

Elle a déclaré détenir des vidéos montrant clairement que le CESFRONT est une unité totalement corrompue.

Le problème de ce corps, a-t-elle dit, est surtout lié à la personnalité du général Adriano Slverio Rodriguez accusé d'etre du projet présidentiel Hipolito (PPH) du président Hipolito Mejîa accusé d'avoir appuyé des bandes armées ayant pris les armes début 2004 contre le gouvernement constitutionnel d'Haïti.

Sonia Mateo a fait savoir que de nombreux membres du parti de la libération dominicaine (au pouvoir) estiment que le général se trouve à la frontière pour faire du mal au gouvernement.

La mairesse de Dajabon était en visite au palais national avec un groupe de membbrres du PLD dela région pour cordonner les travaux en appui au plan de reconstruction national après le pasage de la tempête Noel et pour parler de la problémattique des municipalités.

AHP 15 novembre 2007  12:10 PM


La commission chargée d'appuyer les enquêtes sur les assassinats de journalistes haïtiens condamne les menaces qui pèsent contre son président et fait part d'avancées dans les dossiers de Jean Dominique et de Brignol Lindor

Port-au-Prince, le 15 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; La commission chargée d'appuyer les enquêtes sur les assassinats de journalistes dans le pays, a exprimé ce jeudi ses inquiétudes face aux menaces qui pèsent conttre le président de ladite commission, Guyler C. Delva.

Le porte-parole de la commission, Jean Wilner Morin, a fait savoir, lors d'une conférence de presse que Guy Delva accompagné des membres de sa famille, a été obligé de se mettre à couvert dans un pays étranger suite aux menaces ayant suivi la difusion d'informations qui auraient dérangé certains secteurs ou personalités.

M. Morin a toutefois fait savoir que "Guy sera bientôt de retour en Haïti pour continuer son travail au sein de la commmission".

La commmission a indiqué par aileurs que des avancées significatives ont été enregistrées dans le dossier du PDG de Radio Haïti Inter, Jean Léopold Dominique, assassiné le 3 avril 2000, sur la cour de la station, a informé Jean Wilner Morin.

Le juge instructeur Fritzner Fils-Aimé travaile à la reconstitution d'une partie de ce dossier qui n'a pas été retrouvée, a fait savoir M. Morin précisant également que les dossiers de Jacques Roche, Abdias Jean, Alix Joseph et l'espagnol Ricardo Ortega, avancent à grands pas.

Quant au dossier du journaliste Brignol Lindor assassiné le 3 décembre 2001, il sera préseneté lors des prochaines assises criminelles de Petit-goâve

AHP 15 novembre 2007 1:20 PM


Arrestation de bandits et de kidnappeurs, mais nette diminution des cas d'enlèvements, selon le porte-parole de la UNPOL

Port-au-Prince, le 15 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Une vingtaine d'individus ont été arrêtées au cours des 3 dernières semaines, lors d'opérations menées conjointement par la Police nationale et la Police des Nations Unies (UNPOL), dans plusieurs régions du pays notamment à Port-au-Prince.

Selon l'un des porte-parole de la UNPOL, Fred Blaise qui présentait le bilan de ces opérations, ces individus sont accusés d'implication principalement dans des actes de bandditisme et de kidnappping.

Des armes à feu ont été saisies et des personnes libérées, a fait savoir M. Blaise se félicitant de la collaboration de la population.

Tout en deplorant de récents actes de kidnnaping perpétrés récemment contre des enfants, le porte-parole a relevé une baisse consdérable de ces cas pour les mois de septembre, octobre et novembre 2006 et 2007.

151 cas ont été enregistrés pour les mois de septembre, octobre et novembre 2006 contre 31 du 1er septembre au 15 novembre 2007, a souligné Fred Blaise, faisant part de la détermination de la police nationale et de la UNPOL à se battre pour l'établissement d'un climat de sécurité dans le pays.

Fred Blaise a d'un autre côté fécilité les policiers haïtiens notamment la cellule anti-kidnapping de la Direction Centrale de la Police Judiciaire qui est intervenu, a-t-il dit, ces dderniers mois avec plus de professionnalisme.

Ces progrès ont été enregistrée grâce aux efforts consentis par les responsables pour doter au fur et à mesure, l'institution policière de moyens adéquats en vue de l'aider à accomplir convenablement sa mission de protéger et servir.

M. Blaise a également souligné que les 300 noouveaux policiers de la Brigade d'Intervention Motorisée (BIM) sont appelés à se déployer rapidement dans n'importement quel zone pour rétablir l'ordre.

Il invite la population à continuer de collaborer avec les forces de l'ordre pour aider au rétablissement d'un climat sécuritaire dans le pays.

Sans les informations de la population, la tâche sera vraiment difficile pour la police, a dit M. Blaise.

AHP 15 novembre 2007 12:40 PM


Nouvelles du 14 novembre 2007

Le gagant du Prix Integrity de Transparency international devrait être connu cette semaine: Haïti parmi les pays finalistes avec le commissaire Claudy Gassant

Port-au-Prince, le 14 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Le gagnant du prix "Intégrité" de Transparency International (TI) devrait être connu cette semaine.

Et Haïti a été classée parmi les 4 finalistes, dans le cadre de ce " prix qui vise à féliciter et à encourager les pays déterminés à lutter contre la corruption.

Dans le cas où Haïti sortirait gagnante, c'est le chef du parquet de Port-au-prince, Claudy qui recevrait le prix de TI le 10 décembre prochain, à Berlin en Allemagne

M. Gassant est en tête de liste des personnalités engagées dans la lutte contre la corruption, les détournements de fonds et les trafics de toutes sortes, lancée en mai dernier par le présent René Préval.

Les engagements pris par le magistrat lui ont valu des attaques provenant de secteurs divers notamment de ceux qui se sont crus jusqu'ici au-dessus de toutes les lois

Questionné sur la possibilité qu'Haïti reçoive le prix de Transparenccy International, Claudy Gassant, a fait savoir que c'est déjà beaucouup que le pays figurent parmi les finalistes.

"C'est encourageant d'apprendre qu'Haïti fait partie des pays finalistes dans le cadre de la lutte contre la corruption puisqu'aucours de ces dernièeres années, notre pays a figuré au premier rang des pays les plus corrompus, s'est réjoui, le juge Gassant.

J'espère que ce ne sera pas la dernière fois que le travail des autorités haïtiennes sera reconnu, a dit le chef du parquet estimant qu'il est indispensable que tous les secteurs comprennent la nécessité de participer à cette lutte.

Le commissaire du gouvernement en a profité pour annoncer l'arrestation d'un présumé charlatan "docteur Napo" ainsi connu, pour usurpation de titre, association de malfaiteurs et usage de faux.

Selon Me Gassant, le "docteur" puisqu'il faut l'appeler ainsi, qui administre depuis lontemps des "médicaments"à des malades, n'a jamais été à aucune faculté de médecine et par conséquent, n'a jamais été diplômé.

Suite à des enquêtes menées à la faculté de Médecine de Port-au-Prince et au ministère de la Santé Publique, aucune trace de ce nom n'a été retrouvé dans les archives de ces institutions, a fait savoir Me Gassant, précisant que ce charlatan a avoué, au moment de son arrestation, que c'est un ami qui lui a fabriqué les diplômes qu'il expose dans sa clinique.

Une enquête est en cours pour chercher à savoir combien de victimes a fait "docteur Napo" et s'il existe d'autres situations de ce genre, a dit le commissaire qui appelle à la collaboration de la population.

AHP 14 novembre 2007  12:10 PM


Journée internationale du "tourisme responsable": une délégation de 23 touristes japonais en visite en Haïti

Port-au-Prince, le 14 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Une délégation de 23 touristes japonais séjourne en Haïti depuis le 12 novembre dans le cadre de la journée internationale  du "tourisme responsable"célébrée ce 14 novembre.

Les membres de la delégation qui ont visité plueiurs sites touristiques du pays, ont été reçusmercredi au P{arc de la canne-à-sucre à tabarre.

Ils se sont declarés surpris par les possibblités touristiques d'Haïti, tout en faisant savoir que cette visite leur permet de se défaire des pensées negatives qu'ils avaient d'Haïti, à partir de fausses informations publiées sur le pays.

Le directeur général du ministère haïtien du tourisme, Daniel Fouchard, s'est basé sur la présence de cette délégation pour démentir formellement les informations selon lesquelles Haïti n'est pas à même de recevoir des touristes.

M. Fouchard qui affirme reconnaitre l'existence de certaines faiblesses au niveau de l'infrastructure touristique a fait savoir que des dispositions sont à l'étude pour remédier à ce problème.

Daniel Fouchard a également annoncé l'adoption prochaine d'un plan de développement sur une période de 25 ans pour le tourisme national.

Il a attiré l'attention sur la nécessité pour ceux qui travaillent dans cette industrie d'acoomplir leur tache avec le sens de la responsabilité puisque cette industrie constitue a-t-il dit, l'avenir d'Haïti.

Nous avons un rôle vital à jouer dans les projets de "tourisme responsable" par la préservation de notre héritage culturel, de notre environnement et par un traitement correct des clients, a déclaré M. Fouchard.

AHP 14 novembre 2007  12:50 PM


Une trentaine de femmes et une centaine d'hommes incarcérés injustement respectivement à la prison de Pétion-Ville et au pénitencier national devraient être bientôt libérés

Port-au-Prince, le 14 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, le juge Claudy Gassant, a annoncé mardi la libération prochaine d'une trentaire de femmes de la prison de Petion-Ville et de plus d'une centaine d'autres du Pénitencier national.

Ces dispositions seront prises de concert avec les juges d'instruction, a déclaré Me Gassant, faisant savoir que 2 femmes dont une malade du Sida ont été libérées mardi pour des raisons humanitaires.

Un point fixe a été mis en place à la prison pour femmes de Pétion-Ville en vue d'une analyse assidue des dossiers. Environ 28 adolescentes ont déjà été découvertes dans les registres de ce centre carcéral, a-t-il fait savoir.

Ces mineures devraient être sous peu remises en liberté après analyse de leurs dossiers, a dit le commissaire.

