Bienvenue sur le site de l'AHP


Nouvelles du 16 septembre 2009


Un accord bilatéral sur le transport aérien en voie de negociation entre Haïti et la Republique dominicaine

Port-au-Prince, le 16 septembre 2009 – (AHP) –  Haïti et la République dominicaine lancent une série de discussions en vue de la signature d'un accord qui devrait permettre aux deux pays voisins de négocier leurs droits respectifs de trafic et officialiser les relations bilatérales de tansport aérien.

Une delégation de responsables de l'aéronautique haïtienne devait se rendre mardi en République dominicaine pour 2 jours de négociations en vue de la signature de cet accord.

La delégation devrait être formée entre autres du directeur général de l'Office national de l'aviation civile (OFNAC), Jean Lemerque Pierre, du directeur de la sécurité de vol, Joseph Laurent Dumas, du  Directeur de transport aérien,  Arnold Franck et du 
conseiller technique, Marc Aulémon.

En République dominicaine, le président du Conseil de l'aviation civile,
Luis Paulino Rodríguez Ariza, estime fondamentale la signature d'un accord  de services aériens  entre les deux pays , tenant compte de la proximité entre les deux  pays, la nécessité de renforcer  les relations commerciales et la créations des conditions  pour le développement d'une industrie touristique.

Ledit accord constituera un instrument clé pour raffermir les liens commerciaux entre les deux pays, moyennant l'inclusion d'un cadre routier ainsi que des dispositions relatives aux droits de trafic, la désignation des lignes aeriennes, la réalisation de vols charter et un acord de coopération commerciale.

La République domonicaine et Haïti qui forment l'ile d'Haïti avait signé en 1998 un accord de coopération touristique pour pousser les agents de transport aérien, terrestre et maritime à améliorer leurs services et accorder des tarifs spéciaux pour accroitre l'interéchange touristique.

Nouvelles du 15 septembre 2009
Commission d'enquête internationale pour faire le bilan des  actes répressifs commis en Haiti par la MINUSTAH et tenter de faire valoir la necessité de son départ
Port-au-Prince, le 15 septembre 2009 – (AHP) – Différentes organisations populaires, syndicales et de droits humains ont déclaré mardi accueillir favorablement la mise sur pied d’une commission d'enquête internationale pour faire le bilan des  actes répressifs commis en Haiti  par la Mission des Nation-Unies pour stabiliser Haïti (MINUSTAH).

Cette commission qui des militants d’organisations haïtiennes et étrangères devrait siéger  à l’hotel le Plaza à Port-au-Prince, du 16 au 19 septembre courant.

Sa mission consiste à élaborer, à partir d’enquêtes, un document sur la situation du pays et les actes reprochés à la Minustah, notamment des cas de viol, d'asassnats et d'autrs violations de droits humainms tuées qui auraient été commis par les casques bleus en Haïti.

Cette mission entend faire ressortir la nécessité d’envisager un départ des forces onusiennes doit être encore prorogé pour un an au mois d'octobre, selon la demande faite par le secrétaire genéral de l'ONU Ban Ki-Moon

Selon le secrétaire general de la Confédération des Travailleurs du Secteur Public (CTSP), Duckens Raphael, le gouvernement haïtien utilise la mission onusienne pour réprimer la population et s'appuie sur la présence des casques bleus pour mener une politique de mépris et de provocation.

La MINUSTAH très impliquée dans la marche de la justice et de la police, est accusée de ne rien faire ou pas assez dans le domaine des droits de l'homme notamment dans les dossiers de mauvaises conditions de détention, de etentions pr´ventivs prolongées, d'arrestations illégales  et  dans des cas de detenus malades qui ne peuvent recevoir les soins apropriés, en raison de procédures abusives.