Ces dispositions sont envisagées dans le cadre des efforts visant à décongestionner les centres carcéraux du pays, tout en faisant justice à tous ceux et à toutes celles qui croupissent injustement et arbitrairement derrière les barreaux.

Parallèlement, des responsables d'organisations de défense de droits humains basées aux Gonaïves ont dénoncé mercredi les mauvaises conditions de détention à la prison civile de cette ville.

Ils invitent les autorités compétentes à visiter cette prison pour se faire une idée claire de la situation.

AHP 14 novembre 2007  2:00 PM


Les premières unités du CESFRONT acusées de corruption remplacées à la frontière haïtiano-dominicaine part d'autres effectifs, mais le commandant est maintenu

Dajabon, le 14 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; L'Unité Militaire du Corps  Spécialisé dominicain de Sécurité Frontalière (CESFRONT), qui opérait à la frontière haïtiano-dominicaine a été relevée puis remplacée cettte semaine par d'autres effectifs du même corps.

Cette décision est intervenue suite aux dénonciations et accusations de corruption et de violation des droits des immigrants haïtiens portées contre l'unité incriminée du CESFRONT.

Lors d'une marche pacifique organisée la semaine dernière, des organisations de la société civile dont Solidarité Frontalactionsière ont dénoncé les exactions de cette unité.

Il existerait même des preuve de l'implication d'éléments du CESFRONT dans le trafic clandestin d'immigrants et dans des activités de contrebande

Les nouveaux effectifs sont arrivés du Sud de la République Dominicaine  et s'adonnent à des travaux de vigilance afin d'éviter le commerce de la drogue, le trafic d'immigrants, le trafic des armes à feu et la contrebande.

Le commandement des nouvelles troupes  est toujours à la charge du général Adriano Silvero Rodriguez et du colonel Lorezo Delgado.

AHP 14 novembre 2007  2:00 PM


L'Honorable professeur Montagnier rejette les resultats de "l'étude" de
Michael Worobey selon lesquels la propagation de la pandémie du sida aux Etats-Unis serait liée à la migration haïtienne


Port-au-Prince, le 14 novembre 2007 &endash;(AHP)- L'un des experts mondiaux dans la recherche sur la pandémie du sida, le pofesseur Luc Montagnier a affirmé mardi que le virus du syndrome d'immuno déficience acquise pourrait avoir été introduit en Haïti par le biais de touristes.

Participant à l'Université de Granada en Espagne, le professeur dont les propos ont été cités dans la dernière édition de l'hebdomadaire haïtien "Haïti en Marche" a rejeté ainsi la thèse avancée par le professeur Michael Worobey de l'Université d'Arizona, qui a tenté récemment de lier la migration haïtienne aux Etats-Unis à la propagation du VIH.

" Il est probable qu'un touriste américain de passage en Haïti ait contaminé des membres de la population, au lieu du phénomène inverse", a souligné Luc Montagnier.

Le chercheur et scientifique français a également fait savoir qu'il n'y avait pas d'haitiens contaminés au sein de la première vague haïtienne ayant émigré au Canada.

Les premiers cas de personnes infectées du Sida ont été détectées aux Etats-Unis en 1981 parmi la comunauuté homosexuelloe.

Le malade séropositif qui a pu introduire ce terrible fléau dans ce pays, a été identifié comme étant un marin canadien repondant au nom de Gaetan Dugas, avant que M. Norobey ait présenté les résultats de ses pseudo recherches rejetées par Luc Montagnier.

Le profeseur français l'un des premiers à avoir découvert le virus du sida, a assuré par ailleurs qu'un taitement sera bientiot trouvé.

" C'est une question de temps et d'argent, a-t-il expliqué.

AHP 14 novembre 2007  2:00 PM


Nouvelles du 13 novembre 2007

Contrôle des crèches et des orphelinats: le chef du Parquet de Port-au-prince annonce des mesures drastiques pour éradiquer le trafic et l'exploitation des enfants haïtiens


Port-au-Prince, le 13 novembre 2007 &endash;(AHP)- Le chef du parquet de Port-au-Prince, Me Claudy Gassant a fait savoir mardi que des mesures sont en train d'être adoptées en vue de limiter voire d'éradiquer l'exploitation et le trafic des enfants.

Haïti est accusée d'être parmi les pays les plus connus dans le domaine du trafic des enfants, à partir des pratiques de pseudo crèches et orphelinats fonctionnant dans le pays dont certains benéficieraient du support financier d'institutions étrangères.

Dans le cadre de la lutte visant à freiner ces abus, le commissaire du gouvernement a annoncé l'arrestation d'un certain Saint-Vistal, responsable d'un pseudo orphelinat qui fonctionnait às Cité de Dieu, un quartier populaire du Sud de la capitale.

La quarantaine d'enfants découverts lors de cette opération ont été remis au ministère des Affaires sociales, a-t-il fait savoir.

Saint-Vistal est accusé d'avoir abusé sexuellement de plusieurs des enfants qu'il avait sous sa responsabilité dont une filtete de 12 ans tombée enceinte à deux reprises après avoir été soumise à plusieurs avortements.

Me Gassant dit craindre que cet individu soit remis en liberté après la liberation d'un autre responsable d'orphelinat arrêté pour abus sexuels contre 2 petits garcons à Delmas.

Selon des sources dignes de foi, des personalités et des institutions connues seraient impliquées dans le trafic déshonorant des enfants.

" Ils sont arrachés de façon abusive de leur famille pour être placés dans des maisons, la plupart du temps dans des quartiers retirés, On les garde là jusqu'à un certain âge avant d'être envoyés "travailler" en Amerique, en Europe ou en Asie", a indiqué un responsable d'ONG, soulignant que si certains orphelinats accompllissent un travail humanitaire, d'autres par contre ne sont que des centres de corruption.

AHP 13 novembre 2007 6:30 PM


Dossier corruption au CNE: un ancien ministre des travaux publics sous le régime intérimaire serait frappé d'interdiction de départ; d'actuels ministres et parlementaires accusés d'implication dans la faillite du CNE

Port-au-Prince, le 13 novembre 2007 &endash;(AHP)- Un ancien ministre des travaux publics, transport et communication, Fritz Adrien, serait frappé d'interdiction de départ dans le cadre de l'opération de liquidation du matériel du conseil national des équipements.

M. Adrien est accusé par des parlementaires d'avoir joué un rôle de premier plan dans la mise en faillite de cette institution créée en 1997 et qui avait été profondément impliqué dans la réparation et l'entretien de routes à travers le pays.

Des tracteurs, des bulldozers et d'autres importants équipements ont été cédés sous la rubrique ''ferrailles"avec le support de la cour des comptes.

Des parlementaires qui ont appelé à la mise en mouvement de l'action publique contre tous les individus impliqués dans ce dossier, pressent M. Adrien de fournir des explications sur les accusations dont il fait l'objet.

9 individus dont 4 de la cour des comptes, 2 du CNE et 1 de la DGI ont été auditionnnés une nouvelle fois ce mardi dans le cadre de cette affaire.

6 de ces personnnes dont le Directeur général du CNE, Alex Lorquet, pouraient être retenues, selon des sources judiciaires.

Les accusations fusent de toutes parts et les noms de personnalités haut placées sont cités dans l'affaire CNE. On parle de centaines de milliers de dollars du CNE qui auraient été en possession de citoyens devenus aujourd'hui parlementaires et dont les traces n'auraient pas été retrouvées, Alors que des sénateurs accusent l'actuel ministre des travaux publics d'avoir empoché plus de 200.000 gourdes par mois à titre de consultant au Conseil national des équipements sous l'ancien régime.

Des parlementaires ayant participé mardi soir à une rencontre avec le président Préval ont rapporté que ce dernier est en faveur de la mise en mouvement de l'action publique contre tous les individus accusés d'implication dans la dilapidation des biens du CNE.

AHP 13 novembre 2007 6:30 PM


Les activités agricoles au point mort dans la localité de 2ème Plaine: les habitants menacent de gagner la mer ou de prendre le chemin des bateys, si l'Etat ne rend pas fonctionnel leur système d'irigation

Port-au-Prince, le 13 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Le président de l'Association des Irriguants de Deuxième Plaine (section communale de Petit-Goâve), Félix Vilcéron, a accusé mardi les autorités gouvernementales de ne rien faire pour encourager les activités agricoles dans cette région.

Félix Vilcéron a fait ces déclarations lors d'une rencontre au parlement avec des sénateurs.

"Je ne comprend pas pourquoi les autorités refusent de débloquer des fonds pour rendre fonctionnel le système d'irrigation avec les 3 pompes dont dispose déjà cette localité et dont chacun peut fournir 200 litres d'eau à la seconde", a déploré M. Vilcéron.

Les raisons avancées, a-t-il dit, par les responsables du ministère de l'Agriculture ne tiennent pas, à savoir que l'Etat n'a pas de moyens financiers pour procéder à l'achèvement des canaux secondaires et tertiaires, au drainage, au curage et à l'octroi de crédit agricole.

Félix Vilcéron appelle les responsables à comprendre la nécessité d'intervenir rapidement sur ce dossier pour aider à l'amélioration des conditions de vie des paysans et éviter leur départ vers les bateys de la République dominicaine et vers d'autres pays à bord d'embarcations de fortune, en quête d'un mieux-être.

"Si rien n'est fait, les paysans de 2ème Plaine n'auront pas d'autres choix que les voyages clandestins, a-t-il prévenu.

Le sénateur Jean Hector Anacacis, a lui aussi critiqué les responsables du Ministère de l'Agriculture pour n'avoir rien fait, a-t-il dit, en faveur des habitants de cete région.

"On n'a besoin que de 4.100.000 gourdes pour lancer les opérations agricoles, a fait savoir M. Anacacis, soulignant qu'il ne s'agirait pas d'investissement à fonds perdus mais qui aiderait à la survie des paysans.

Il a promis d'agiter ce dossier pour chercher à le débloquer .

AHP 13 novembre 2007 1:45 PM


La CTH informe avoir soumis deux noms au présiddent de la République dans le cadre de la formation du nouveau conseil électoral provisoire

Port-au-Prince, le 13 novembre 2007- (AHP)- Le secrétaire général de la Confédération des Travailleurs haïtiens (CTH) a fait savoir mardi que l'Eexécutif avait engagé des discussions avec les responsables de cette Centrale syndicale en vue de la formation du nouveau conseil électoral provisoire.