Levaillant Louis jeune satisfait des performances de ses collègues de la 48ème legislature particlièrement du vote en faveur de  l'amendement de la constitution


Port-au-Prince, le 15 septembre 2009 – (AHP) – Le vice-président de l’Assemblée Nationale, Levaillant Louis-jeune, a salué lundi  le travail réalisé par ses collègues de la 48ème Lesgislature, particulièrement au cours de  la 2è  session ordinaire clôtuée dans la soirée.

Les lois sur le salaire minimum, la régularisation des frais scolaires, le salaire minimum justifient eloquemmenet ma satisfaction , a-t-il dit.

 Le parlementaire s’est montré particulièrement  satisfait  du vote de la déclaration ouvrant la voie à l'amendement de la constitution realisé peu avant la fermeture de la 2ème session.

"Ce vote devrait empêcher l’Exécutif de gouverner par décrets puisque'il y aura, a-t-il dit, des élections à la fin de cette année ou au début de l’année 2010 pour permettre à la 49e Lesgislature d’entrer en fonction.

Estimant que plusieurs de ses collègues, membres de la 48e lesgislature, ont fait un travail formidable, il se dit sûr  qu’ils vont bénéficier de la confiance de la population pour être présents dans  la prochaine lesgislature.

Le ministre chargé d’harmoniser les rapports entre l’Exécutif et le législatif, Joseph Jasmin, a lui aussi salué le vote de la déclaration jugeant  opportun l'amendement de la constitution .

Cette déclaration traduit, selon lui, une prise de conscience des parlementaires sur la nécessité d’avancer vers l’amendement de la  loi-mère.

Le coordonateur général de l’Organisation du peuple en Lutte (OPL), Edgard Leblanc Fils,a indiqué  à ce propos que ce vote n’est  qu’une infime partie des demarches à entreprendre en vue de parvenir à l’amendement de la constitution.


Il a fait saqvoir que  si les propositions issues de discussions entre des parlementaires et des membres de l’exécutif sur le dossier de l’amendement de la constitution sont à meme de casser les vélléités du pouvoir executif d’aboutir à une constitution qui satisfasse ses appétits de pouvoir, la population se doit toutefois de rster vigilante, a-t-il insisté.

Pour sa part, le député Steven Benoit a clamé sa déception suite au vote.

"La déclaration d’amendement est certes nécessaire, mais les parlementaires bousculés n’ont pas eu assez de temps pour prendre connaisance  du texte d’où l’absence de vrais débats, a-t-il deploré


Nouvelles du 14 septembre 2009

Députés et sénateurs votent pour un amendement de la constitution de 1987

Port-au-Prince, le 14 septembre 2009 – (AHP) – Les députés et les sénateurs ont voté séparément lundi soir une déclaration ouvrant la voie  à l'amendement de  la constiution de 1987 dont un ensemble d'articles sont aujourd'hui conflictuels ou dépassés.

La déclaration votée par  21 sénateurs (sur 29) et par  71deputés (sur 98), n'est pas le projet de loi soumis par l'exécutif. De nombreuses personalitees de la société civile dont l'ancien ministre de la Justice, Camille Leblanc, le président de la Chambre de commerce et d'Indstrie d'haiti, Reginald Boulos et le notaire Jean Henri Ceant secteurs politiques et socio-profesionnels  mettaient les palemenairs en garde conre toute précipitation dans le traietemt de ce dossier. Le parti Fusion des sociaux democrates avait tout simplement appelé les parlementairs à voter contre l'amendement

Une déclaration dite  de consensus a donc   été mise au point par la présidene et par  une vingtaine de sénateurs et députés de différentes tendances au terme de 5 heures de discussions lundi au palais national. On ne sait pas si le nouveau texte voté est arrivé à calmer les inquietudes des seteurs poliiqus et socio-professionnels. Des députés se sont toutefois plaints de n'avoir pas eu le temps de l'évaluer.

Si ce sont les députés et les sénateurs de la 48ème legislature  qui conviennent qu'il y a lieu d'amender la constitution votée (29 mars 1987) dans l'euphorie qui a suivi le départ du régime dictatoral de Jean-Claude duvalier (7 février 1986),  c'est à la 49ème législature qu'il reviendra d'amender la loi-mère au cours de sa première session.