Le mandat de l'ancien conseil dirigé par Max Mathurin est caduc depuis la réalisation des municipales et locales. Et 3 de ses membres dont le représentant du secteur des Affaires, François Benoit, ont des contentieux avec la justice dans le cadre de leur gestion des fonds qui avaient été alloués au CEP.

Le secteur privé aurait tenté de désignér malgré tout son ancien représentant dans le futur organisme életoral.

Paul Loulou Chéry a annoncé que la CTH a soumis deux noms au chef de l'Etat. Il en a profité pour dénoncer les manoeuvres de certains secteurs qui cherchent, a-t-il dit, à barrer la route au représentant de son orrganisation au sein du prochain conseil.

M. Chéry appelle le président Préval à procéder dans le meilleur délai à la nomination de nouveau CEP afin que les élections indirectes et celles devant favoriser le renouvellement du tiers du Sénat puissent être réalisées dans le meileur délai.

L'ancien Conseil formé sous le régime intérimaire de Gérard Latortue était composé presqu'exclusivement de representants de partis politiques et d'organisations de l'ancienne opposition au gouvernement Aristide. Ce qui lui avait valu l'étiquette d'organisme électoral partial.

Deux nombreuses voix se sont élevées pour réclamer la formation d'un conseil équilibré avec des représentants de secteurs divers.

AHP 13 novembre 2007 6:30 PM


Nouvelles du
12 novembre 2007
Le directeur général des douanes réaffirme la détermination de son institution de contraindre les contrebandiers à se remetre dans la légalité

Port-au-Prince, le 12 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Le directeur général des douanes, Jean Jacques Valentin, a annoncé ce lundi l'adoption de mesures drastiques pour contraindre les contrebandiers à mettre un terme à leurs pratiques frauduleuses.

Il nous faut gagner cette bataille qui tend à détruire le pays, a déclaré M. Valentin, attirant l'attention sur le fait que les produits les plus nocifs peuvent être introduits dans le pays via la contrebande, à savoir des produits alimentaires ou médicaments avariés, de la drogue, des armes..., a-t-il souligné.

L'Administration Générale des Douanes (AGD) et la Direction Générale des Impôts (DGI) doivent coûte que coûte atteindre les prévisions de recettes de 30 milliards de gourdes faites par l'Etat pour la nouvelle année fiscale , a déclaré M. Valentin.

Il a fait savoir que ce sont ces fonds qui doivent permettre à l'Etat de trouver les moyens pour améliorer les conditions de vie de la population qui croupit dans la misère et la crasse.

Même si de gros commerçants ont commencé à se secouer depuis les nouvelles mesures adoptées par les autorités dans le cadre de la lutte contre la coontrebande et la corruption en général, ce sont plusieurs centaines de millions de gourdes qui restent impayées jusqu'ici, selon des sources dignes de foi.

13 containers ont été saisis récemment par l'AGD et deux individus arrêtés, dans le cadre de cette lutte, a fait savoir M. Valentin, réaffirmannt que que son institution est déterminée à aller jusqu'au bout dans ses démarches visant à conraindre les contrebandiers à se remettre dans le droit chemin.

La contrebande est considérée comme un crime au même titre que le trafic de la drogue et des actes de terreur et les contrebandiers sont considérés comme les ennemis des populations.

AHP 12 novembre 2007 1:45 PM


Des parlementaires appellent à la mise en mouvement de l'action publique contre ceux ayant contribué au dysfonctionnementdu CNE et du Service Plus

Port-au-Prince, le 12 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Le député de la 3è circonscription de Port-au-Prince, Jean Clédor Myril, a appelé ce lundi les autorités à mettre l'action publique en mouvement contre tous ceux qui ont contribué au dysfonctionnement du Centre National des Equipements (CNE) et de la compagnie de Transport en commun " Service Plus ".

M. Myril a fait ces déclarations lors d'une visite d'évaluation d'une dizaine de parlementaires au local du CNE créé en 1997 lors du premier mandat de René Préval comme chef de l'Etat.

Cette visite s'effectue dans la perspective de la ratification par le parlement d'un accord de prêts de 50 millions de dollars américains, pour l'acquisition de matériel, en vue de relancement des activités dans ces institutions.

C'est inadmissible que des gens décident de dilapider des biens de l'Etat sans être poursuivis pour qu'ils répondent de leurs actions, s'est indigné le parlementaire se félicitant de l'audition ce lundi de Alex Lorquet, l'ex-directeur de cette compagnie par le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Claudy Gassant.

Il appelle également à une prise en charge des engins endommagés et qui peuvent être réparés, ce qui permettrait a-t-il expliqué, de réduire le nombre d'équipements à acheter par l'Etat haïtien.

Nous comptons mettre des balises pour éviter la répétition de pareille situation, a dit M. Myril.

Le député Limongi Jean a dit lui aussi attendre des explications claires sur cette affaire avant de voter l'accord de prêts y relatif.

Le mode de gestion des nouveaux équipements doit être clairement défini avant leur acquisition, a estimé M. Limongi.

De son côté, le député de Pétion-Ville, Steven Benoît, a estimé obligatoire que les ministres de l'économie et des finances et des Travaux Publics respectivement Daniel Dorsainvil et Frantz Verella, se présentent au parlement pour fournir des explications à la population sur leur gestion de la chose publique.

Ce sont ces deux hommes qui ont fait récemment le dépôt de l'accord de prêt pour le CNE au parlement , a rappelé Steven Benoît plaidant en faveur de la mise en place d'un conseil de gestion sérieux et compétent des fonds qui vont être empruntés.

Le directeur administratif de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif, Maxon Etienne, a présenté ce lundi le rapport d'expertise réalisé sur le matériel du Centre National des Equipements (CNE).

Selon M. Etienne, ce travail a été acheminé aux instances concernées pour les suites nécessaires.

L'ancien responsable de dispatching du CNE et deux mécaniciens auraient déjà été arrêtés, dans le cadre de cette affaire.

Des équipements du CNE dont des tracteurs acquis de manière suspecte au cours de ces 3 dernières années se trouveraient encore possession de certains individus.

Un processus de remise d'equipemenrts mal acquis aurait été amorcé en cachette, ont fait savoir dees sources parlementaires.

Le CNE et la Compagnie Service Plus ont été rendus dysfonctionnels sous le régime intérimaire ayant hérité du pouvoir après le départ forcé du président Aristide.

Les routes du pays ont rarement été dans un tel état de délabrement qu'au cours de ces derniers mois.

A Port-au-Prince, la route de Frères en passe de se transformer en ravin sous les yeux des responsables des Travaux publics est assimilé à un exemple patent de démission au même titre que l'abandon de la capitale aux fatras sous les yeux des édiles.

AHP 12 novembre 2007 1:05 PM


Renouvellement du conseil exécutif de l'Université d'Etat d'Haïti en décembre: le conseil electoral dit souhaiter un nouveau depart pour cette structure

Port-au-Prince, le 12 novembre 2007- (AHP) La tenue d'élections en décembre prochain pour le renouvellement du conseil exécutif de l'Université d'Etat d'Haïti (UEH) constituera un nouveau départ dans le cadre de l'amélioration de cette structure d'Etat, a affirmé lundi, le président du comité chargé d'organiser ces élections, Ernst Joseph.

M. Joseph a fait savoir que tout est en train d'être mis en oeuvre pour la pleine réussite de ces joutes électorales car, a-t-il dit, le futur de l'UEH en dépend dans une large mesure.

Les sérieux problèmes auxquels fait face actuellement l'Université d'Etat appellent à un nouveau dynamisme au sein de l'équipe qui sera issue des prochaines élections, a souligné Ernst Joseph.

De son côté, le secrétaire de la commission de garantie électorale a affirmé que la mise de l'UEH sur les rails du développement passe par la résolution des problèmes de recrutement, de la capacité d'accueil et de budget auxquels elle est confrontée.

Le Dr Rodolph Malbranche dit espérer que ces grandes questions seront soulevées au cours des grands débats qui précéderont les compétitions électorales.

Les mécanismes de blocages qui existaient dans la charte électorale ont tous été supprimés de manière à garantir la réussite des élections.

Il a affirmé qu'au terme de trois tours d'élections au maximum il y aura un nouveau conseil exécutif la tête de l'Université qui prendra en main sa destinée.

Les responsables électoraux disent attendre des futurs dirigeants de l'UEH qu'ils lui permettent de redéfinir sa mission d'éclairer la société.

Ala veille des ces élections, de nombreux eetudiants ont fait savoir qu'il y a un urgent besoin d'opérer les changements à la tête de l'université.

Ils ont fait savoir que l'équipe dirigée par le recteur Pierre Marie paquiot n'a pas mené très loin.

Certains d'entre eux ont déploré que de nombreux étudiants aient eté entrainés, ces dernières annnées, comme des moutons de panurge et au profit d'intérêts occultes, dans des batailles politiciennes au nom d'un changement, d'une autonomie et des grands principes de respect de l'Université qui sont restés jusqu'ici lettres mortes.

AHP 12 novembre 2007 3 : 05 PM


Près de 100.000 citoyens haïtiens intègrent déjà le programme national d'alphabétisation

Port-au-Prince, le 12 novembre 2007-(AHP)-Le secrétaire d'Etat haitien à l'Alphabétisation, Carol Joseph, a fait savoir lundi que près de 100.000 citoyens haïtiens ont déjà intégré le programme d'alphabétisation depuis sa reprise au mois de septembre denier.

Carol Joseph qui s'est déclaré satisfait du déroulement du programme, a précisé les que les départements du Nord, du Sud-Est et de l'Ouest sont les plus sensibilisés jusqu'ici avec 45.000, 40.000 et 18.000 inscrits respectivement.

Il a cependant soulevé des problèmes rencontrés par les responsables dans le cadre de la réalisation du programme, soulignant antre autre, le manque de locaux pour loger les directions départementales de la secrétairerie d'Etat à l'alphabétisation.

AHP 12 novembre 2007 3 : 45 PM


Nouvelles du 8 novembre 2007
 Situation de tension au pénitencier national et libération de Fritz Brandt

Port-au-Prince, le 8 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Une situation de tension a régné jeudi, au penitencier national de Port-au-Prince quand plusieurs centaines de détenus se sont mis à minifester contre la décision des autorités pénitentiaires de transférer 3 prisonniers dont le nommé Toutou, tous trois condamnés à perpétuité, selon une source du pénitencier.

Les prisonniers auraient même tenté d'incendier la prison.

Les agents du pénitencier ont dû déployer beaucoup d'efforts pour éviter l'évasion de ces détenus qui avaient pris en otage un secouriste de la Croix-Rouge Haïtienne, selon cette même source.

Aucune déclaration officielle n'a jusqu'ici été faite par les autorités policières sur cette situation.

Plus d'une centaine de personnes dont l'industriel Fritz Patrick Louis Brandt, ont été libérées mercredi par les autorités judiciaires.

En revanche, un autre homme d'affaires, David Brandt devra se présenter devant le tribunal criminel.

Les deux hommes ont été incarcérés pour leur implication présumée dans des actes de corruption et de contrebande.

AHP 8 novembre 2007 2:35 PM


Organisation prochaine d'une conférence de haut niveau en Haïti sur la gestion des risques et des catastrophes naturelles

Port-au-Prince, le 8 novembre 2007 &endash;(AHP)&endash; Le ministre de l'Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, a annoncé ce jeudi l'organisation, du 14 au 16 novembre prochain, d'une conférence de haut niveau en Haïti, par l'Association des Etats de la Caraïbes (AEC), sur la gestion des risques et des catastrophes naturelles.

Selon M. Bien-Aimé, cette conférence est exptrêmement importante, en raison de la vulnérabilité d'Haïti dontla source ne se trouve pas seulement au niveau local mais également à l'échelle internationale, a-t-il dit.

Nous ne sommes pas responsables des changements climatiques et du rechauffement de la planète, a expliqué M. Bien-Aimé liant plutôt cette situation à la manière dont les pays développés exploitent leurs ressources.

Il est indispensable que l'on organise des campagnes de sensibilisation et de mobilisation au niveau local, a estimé M. Bien-Aimé qui dit croire que les pays développés ont également un devoir de solidarité en faveur des petits pays pour les aider à pallier ce problème.

Selon lui, cette rencontre offrira à Haïti l'opportunité de poursuivre ses réflexions sur des structures à mettre en place en vue de rendre moins vulnérable la situation, de créer des alliances et de sensibiliser le monde entier sur les conséquences néfastes de la mauvaise utilisation des ressources.

Pour sa part, le chef de cabinet du ministère des affaires étangères, Anthony Dessources, a estimé que cette conférence constitue une occasion nette pour redorer le blason d'Haïti en permettant probablement à des investisseurs potentiels de revenir dans ce pays.

Selon M. Dessources, le gouvernement haïtien va débloquer un montant de 190,000 dollars américains pour la réalisation de cette première conférence de haut niveau.

Les dernières tempêtes tropicales ayant frappé Haïti ont occasionné des pertes énormes en vies humaines et causé des dégâts matériels considérables.

AHP 8 novembre 2007 1:15 PM


Nouvelles du 22 octobre 2007


Pas de place pour la guerre, Monseigneur!!!

Les réactions se multiplient suite à l'appel lancé le 17 octobre par le président René Préval en faveur d'un remaniement de la constitution de 1987.

Le chef de l'Etat affirmait entre autres que les trop nombreuses contradictions qui pavent la constitution en faisaient une source d'instabilité.

Certains secteurs, tout en estimant que la constitution mérite d'être amendée, croient cependant que tout devrait être décidé à partir d'un consensus entre différents secteurs et à partir de la voie tracée par la constitution elle-même.

"Nous sommes pour l'amendement de certains articles mais contre l'idée d'une nouvelle constitution....."

"Si le président avait l'intention de changer la constitution, il pourrait se retrouver bien seul ".

D'autres secteurs par contre, affirment qu'il n'est pas question de toucher à la constitution, estimant que le président René Préval rumine un projet anti-démocratique.

"Pourquoi est-il si presssé soudain? pourquoi n'avait-il pas suggéré l'amendement de la constitution lors de sa première présidence entre 1996 et 2001?".

Au parlement, plusieurs députés affirment que ce n'est pas tant l'appel du président Préval en faveur d'un remaniement de la constitution qui dérange. Il faut trouver les vraies raisons ailleurs, car les nerfs étaient dejà à fleur de peau: lutte contre la corruption, dossier électoral, contentieux du CEP 2005....

Mais la réaction la plus virulente émane d'un évêque, celui de Jacmel, Mgr Guire Poulard qui accuse le président de vouloir faire la guerre à la constitution.

Monseigneur semble être contre tout: pas question de renvoyer la constitution de 1987 qui comporte d'importants garde-fous." Je ne dis pas non plus que je suis pour un amendement", lance-t-il encore, accusant implicitement le président Préval de vouloir faire comme Duvalier pour avoir la stabilité.

Le président a-t-il été clair dans ses déclarations. A-t-il vraiment dit ce qu'il souhaite. Ses déclarations sont-elles confuses, sibyllines?.

En tout cas, le ministre chargé d'harmoniser les relations entre l'exécutif et le parlement, Joseph Jasmin, a fait savoir que le president n'a pas à souhaiter.

Ayant constaté une situation de malaise, il relance les débats sur le dossier constitutionnel. Et c'est à partir des fruits de ces débats, qu'on saura ce qu'il y a lieu de faire.

Il a dit comprendre l'émotion et l'énervement contenus dans certaines déclarations, étant donné l'importance de la question. "Mais, il n'y a aucune place pour une quelconque guerre", a-t-ilo souligné.

Aujourd'hui, le pays se remet lentement d'une période difficile sur tous les plans à la suite d'expériences douloureuses, d'égarements et de fourvoiements sur des voies inconstitutionnelles.

Aujourd'hui, le pays a besoin de toutes les têtes et de tous les bras pour se reconstruire.

L'Eglise semble être tellement consciente de la situation qu'elle a lancé un rassemblement pour le 8 décembre en vue de reconfier Haïti à Notre-dame, "celle qui a sauvé Haïti de la petite vérole".

D'aucuns croient que les récents propos de l'Evêque de Jacmel agitant le spectre de la guerre et de l'assassinat sont mal venus dans le présent contexte et sont plutôt de nature à jeter de l'huile sur le feu comme certaines de ces déclarations en ont jeté lorsqu'il a appuyé le mouvement GNB en 2004, mouvement qui a fait régressser le pays.

Comment croit-on pouvoir appeler les gens à la prière, à l'unité et la réconcliation et inviter en même temps à l'excitation.

Beaucoup disent se souvenir que le temps des croisades est révolu depuis le moyen-âge et qu'il n'y a plus d'expéditions pour les croisés.

Après avoir râté des occasions en or de voler au-dessus de la mêlée, d'empêcher le pays de sombrer dans des situations catastrophiques, l'Eglise d'haïti doit pouvoir se reprendre, faire valoir l'autorité morale dont elle est censée disposer pour faire partie des solutions et non des problèmes.

Si un president, un premier ministre ou un ministre fait une déclaration, affiche un comportement ou pose un acte estimés contraires aux lois, il y a mille et un moyens d'exprimer son désaccord, comme nombre de leaders l'ont fait suite aux déclarations du président.

Pas besoin de recourir à des mots qui suggèrent la violence et la division...

L'histoire récente est là pour prouver qu'on ne pourra jamais refouler le pays dans la période d'avant 1986.

Les régimes de facto, inconstitutionnels et putschistes qui ont cru pouvoir défier la légalité entre 1991 et 2006 ont eu l'existence bien fragile, en dépit de leurs méfaits.


Nouvelles du 25 septembre 2007

CEP/Mathurin: savoir se lever quand la table est desservie


Le mandat du Conseil électoral ayant organisé les présidentielles et les législatives 2006 est échu, selon le décret du régime intérimaire Latortue qui l'a nommé.

Ce qui signifie en termes clairs que ce conseil n'existe plus et qu'il fait partie du passé.

Cependant, la caducité du CEP post 29 février 2004 (date du départ forcé d'Aristide) correspond à une échéance constitutionnelle: l'organisation d'élections avant la fin de l'année pour renouveler le tiers du sénat en vue de la rentrée parlementaire de janvier 2008.

En l'absence du Conseil électoral permanent attendu depuis 1987, l'ancien organisme présidé par Max Mathurin ou plutôt 6 de ses membres tentent de rester en selle.

Leur objectif: tout faire pour organiser les sénatoriales partielles.

Des sénateurs et des députés issus de secteurs politiques ayant désigné les membres de l''organisme électoral caduc, invitent ces derniers au parlement, ou leur rendent visite au local du CEP comme s'ils pouvaient ainsi leur donner on ne sait quelle légitimité.

Parallèlement, les déclarations de parlementaires et de responsables de la société civile se multiplient: "seul le CEP caduc a l'expertise nécessaire pour organiser lesdites élections".

"Si ces elections ne sont pas organisées avant la fin de l'année, le pays va sombrer. Il faut tout faire pour éviter le dysfonctionnement du sénat et un vide institutionnel".

En réalité, si le tiers des sénateurs n'est pas renouvelé avant la fin de l'année commme ce sera vraisemblablement le cas, le sénat aura provisoirement un effectif de 19 membres sur 30, en tenant compte du cas du sénateur Noel Emmanuel Limage tué dans un accident de la route.

Il n'y a pas que des anciens conseillers électoraux provisoires qui veuillent être permanents. L'ancien directeur général du CEP, Jacques Bernard qui avait quitté le pays à la cloche de bois sans attendre la publication des résultats des municipales et locales, ni présenter un rappport sur sa gestion, fait une réapparition soudaine.

M. Bernard qui a fait, à tort ou à raison, l'objet de graves accusations de fraudes électorales, notamment avec le scandale des procès-verbaux et des bulletins de votes du candidat Préval jetés dans une décharge publique dans la localité de Thuittier (nord de la capitale), a pu obtenir de ses proches qu'ils lui organisent une rencontre et l'acccompagnent au sénat dans la perspective de son retour à la direction générale du CEP, au grand dam de l'ancien conseiller François Benoit qui commençait à s'habituer à ce poste comme directeur général ai.