Les députés sont entrés en vacance aussitôt après le vote,   suite à la séance en assemblée nationale pour clôturer la 2ème session ordinaire de l'année législative.

Au cours d'une séance marathon la veille, ils ont pu voter le projet de loi sur la régularisation des frais scolaires, la création d’une direction de police parlementaire et le projet de loi sur la procédure de garde à vue.

Nouvelles du 13 septembre 2009


La famille de Sandro Joseph dans l'attente d'une autorisation du parquet de Port-au-Prince pour permettre à l'ancien directeur genéral de l'ONA de se faire soigner dans un centre hospitalier

Port-au-Prince, le 13 septembre 2009 – (AHP) – La famille et les proches de l'ancien directeur général de l'Office national assurance vieillesse (ONA), Sandro Joseph sont dans l'attente ce lundi d'une autorisation du parquet de Port-au-Prince pour permetre à l'ancien cadre de l'aministration publique, malade, d'aller recevoir dans un centre hospitalier les soins que nécessite son cas.

En détention préventive depuis le 19 mars 2009 au Pénitencier national, M. Joseph souffre d'atroces douleurs  à la partie arrière de sa tête, envahie par une collection d'abcès.

Après une première déception vendredi, M. Joseph était censé quitter le pénitencier samedi pour aller se faire soigner. Cependant après une longue et vaine attente dans un bureau, il dut regagner sa cellule, l'autorisation, n'étant jamais arrivée.

Les proches de M. Joseph se sont fait dire  qu'il leur faut soumettre un autre dossier médical, après celui soumis par un médecin du penitencier qui avait dejà conclu à l'urgence pour l'ancien directeur general de se faire soigner.

Sandro Joseph a été accusé debut 2009 de blanchiment d'argent, dans le cadre d'une affaire de véhicule qu'il aurait  aidé une ancienne  compagne  à s'acheter.


Nouvelle du 12 septembre 2009


Le Ministère de l'Education nationale remet
60 motocyclettes à la Direction Départementale de l’Ouest pour renforcer l'inspection pédagogique: le minitre Joël Desrosiers Jean Pierre souligne l'urgence de relever le niveau du système éducatif


Port-au-Prince, le 12 septembre 2009 – (AHP) – Le Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) a remis vendredi  60 motocyclettes à la Direction Départementale de l’Ouest en vue de renforcer l’inspection pédagogique au niveau des écoles du département.

Le titulaire du MENFP, Joël Desrosiers Jean Pierre, a fait savoir à l'occasion que les résultats obtenus ces dernières années par les candidats aux examens officiels ainsi que leurs dossiers scolaires montrent clairement la faiblesse de leur performance.

C’est une obligation pour le ministère de les encadrer, de contrôler le système éducatif et de assurer de la qualité de l’enseignement qui est donné aux élèves tant dans les écoles privées que dans les écoles publiques, a fait savoir le minisyre.

Le directeur départemental de l’ouest, M. Yvalan Espérance a salué ce geste du MENFP qui vise, a-t-il dit, à renforcer l’inspection pédagogique.

Il a  souligné que la supervision pédagogique scolaire contribue a l’amélioration de la qualité de l’éducation et permet aussi aux élèves d’avoir de meilleurs rendements aux examens officiels ainsi qu' à l’école.

Il en a aussi profité pour rappeler aux superviseurs que les motocyclettes doivent être utilisées uniquement dans le cadre du travail qui leur est destiné.

De son coté, le directeur de l’enseignement fondamental, Raynold Telfort, a fait savoir que la distribution des motocyclettes aux inspecteurs départementaux de l’ouest traduit la détermination du ministère d'améliorer la qualité de l’enseignement en Haïti.