Toutefois, d'autres sons de cloches se font entendre. Des députés et des sénateurs affirment que l'on ne peut pas vouloir utiliser un instrument illégal et dysfonctionnel sous prétexte de vouloir rester dans le cadre de la constitution.

En effet, des accusations de corruption et de détournement de fonds pèsent sur au moins 3 anciens conseillers qui se seraient livrés à des dépenses injustifiables notamment lors de voyages à l'étranger.

Pire, le talon d'achille de ce CEP se trouve en son sein même. Les accusations de corruption sont portées par deux conseillers électoraux qui ont d'ailleurs deposé plainte par-devant la Cour des Comptes et l'Unité de lutte contre la corruption (ULCC) contre 3 de leurs collègues.

L'ULCC a publié les résultats de son enquête. Le président de l'ancien CEP Max Mathurin a été interrogé vendredi au Parquet et les auditions devraient se poursuivre cette semaine autour des évidences de fraudes qui seraient contenues dans le rapport.

Il faut dire que dès sa création, ledit CEP a posé problème: la quasi-totalité de ses membres sont issus d'un seul et même secteur, un secteur ouvertement hostile à l'ancien gouvernement Aristide qu'ils ont combatttu, un conseil dont on dit quil a été formé dans l'objectif d'annhiler toute possibilité de représentation d'un certain secteur politique au parlement.

La première conseillere à avoir tenté de relever la tête face face à ce qu'on a appelé l'operation sens unique du CEP 2005/2006, Feue Roselor Julien, première représentante de l'Eglise catholique, a éte forcée de démissionner et réduite ainsi au silence pour avoir denoncé des opérations suspectes.

La situation était devenue si intenable que 3 conseillers dont le remplaçant de Mme Julien, en sont arrivés à se démarquer de façon radicale de la logique de fonctionnnement des 6 autres collègues. Comme conséquence, ces derniers ont eté mis au rancart et menacés de sanction s'ils s'obstinaient à faire des accusations publiques.

Le CEP aujourd'hui caduc a été accusé de travailler en faveur d'un secteur déterminé.

De fait, dit-on, si la victoire de René Préval a été arrachée au prix de manifestations monstre et d'un innocent bain de votants à "Montana Beach", beaucoup affirment que pour les légistatives, le découpage avait été décidé à l'avance: chacun son pourcentage.

Aujourd'hui, on se demande pourquoi le CEP Mathurin, une institution éclatée et trainée devant la justice, s'obstine à vouloir organiser les prochaines élections, pourquoi des secteurs font-ils du lobby pour imposer un conseil caduc. Quelle garantie ce CEP a-t-il encore donné et à qui? Qui cherche à dominer le sénat de bout en bout et pour faire quoi?

Y aurait-il des choses que l'on veut tenir cachées, y a-t-il des gens qui veulent se réfugier derrrière une certaine immunité ?.

Si les anciens conseillers électoraux doivent savoir quand la table est desservie pour se lever, l'exécutif quant à lui, n'a pas le droit de rester silencieux. Il doit faire part de sa stratégie dans le cadre des élections pour renouveler le tiers du sénat, en l'absence d'un conseil permanent.



Nouvelles du 22 août 2007
Haïti/Justice: Claudy Gassant pas vraiment chanceux!

Les autorités judiciaires font face à une levée de boucliers suite à l'incarcération de certains hommes d'affaires et à l'annonce de nouvelles convocations pour obtenir, dit-on, des informations et des explications dans le cadre de la campagne anti-corruption.

Des hommes politiques et des parlementaires élèvent la voix depuis le début de la semaine pour critiquer les récentes mesures du parquet qui vient de convoquer un ancien président de la chambre de commerce et d'industrie d'Haïti (CCIH), Réginald Boulos et pour dénoncer la gestion jugée légère du dossier des businessmen pour lesquels des traitements spéciaux sont réclamés.

Des parlementaires accusent même certaines pertsonnnalités de vouloir entrainer le président René Préval dans un labirynte en prenant des dispositions susceptibles, selon eux, de mettre à mal la politique de reconciliation et d'apaisement du gouvernement.

A la veille de la convocation de M. Boulos, la commmission justice du Sénat presidée par le senateur Youri Latortue, a convoqué le ministre de la justice René Magloire, en lui faisant injonction de se présenter avec le commisaire Claudy Gassant, l'auteur des convocations qui posent problèmes, pour être questionné justement sur les convocations ou invitations adressées aux hommes d'affaires.

La Constitution ne donnant pas cette prérogative aux sénateurs, le chef du parquet ne s'est pas présenté devant les membres de la commmission justice et irrite certains d'entre eux...

Claudy Gassant accusé de vouloir briser l'harmonie ambiante et de mettre l'autorité de l'Etat en danger, n'est pas beaucoup chanceux, car en réaliité, il ne fait qu'appliquer une politique gouvernementale annoncée à haute et intelligible voix en mai dernier par le président René Préval, politique applaudiue des deux mains par les différents secteurs du pays.

Le commissaire pointé aujourd'hui du doigt pour être à l'avant garde de l'application de cette politique, n'est réellement pas chanceux, puis que ce n'est pas la première fois que ça lui arrive.

En 2001, sous le gouvernement Aristide, quand en tant que juge d'instruction, il voulait convoquer et interroger certaines personnalités dans le contexte de l'asssassinat du PDG de radio haïti Inter, Jean Leopold Dominique, il affirmait avoir été l'objet de persécutions et obligé de s'exiler avant d'être pris en charge à l'étranger par des secteurs proches de ceux qui le diabolisent aujourd'hui, dans le cadre d'une campagne d'explication sur le " blocage de la justice en Haïti".

Il était alors perçu comme un héro, au point que 6 ans plus tard le président Préval l'a presenté comme un ancien exilé politique, lors du lancement la semaine dernière de la commisssion dite d'appui aux enquêtes judiciaires sur des cas d'assasswinat de journalistes.

Le juge Gassant n'est pas vraiment chanceux!

Beaucoup de gens critiquent la politique de deux poids deux mesures pratiquée, selon eux, dans le cadre de la lutte contre la corruption.

Déjà, au début de l'affaire Franck Ciné, actionnaire majoritaire de la Socabank et PDG de la compagnie de téléphonie mobile Haitel, beaucoup se demandaient pourquoi cet empressement à le faire écrouer, alors qu'il n'y a aucune évidence de son implication réelle dans la failite présumée de la Soca, alors que des secteurs évoquaient ds possibiitlites de règlements de compte.

Cependant, beaucoup ne s'étaient pas sentis concernés.

La Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH) afffirmait même ne pas vouloir interférer dans le dossier et que c'était à la justice de trancher.

Même quand le président affirmait par la suite que ce n'etait pas le PDG de la Haitel qui était emprisonnné mais que le tour de celui-ci viendrait sous peu, là encore certains n'étaient toujours pas concernés. Et flatteurs même d'applaudir, jusque dans les rangs de parlementaires qui semblent vouloir aujourd'hui une amnistie limitée.

La justice doit être juste et impartiale. On doit la dénoncer avec une rigueur égale quand elle prend des décisions abusives contre un secteur ou un autre: hommes politiques, hommes d'affaires, militants de droits de l'homme ou simples citoyens enlevés ou ecroués... à vie pour leurs convictions politiques.

Si chaque catégorie sociale veut d'une petite politique judiciaire rien que pour elle, et si les Haïtiens refusent de taire les vielles querelles politiciennes et les vieux réflexes GNBistes contre chimères, la justice ne fera un seul pas en avant et le pays est condamné à marquer des pas.

Il faut auussi que toute la société se convainque de cette réálité: toute société démocratique est régie par des lois. Ce qui implique une justice à une seule vitesse pour tous, des richesses pour tous, des droits, des devoirs et un pays pour tous.


Reviser les stratégies


Après toute grande bataille électorale, dans tout pays démocratique ou qui aspire à l'être, ceux qui n'ont pas gagné, prennent le temps de réfléchir, font une évaluation de leur stratégie avant de reprendre la lutte, mais ne se lancent pas aussitôt dans l'opposition aveugle ou destructrice.

Les démocrates américains n'avaient-ils pas décidé de donner une chance à leur pays en l'an 2000, à la suite du verdict de la Cour suprême en dépit du fait que, eux, ils avaient au moins de bonnes raisons pour continuer de protester.

Les libéraux canadiens de Paul Martin n'ont-ils pas accepté le mois dernier le verdict des urnes en faveur des conservateurs de Stephen Harper malgré la victoire étriquée de ces derniers.

S'il y a aujourd'hui une chose que les partis politiques, tous secteurs confondus, doivent tirer commme leçon des dernières présidentielles, c'est que la stratégie utilisée au cours de ces 2 dernières années pour arriver au pouvoir ou pour garder le pouvoir, democratiquement parlant bien entendu, était mauvaise.

Les prédicateurs, les évangélistes en dépit de leur nombre et de leurs grands moyens ont prêché dans le désert. Ils ont semé au bord de la mer. Ils n'ont pas réusssi l'opération "lavage de cerveaux".

La parole portée n'a pas atteint son but, mais a plutôt produit des effets contraires à ceux escomptés.

Les discours encourageant une catégorie d'Haïtiens à mépriser, exclure, bannir d'autres catégories d'haïtiens, à les considérer finalement comme des "chiens", ont échoué lamentablement, en raison de la trop grande démesure.

De nombreux citoyens connus ou considérés pourtant comme de grands intellectuels se sont prêtés malheureusement, tout au cours de ces deux dernières années et jusque pendant la campagne électorale, à cette opération tous azimuts de diffamation, d'injures, de "character assassination", interprétant, naturellement de façon négative, jusqu'à la façon de marcher des gens qu'ils n'aiment pas ou qui ne partagent pas leurs points de vue.

L'excès dans le mensonge discrédite, dit-on.

Des démarches et des campagnes du même genre, on peut les répéter 100 fois, 1000 fois, elles seront toujours vouées à l'échec un jour ou l'autre, tout comme celles visant à imposer l'idée que les citoyens des quartiers déshérités ou des gens d'un secteur politique sont les seuls responsables de tous les crimes, vols, kidnappings commis à travers le pays et de tous les autres maux.

Alors quoi d'étonnant qu'un matin du 7 févvrier 2006 on découvre que le boumerang s'est retourné contre ses lanceurs.

Il nous faut accepter d'oublier nos seuls petits intérêts, reviser nos stratégies pour contribuer à la construction d'un pays pour tous et où l'on n'ait pas peur de vivre.

Il nous faut pour cela divorcer entre autre d'avec la politique de deux poids 2 mesures.

Vastes tollés et accusations souvent gratuites dans le cas de certains crimes et forfaits mais silence de cemetière pour d'autres, comme s'il n'y a toujours eu qu'une seule catégorie de victimes ou comme si tout homme n'est plus un homme.

Comme si aussi tous les gens retrouvés assassinés et exécutés sommairement dans les quartiers populaires se seraient tous suicidés collectivement.

Il faut aussi divorcer d'avec cette tendance à menacer certaines catégories de la population de l'étiquette de violents quand elles décident de revendiquer ou de défendre leurs droits légitimes comme leurs votes par exemple.

Les haïtiens ont voté en masse le 7 février. Et comme chacun des 32 candidats pouvait avoir le toupet de revendiquer la majorité des plus de 2 millions de voix, la majorité a donc décidé de signer, de sceller ses votes en descendant massivement dans les rues pendant 4 jours face aux tergiversations du Conseil électoral.

La majorité a aussitôt été accusée d'avoir imposé la victoire par la violence alors que tous connaissent la vérité.

Il faudra bien sûr que nos institutions soient un jour suffisamment mûres et crédibles pour trancher quand la constitution est en danger de sorte qu'on n'aura plus besoin de recourir forcément à la rue, à chaque fois que le vote populaire est menacé, de sorte qu'on n'aura plus besoin de recourir aux pneus enflammmés, barricades de toutes sortes, jets de pierre et sabotage de la célébration du "bicentenaire de notre indépendance", quand nous voulons arriver à nos fins.

L'important aujourd'hui est que nous ayons une justice saine, une justice qui ne considère pas uniquement comme des assassins des adversaires politiques ou autres chefs de gangs et kidnappeurs de quartiers populaires, pendant que ceux qui prennent les armes contre la constitution sont traités comme des héros au point qu'ils n'ont aucune gêne à briguer des postes électifs.

L'important aussi est que ceux qui ont un mandat populaire pour diriger le pays ne croient pas avoir un chèque en blanc, ne se considèrent pas comme les maitres du pays et que leurs partisans ne croient pas avoir tous les droits.

Entre temps, ceux qui ne sentent pas que l'heure est à la construction d'un autre espace pour nos 8.5 millions de femmes et d'hommes et qui croient qu'ils peuvent toujours tenter de recourir à des manoeuvres déloyales ou à d'autres voies détournées pour arriver au pouvoir, il faudra dans ce cas qu'ils soient prêts à assumer leurs responsablités devant la nation et devant l'histoire.

Nous écrivions le 9 novembre 2003 dans l'éditorial" De quel pays venons-nous?

"Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous"..


Kidnapping: Une arrestation qui vient boulverser les données

L'arrestation la semaine dernière à Port-au-prince d'un citoyen haïtien de "bonne famille" pour implication présumée dans de nombreux cas de kidnapping notamment d'étrangers pourrait definitivement effacer le cliché qui veut que tous les cas d'enlèvements soient signés quartiers populaires.

Jusqu'à la semaine dernière, la formule toute faite à répeter était la suivante: "kidnapppé à Nazon, Pétion-ville, Cité Soleil ou Thomassin, direction Bel-Air".

Une formule, qui selon beaucoup, aurait pour vocation première de faire de la diversion, fourvoyer les enquêteurs et en même temps justifier et encourager les opérations musclées menées dans les quartiers populaires.

Cependant, des secteurs de la comunauté internationale ont fait savoir que la MINUSTHA devrait regarder aussi un peu plus près, si l'oobjectif est bien de combattre la violence et le phénomène du kidnapping.

Les haïtiens ont une une double question à laquelle il leur faut trouver réponse et un choix difficile mais lucide à faire.

Voulez-vous continuer à vous laisser berner et induire en erreur par des gens qui vous disent des choses que vous souhaitez entendre comme par exemple:les responsables de tous vos malheurs sont des personnes que vous n'avez jamais aimés....

Ou voulez-vous connaitre toute la vérité sur l'origine de vos malheurs, même quand ces malheurs pourraientt être issus de votre sein même?

L'arrestation le 23 juin dans les hauteurs de Thomassin d'un certain Jerry Narcius, si c'est effectivement son nom, devrait contribuer à désiller les yeux de plus d''un.

Cette arrestation a provoqué tout un tollé.

On a tout de suite entendu des gens réclamer de la porte-parole de la PNH qu'elle dise toute la vérité sur cet individu, qu'elle révèle par exemple son identité, commme on le fait d'habitude pour les quidams.

On a réclamé que l'individu soit connfié à la police et à la justice haïtienne. On a ensuite, le lendemain à l'Aéroport, accusé la mission onusiennne de vouloir soustraire le narcius à la poliice parce qu'il serait un de ses employés.

Mais de l'avis de proches de la minustha, la chose n'était pas aussi simple. En réalité, toute la question aurait été d'arriver à atteindre la Mission et du coup montrér que cettte institution qui a désormais tout contrôle sur le statut et le recrutement des policiers haïtiens, a aussi comme on dit chez nous " grenn Zanno ka òfèv et serait donc loin d'être blanche comme neige. Mais certainement pas.

La Mission a rejeté les accusations selon lesquelles Narcius travaillerait pour elle de même que les rumeurs selon lesquelles il serait de nationalité canadienne.

La force onuusienne a fait savoir que si elle a décidé de prendre en main le dossier c'est uniquement pour protéger l'individu qui est désomais une pièce importante dans le cadre de la lutte contre kiidnapping.

On le soupçonne même d'implication dans l'enlèvement de la montréalaise, Huguette Goulet.

Selon les informations, il aurait même déjà fait des revélations qui pourraient conduire à des gens du même milieu que lui et issus d'autres secteurs.... pas n'importe lesquels.

Comme consequence de ces derniers dévelopements dans le dossier du kidnaping, la MINUSTHA aurait reconnu désormais la nécesité de regarder aussi en direction des quartiers résidentiels.

Plusieurs de ces quartiers ont été passés au peigne finle week-end dernier par des policiers de la CIVPOL qui ont fait dans certains cas du porte-à-porte à la recherche de personnes enlevées dont la propriétaire d'un très grand hôitel de la capitale.

La porte-parole de la PNH a droit cette fois à des compliments pour des déclations qu'elle a faites récemment autour de la multiciplicité de secteurs impliqués dans le kidnapping. Des gens connus pour respectables et même de hauts gradés de la PNH ne sont pas à exclure, avait-elle confié..

Mais on se plaint ces dernierrs jours du fait que beaucoup de ceux qui ont éte arrêtés en rapport avec des actions louches, ont pu quitter le pays, alors que ce sont des sulbalternes qui sont écroués.

L'arrestation de Narciuus si elle ne fait pas tomber tous les masques, elle aura aura au moins permis une chose: découvrir l'hypocrisie, contourrner les faussses pistes et permettre à ceux qui veulent effectivement la fin de la violence en Haïti s'orienter vers les vraies pistes, celles qui mènent aux sources..

Parallèlement, la décision du conseil de sécurité de confier le contrôle de la police à la MINUSTHA n'a pas fait grand bruit officiellement du côté des autorités intérimaires et de la classe politique.

Il y a toutefois, des bougonnements en privé: Ce n'est pas ce que nous avions demandé. Ce n'est pas non plus ce qui nous avait été promis. On nous avait plutôt dit qu'on nous débarasserait "d'une dictature", a dit un leader, ajoutant: voilà qu'on nous prend tout comme si ceux qui nous dirigent aujourd'hui et nos institutions seraient des nullités absolues.

L'animateur d'une émission politique a dénoncé ce week-end l'indifférence des leaders politiques face à ce qu'il considère comme un affront de la part du conseil de sécurité. Et du coup, les élections à venir ne peuvent être soudain que" bouyi vide" (bidon).

Volà qui s'appelle récolter les fruits amers d'une grande folie.

29 février: un anniversaire gênant à célébrer...

...Il y a pratiquement 1 an aujourd'hui, que le président Jean Bertrand Aristide était contraint de quitter le pouvoir, sous la pression de certains pays de la communauté internationale qui affirmaient vouloir ainsi éviter un bain de sang.

Ce presssing a été exercé sur Aristide au moment où justement les rebelles, s'il faut les appeler ainsi, qui réunissaient, des anciens militaires, des membres du front de résistance des Gonaïves et autres attachés liés à l'ancienne opposition, hésitaient à marcher sur la capitale après avoir semé la terreur dans plusieurs autres villles du pays, notamment les Gonaïves, le Cap-haïtien, et Hinche où de nombreux membres de la population dont des policiers ont été tués et où de nombreux bureaux de l'Etat dont ceux de la DGI, de la douane, de l'APN, de l'ducation nationale et de la santé ont éte pillés et incendiés.

Mais l'ancienne opposition politique conduite par le groupe des 184 qui comprenait entre autres des institutioms du secteur des Affaires, des oganisations d'étudiants et de professurs, des mouvements paysans , des médias et des ONG des droits de l'hommme avaient alors ses objectifs qu'elle disait ou croyait justes: se debarrasser , disait-elle du tyran Aristide, faire fleurir les droits de l'homme, éradiquer la corruption, offrir au pays un nouveau contrat social qui favorise la reconciliation nationale et qui fasse entrer le pays dans une ère où il n'y ait plus de persécutions politiques, plus d'impunité et où les richesses du pays soient distibuées équitablemment.

Promesses on ne peut plus alléchantes au demeurant.