L’Etat, a-t-il precisé, n’est pas en mesure de garantir une éducation gratuite à tous les écoliers d’Haïti mais il a l’obligation de s’assurer que l’enseignement qu’ils reçoivent tant dans les écoles publiques que dans les écoles privées est de qualité.

La supervision pédagogique, dit-il, est une arme permettant de faire ce travail en plus de donner plus de sens à l’investissement des parents.

Le parti Fusion estime que Frantz Gérard Verret et le CEP qu'il dirige n'ont aucune moralité et crédiblite pour organiser une quelconque autre élection dans le pays

Port-au-Prince, le 12 septembre 2009 – (AHP) – Le président de la Fusion des Sociaux-démocrates, Victor Benoit, a indiqué vendredi que son parti n’entend participer à aucune autre élection que l’actuel Conseil Electoral Provisoire) CEP) se proposerait de réaliser .

Victor Benoit réagissait aux récentes déclarations du président du CEP, Frantz Gérard Verret qui affirmait que la machine électorale qu’il conduit est déjà en branle dans la perspective de l’organisation des prochaines élections.

Ce CEP, paticulièrement son président est accusé de détournement de votes et de falsications de résultats à la fois par des  responsables de plusieurs partis ayant pris part aux dernières snaoriales partielles et par le vice-president de l'oganisme electoral, Rodol Pierre.

Les déclarations de M. Verret ne concernent que lui-même et le conseil qu’il dirige, mais n’ont aucune importance pour la Fusion, a lancé M. Benoit, souliant que le groupe dirigé par Frantz Veret s'est discrédité lors des dernières élections. Il plaidé en faveur du renvoi de tous les conseillers électoraux.

Pour ce qui est du sénateur Rudolph Boulos, écarté du grand corps pour sa nationalité étrangère présumée, Victor Benoit informe qu’il est toujours membre du parti.


11 septembre: Les organisations de base de Fanmi Lavalas marquent le double anniversaire d'évéments meurtriers à Port-au-Prince
Port-au-Prince, le 12 septembre 2009 – (AHP) – Les organisations de base de Fanmi Lavalas ont commémoré ce vendredi le double anniversaire du 11 septembre.

C'est le 11 septembre 1988 que  l’église de Saint Jean était incendiée par des brasards rouges qu'on disait à la solde de l'ancien maire de Port-au-Prince Franck Romain au mnoment où le père Jean-Bertrand Aristide (devenu president 3 ans plus tard) disait la messe pour ds centains de fidèles .

L’attaque aavai fait une dizaine de morts et et plusieurs blessés dont 1 foetus blessé jueque  dans le ventre de sa mère.

Le 11 septembre 1993, le commerçant et militant politique Antoine Izmery connu comme un fervent supporteur du président Aristide alors en exil, était tué à proximité de l'Eglise du Sacre-Coeur de Turgeau. Il a avait été tiré auparavant de l'Eglise où il participait à une messe à la mémoire des victimes de Saint-Jean Bosco

Selon l’un des leaders du mouvement de base de Fanmi Lavalas, René Civil, ces attaques ont été perpétrées contre le président Aristide lui-même ou pour lui faire du mal.

La date du 11 septembre est commémorée en signe de solidarité avec le president Aristide que toutes ces attaques visaient,  adit René Civile plaidant une fois de plus en faveur du retour d’Aristide dans le pays et de la libération des prisonniers politiques.

le 11 septembre a  également été marquée aux Etas-Unis par de nombreuses cérémonies à la mémoire des victimes des attaques terrioristes de New-York et de washington.

Université d'Etat d'Haiti: rien n'est encore réglé

Port-au-Prince, le 12 septembre 2009 – (AHP) – Les responsables de l'Université d'Etat d'Haïti (UEH)  ont pris une deuxième fois le mercredi 9 septembre  le contrôle de la faculté de médecine et de pharmacie (FMP), mais la situation n'a pas l'air d'être réglée, cet acquis ayant été obtenu non par la négociation , mais par une nouvelle intervention de la police..