Si si ces promesses n'avaient pas l'air d'avoir ébranlé les grandes masses et une bonne partie de la classe moyenne qui sont restées attachées à Aristide, d'autres secteurs par contre ont été tentés, notamment une bonne partie du milieu estudiantin. Et l'on sait que lorsque les étudiants se mêlent d'une lutte, ça peut faire mal.

Et justement, le mouvement de l'ancienne opposition qui battait de l'aile jusque-là, allait être relancé à la faveur d'une attaque perpétrée par des individus violents le 5 décembre 2003 à la faculté des sciences humaines et à l'INAGHEI au cours de laquelle des étudiants ont reçu de graves blessures et le recteur de l'Université de l'état a eu les deux jambes fracturées.

Qui étaient exactement ces hommes qui s'en sont pris aux étudiants et au recteur. Qui a effectivement dirigé le commando et d'où est-il parti?

Peut-être, toute la verité éclatera un jour.

Toutefois, le 5 decembre 2003, le coupable était tout indiqué. Il ne pouvait être autre que le gouvernement Aristide, ce pelé, ce galeux....., la cause de tous les malheurs du pays.

Les choses ayant été perçues de cette manière, la filère estudiantine allait être exploitée au maximum.

De fait le 11 décembre, l'opposition à Aristide allait réaliser sa plus grande manifestation, une manifstation de plusieurs dizaines de milliers de personnes avec sutout la participation d'étudiants de facultés privées et et publiques, car tout le monde était furieux et avec raison. Et c'était la série qui débutait.

Rosemond Jean, un leader de la plateforme de l'ancienne opposition fera savoir mais bien plus tard que 120 millions de dollars avaient eté moblisées dans le cadre des diférents mouvements anti-Aristide, même s'il se plaindra d'avoir été traité en parent pauvre.

Mais... peu importe les stratégies et les moyens qui ont été utilisés, le mouvement politique des 184 avec en son sein un nombre important de médias a su orienter une bonne partie de l'opinion et revigorer une opposition politique jusque-là moribonde, même si les manifstations pro-Aristide ont toujours été de loin plus imposantes que celles de l'ancienne opposition.

Il faut dire aussi que tous les moyens étaient bons dans le cadre de cette lutte et des deux côtes": attaques pysiques, violences à l'arme à feu ou contondante, passage à tabac jusqu'à ce que mort s'en suive: il y a eu aussi, des histoires de menaces jamais vérifiées, des disparitions étranges et des retours tout auussi étranges ou encore des histoires d'utilisation de seringues par la police... des bébés déclarés calcinés sans même qu'ills aient existé, tout était permis même l'utilisation de pipi, de matières fécales ou de violentes manifstations le jour-même de la celébration du bicentenaire de l'independance.

Ce fut ensuite le retrait officiel de l'opposition politique pour laisser la place aus secteurs armés: FRAPH, anciens militaires et autres bandes.

Mais surprise! le 29 février, l'opposition est prise de court, elle apprend tout comme les partisans du pouvoir d'alors qu'Aristide avait eté emmené par des étrangers. Ils ne seront pas ceux qui nommeront les futurs dirigeants.

Pour la façade, le president de la Cour de Cassation est vite nommé. Et un prremier ministre non directement impliqué dans la lutte vint directement de Boca Raton. Une insulte qui reste aujoud'hui encore dans la gorge du groupe des 184.

Aujourd'hui 1 an après quel est le bilan?

Il a éte dressé d'abord par les secteurs qui ont enfanté ce pouvoir ou qui y sont représentés.

D'abord le groupe des 184 par la voix de son numéro 2 qui fait savoir que la situation s'est détériorée sous l'actuel gouvernement dans tous les domaines, que la corruption connait ses plus beaux jours et "qu'il y a une frustation générale à travers le pays".

Une autre composante de l'ancienne opposition réunissant une cinquantaine d'organisations dont le PADEM, MODEREH, MNP 28, Ranfò exige la démission du gouvernement intérimaire, estimant qu'il gère mal la chose publique, promeut l'impunité, fait augmenter l'insécurité, la vie chere, le chômage, la corruption... Une douzaine d'autres oganisations de la mouvance du 29 févrrier sont également à l'oeuvre pour trouver une alternative à Latortue.

La situation économique du pays, notamment celle des masses est des plus catastrophiques, de l'avis même des déçus. Partout c'est le désenchantement, notamment dans les rangs des étudiants dont de nombreux ont juré que jamais on ne les y prendrait plus. De nombreux citoyens ont quitté le pays par déception.

A Mapou, dans le Sud-est, lesw victimes des graves inondations d'avril vivent encore sous des tentes. Et les Gonaïviens qui ont perdu 3000 ds leurs lors des inondations meurtrières de septembre, attendent toujours une améloration de leurs conditions de vie... et surtout la relocalisation promise.

Cependant, l'une des actions d'éclat du gouvernement a éte d'exonérer le secteur des affaires de toute taxe avec en plus, d'autres avantages économiques. Il faut aussi mettre à son actif la création de nombreuses commissions, celle-ci pour gérer le dossier des militaires, celle-là pour fêter en 2005 le bicentenaire de 2004, ou encore des commmissons pour dédommager des victimes enregistrées parmi les Gnbistes ou pour faire la promotion du dialogue national.

Les membrees de ces commissions sont surtout recrutés, dit-on, parmi des leaders ou membres de l'ancienne opposition, ou des responsables d'ONG de droits de l'hommme actives par occasion.

On a également eu droit pour la première fois dans l'histoire du pays à toute une saga pour la nomination de 3 nouveaux ministres et d'un secrétaire d'Etat: des ministres nommés en route vers le palais national pour leur investititure mais qui apprennent en chemin qu'ils peuvent oublier ça.

Si le gouvernement peine à recevoir l'aide etrangère promise dans le cadre du CCI, ses mauvaises relations avec le groupe des 184 ne l'aident pas non plus dans la réalisation de la tâche qu'elle s'était fixée.

Certains secteurs de l'ancienne opposition déçus, dit-on, de ne pas pouvoir contrôler Latortue, auraient effectué des demarches chez qui l'on sait pour tenter de le faire partir.

Ce qui a été à la base d'une violente réacton de la part de Latortue, appelant les hommes et les femmes d'affaire à ne pas se mêler de politique et à faire ce qu'ils savent farre le mieux: le commmerce.

Et les choses devaient aller plus loin, la semaine dernière quand latortue a assimilé ceux qui veulent provoquer sa démission à des frustrés à qui il a refusé des monopoles ou qui ne peuvent plus continuer à voler.

Voilà le tableau que nous offrent nos dirigeants. mais il n'y a pas que ça, il y a eu aussi les scandales qui ont pavé les 12 premiers mois de l'après-Aristide: scandale de gaz, de riz, de primes de risques...

Entre temps, les anciens militaires qui ont fait la lutte aux côtés de l'opposition officielle continuent de defier le gouvernement. Ils occupent toujours la plupart de leurs posittions à travers le pays. Et ils ont toujours leurs armes, le désarmement dont on s'époustoufle à parler ne les concrrnant pas. L'un d'entre eux, "Grenn Sonnen" est allé jusqu'à promettre 3 millions de gourdes pour quiconque aiderait à arrêter le premier ministre. Sacré coup pour l'autorité de l'Etat.

Et puis, il y a la repression contre les partisans d'Aristide qui a atteint des proportions alarmantes. La police est accusée d'avoir formé des brigades tolérance Zéro pour perpétrer des exécutions sommaires.

Ainsi, de nombreux jeunes ont eté tués dans les quartiers populaires notamment au Bel-Air, au Fort national, à Village de Dieu.

Des gens arrêtes puis remis à la police, comme Jimmy Charles, sont retrouvés à la morgue criblés de balles. Certains sont tout bonnement présentés comme des bandits tués dans des échanges de tirs avec la police, même s'ils n'avaient pas d'armes.

Des journalistes ne sont pas exempts. Il y a eu tués et blessés comme Abdias Jean, des menaces de mort, des médias attaqués physiquement ou sous d'autres formes, des interpellations et des saisies de matériel.

Des organisations de défense de droits de l'homme et des groupes de pression hier encore très actifs son accusés de complicité directe ou indirecte.

C'est en effet, le responsable d'une organisation de droits de l'homme membre d'une de ces commissions gouvernementales citées plus haut, qui a fait la fameuse invention de "l'opération Bagdad" pour tenter, dit-on, de justifier la répression.

Et la MINUSTHA, cette mission mandatée par le conseil de sécurité pour stabiliser Haïti? Certains de ses soldats sont souvent accusés de complicité directe avec les policiers en couvrant leurs opérations dites de la mort dans les quartiers populaires, d'autres sont accusés de tolérance vis-a-vis de ceux qui sèment la mort au quotidien, en ne faisant rien pour secourir des personnes en danger, en promettant des enquêtes dont les résultats se font toujours attendre ou en menant ses raids de désarmement uniquement jusqu'ici dans les "favelas".

Voici, un état des lieux 1 an après le départ forcé d'Aristide fêté avec force champagne. Il n' y a rien là qui mérite d'être célébré, estiment nombre de ceux qui étaient à l'avant-garde du GNbiisme. C'est plutôt la désillution et le désenchantement le plus total , même si certaains secteurs pro-gouvernementaux hostiles à toute critique, tentent de voiler la honte en continuant de dire: même s'il n'est plus là depuis 12 mois, c'est toujours lui le responsable de ce qui nous arrive aujoud'hui et de ce qui nous arrivera demain.

C'est dans ce contexte d'intolérance, de jusqu'auboutisme et de haine que des élections sont en préparation, des élections qui seront realisées par un conseil électoral dont la plupart des membres sont issus de partis politiques qui vont aux élections...et en l'absence probable du parti Lavalas dont la plupart des responsables et cadres sont incarcérés pour des motifs politiques ou ont été contraints à l'exil.

Aristide a certainement commis ds erreurs, de graves erreurs, erreurs surtout d'avoir voulu contrôler tous les espaces de pouvoir, erreur d'avoir sous-estimé la capacité de nuisance de ses adversaires politiques de tous bords, en s'appuyant sur sa grande popularité, erreur d'avoir refusé de faire confiance à ceux qui étaient sincères et honnêtes pour se livrer pieds et mains liés dans les bras d'opportunistes qui ont exploité malhonnêtement leur position et qui se fondent aujourd'hui dans la nature, ni vus ni connus, quand ils ne sont pas parmi les pluus grands pourfendeurs de Lavalas.

Mais ces ereurs sont loin de pouvoir justifier ce qui s'est passé le 29 février 2004, au regard surtout de ce qui se passe aujourd'hui.

Après tous nos drames, toutes nos déceptions, toutes nos aventures sans lendemain, nous avons aujourd'hui pour devoir de comprendre que les solutions qui durent, sont celles qui respectent les lois et la constitution du pays et non les solutions cosmétiques qui ne peuvvent être que de nouvelles sources de problèmes.

Quand allons-nous comprendre que nous n'avons d'autre choix, si nous voulons laisser un héritage de dignité à nos fillles et à nos fils.

Le 7 novembre 2003, nous écrivions "Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous.

Pensons-y bien!




Nouvelles du 9 novembre 2003



De quel pays venons-nous?
 

Il est tout à fait normal de critiquer pour corriger. Nous avons le devoir de dénoncer les tares qui rongent notre société si nous voulons réellement qu'elle se transforme. 

Toutefois, je ne sais plus qui disait : Si les courtisans ne peuvent que contribuer à la perpétuation de statu quo, les cassandres, les alarmistes et les frustrés ne peuvent guère non plus faire avancer les choses. 

L'actuelle crise politique partie dont on ne sait quoi de réel, divise les Haïtiens, exacerbe les passions à un point tel que beaucoup ont perdu toute leur lucidité, n'ayant plus la capacité de distinguer le vrai du faux, la vérité du montage, la réalité des chimères. 

C'est le cas de se demander combien d'institutions et de personnalités jadis réputées crédibles, garderont encore des plumes après le dénouement de cette "crise", car il faudra bien qu'elle se termine un jour. 

Nous sommes tous aveuglés par la passion, oubliant même jusquà nos composantes, nos origines... notre nationalité.

De quel pays venons-nous? 

Question absurde, diront plus d'un, mais combien  prouvent qu'ils le savent vraiment au vu de leurs actes et comportements?  

Combien de fois nous sommes-nous surpris de nous réjouir des maux qui frappent Haïti, des critiques vraies ou fausses dont on l'accable?.Et combien de fois n'avons-nous pas contribué à alimenter la propagande nocive faite contre notre pays?. 

Les boat-people, les braceros, les gueux des rues, les "chimè" des bidonvilles, ce sont les autres, mais pas nous. Nous ne savons rien de  ces gens-là.

L'ironie, c'est que bien souvent, ceux qui tiennent de tels ldiscours, ceux qui se livrent à de tels dérapages sont justement ceux-là mêmes qui sont issus de la classe défavorisée.  

Mais de quel pays venons-nous?. 

Beaucoup d'entre nous trépignent d'une sotte joie à chaque fois que des étrangers lancent des flèches venimeuses, écrivent des inexactitudes sur Haïti ou sur les Haïtiens. 

Que nous importe! Ils parlent des Haïtiens mais pas de nous!  

Mais de quel pays venons-nous? 

Il me vient tout de suite à l'esprit ce classement de pays dits corrompus publié dans le magazine nommé "Tranparancy". 

Disons-le tout de suite : Il ne saurait être question de tenter de justifier des pratiques de corruption dans un pays, parce que ailleurs, il y a eu Enron, emplois fictifs et autre Baninter.  

Mais, il est pitoyable de voir combien notre réaction de joie a été démeusurée à l'annonce qu'Haïti a été inscrite sur la  première partie de la fameuse liste des " corrompus".  

Même si cela ne peut rien changer et même si la méthologie du travail de Transparency pourrait être sujette à questionnement, pourquoi avons-nous omis de dire que dans ce même classement il est également fait état de la dégradation de cette plaie qu'est  la corruption dans des pays comme les Etats-Unis, le Canada, le Luxembourg, Israël et que la France partage le 23è rang avec l'Espagne. 

Encore une autre attitude qui fait pitié: Alors que partout à travers le monde notamment en Afrique, en Europe et en Amérique, des centaines de milliers de gens vivent déjà à l'heure de 2004 qui marque les 200 ans de l'indépendance d'Haïti, estimant que c'est une fête qui dépasse les frontières d'Haïti, étant la fête de la liberté; alors que des centaines de milliers d'Haïtiens de la diaspora brûlent déjà de la fièvre 2004, certains d'entre nous en Haïti, dévorés par des passions politiciennes,  perdent la raison à un point tel qu'ils en arrivent à souhaiter l'échec, l'avortement de ce grand événement.

 Mais de quel pays venons-nous? 

Quel héritage de bassesse et de mesquinerie voulons-nous donc laisser à notre progéniture. rappelons-nous que nous n'aurons aucune chance de nous racheter puisqu'il y aura pas d'autre centenaire pour nous. 2104 ne nous appartient pas. 

Nous avons tendance à voir tout en noir, à vouloir tout chambarder parce nous ne sommes pas aux commandes. 

Et parce que nous ne sommes pas aux commandes, nous exigeons tout du secteur d'en face. Comme des va-t-en-guerre, on ne râte pas une occasion pour partir à l'asssaut. Et les moindres failles des  institutions de l'administration publique qui gémit sous le poids de dizaines de décennnies de corruption, sont alors dénoncées avec la dernière rigueur.

Pendant ce temps, on avale sans mot dire les services ô combien médiocres mais payés très chers, fournis par des institutions souvent cinquantenaires ou centenaires du secteur privé. 

Nous croyons avoir le droit de tout dire sur les autres et nous attendons toujours d'eux qu'ils se lient pieds et mains, qu'ils se cousent la bouche pour se laisser détruire. 

Et s'ils osent tenter de se défendre, nous les accusons alors de vouloir nous enlever notre liberté d'expression..... j'allais dire, notre liberté de destruction. 

"La parfaite raison fuit toute extrémité et veut que l'on soit sage avec sobriété". 

Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous.



Nouvelles du 4 avril 2003



Il y a trois ans ce jeudi 3 avril 2003 tombait sous des balles assassines le plus grand journaliste et éditorialiste qu'Haïti ait jamais connu: Jean Léopold Dominique.

 Il y a eu certes dans l'histoire du pays nombre d'assassinats révoltants de journalistes, entre autres ceux de Gasner Raymond et d'Ezékiel Abélard dont on ne connaît, plus de 30 ans après, ni les executants ni les auteurs intellectuels. 

Cependant, l'assassinat de Jean Dominique a provoqué l'indignation et la révolte chez tous les vrais défenseurs de la vie  et du droit, chez tous ceux qui ont eu la chance de collaborer avec lui, ceux qui ont partagé et partagent aujourd'hui encore son idéal. 

Jean était l'humaniste par excellence, l'infatigable qui était sur tous les fronts à la fois, le défenseur des opprimés. 

Et personne n'avait encore rien dit tant que Jean Dominique ne s'était exprimé sur un dossier.- C'est pourquoi tous ceux qui n'avaient pas la conscience tranquille ne pouvaient s'empêcher de trembloter à chaque fois que sonnait l'heure d'Inter Actualité à 7 heures du matin. 

Content pas content, on était tous obligés d'écouter les analyses de Jean Dominique, certains pour se remettre à espérer, d'autres pour savoir si leurs injustices étaient encore au centre de l'éditorial du jour.

Jean Dominique était toujours disponible. Il faisait la différence avec sa façon de dire les choses. Et cette différence, il l'aurait certainement faite par cette période de crise interminable et de sanctions économiques. Il aurait à coups sûrs mis tous les points sur les i et aurait fait tomber tous les masques comme il les a fait tomber à la veille de 1980, lors des élections noyées dans le sang de 1987 ou encore à la veille des joutes de l'an 2000 auxquelles il ne  devait pas assister. 

Son omniprésence , sa polyvalence et son acharnement à vouloir défendre toutes les victimes lui ont fait beaucoup d'amis tout comme beaucoup d'ennemis. 

Ainsi, seul Jean Dominique pourrait dire,  de toutes les larmes versées aujourd'hui en son nom, lesquelles sont sincères et lesquelles sont de crocodile. 

De toute façon, le plus important, c'est que la lumière soit faite sur le meurtre de Jean Dominique, c'est que les coupables, les vrais coupables paient. 

Ce n'est pas parce que l'impunité existe depuis des temps et des temps en Haïti et ailleurs, ce n'est pas parce que les journalistes et les défenseurs de la vie continuent de faire les frais de conflits et de guerres ici et là qu'il nous faut trouver un prétexte à vouloir que l'impunité se perpétue en Haïti. 

Beaucoup de gens croient qu'il faut que la vérité jaillisse: d'une part, parce que la démocratie ne s'accommode pas de crimes et d'impunité,  d'autre part, parce qu'il faut empêcher que des gens qui n'ont jamais combattu pour la démocratie et la liberté de la presse profitent de quelque dividende que ce soit à travers la mort de Jean Dominique. 

Il faut empêcher, disent-ils, que des gens qui ont toujours été hostiles au travail de Jean Dominique et à sa personne utilisent sa mort à des fins politiciennes. 

"Rien que la vérité peut empêcher toute cette exploitation éhontée".

 La famille de Jean Dominique, ceux qui continuent le travail objectif qu'il a accompli inlassablement, et toutes les masses défavorisées qu'il a défendues méritent et réclament justice. 

Ce serait dommage et catastrophique si cette justice tardait à venir, car beaucoup de gens, même ceux qui soutiennent officiellement le contraire admettent au fond d'eux-mêmes qu'il n'y aucune commune mesure entre la situation globale des libertés aujourd'hui et la situation qui a prévalu hier en Haïti, notamment sous le régime des Duvalier et pendant la période du coup d'Etat où beaucoup ont été forcés de se réfugier dans la politique des autres.  

De plus en plus de gens affirment reconnaitreque la gravité de l'assassinat de Jean Dominique contraste nettement avec la situation générale des libertés en Haïti. Ce brutal asssassinat est survenu comme une coulée de boue déversée sur un terrain débroussaillé. 

Une fois de plus, seul l'éclatement de la vérité sur ce meurtre  pourra pousser toutes les pendules à se remettre à l'heure.


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