Les activités restent paralysées non seulement à la FMP fermées officielement,  mais pratiquement dans toutes les autres facultés de l'UEH en crise depuis plus d'un an, au point qu'on se demande, après les inscriptions ayant pris fin la semaine dernière, comment vont se réaliser les examens d'admission

  
Plus d’une trentaine de véhicules ont eu leurs pare-brises cassés  vendredi dans le centre de la capitale particulière au Champ de Mars et a proximité de la Faculté d’Ethnologie.


Des jets de pierres ont été lancés a partir de la faculté et une fois de plus, les policiers ont répondu a coups de gaz lacrymogène.

Le Rectorat avait  pour sa part, été la cible de jets de pierres.

Plusieurs entités de l’UEH dont la Faculté d’Ethnologie, l’Ecole Normale Supérieure et l’Institut National d’Administration, de Gestion et des Hautes Etudes Internationales (INAGHEI) ont connu une période d’inactivité dans le cadre ds mouvements d'étudiants.

Mais c’est la Faculté de Médecine et de Pharmacie qui est la plus touchée. Dysfonctionnelle depuis le 27 avril, la FMP est gardée depuis mercredi par des agents de la police après qu'ils eurent pénétré dans son enceinte, à la demande du rectorat, pour déloger des étudiants grévistes.

Au cours de cette intervention policière, 22 étudiants ont été arrêtés puis libérés après avoir été conduits puis fiches au commissariat de Port-au-Prince.

Le ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, Joël Derosier Jean Pierre, se dit préoccupé par la situation qui prévaut à l’UEH.

Il affirme cependant vouloir respecter l’indépendance et l’autonomie de l’UEH.


Nouvelles du 11 septembre 2009

Séance au Conseil de securite sur Haïti: l'ambassadeur de la République dominicaine souligne qu'après les promesses, l'heure est venue de décaisser; le représentant du Costa-Rica déplore la précarité des avancées en Haïti et l'absence de stratégie de sortie de la MINUSTAH


Port-au-Prince, le 11 septembre 2009 –
L'ambassadeur de La République dominicaine à l'ONU, Federico Alberto Cuello Camilo de la République dominicaine) s’est félicité mecredi  de la tenue à Washington en avril dernier d’une conférence de donateurs en faveur d’Haïti et de l’annulation de la dette extérieure de ce pays par certains États à hauteur de 1,2 milliard de dollars.

 Les promesses de coopération financière doivent maintenant se traduire dans les faits afin de permettre au pays de se développer harmonieusement, a-t-il dit,  lors de la séance speciale du Conseil  de securité mecredi sur Haïti 

 La République dominicaine est également un pays pauvre qui doit aussi faire face à des phénomènes dévastateurs, a-t-il expliqué, notant qu’il subissait par exemple une chute de ses exportations et une diminution de la fréquentation touristique.  Le délégué a également donné des chiffres sur le nombre d’Haïtiens travaillant en République dominicaine et le montant des envois de fonds que reçoivent des Haïtiens en provenance de leurs concitoyens vivant dans le pays voisin. 
Enfin, le représentant a appuyé les propositions du Secrétaire général et souhaité que la MINUSTAH continue de réaliser des patrouilles.  Haïti doit encore relever des défis importants et la communauté internationale doit continuer de lui fournir un appui efficace, a-t-il souligné.

L'ambassadeur de Cuba à l'ONU, Rodolfo Benitez a indiqué pour sa partque la paix durable, la sécurité et la stabilité en Haïti dépendaient d’abord de l’élimination de la pauvreté et du sous-développement. 

Il a fait savoir qu'il ne peut y avoir de paix et de stabilité sans développement, , soulignant que 70% de la population haïtienne vivaient toujours sous le seuil de la pauvreté, que la moitié de la force de travail était sans emploi, et que l’espérance de vie moyenne des Haïtiens était de 52 ans.

 Le représentant a ensuite rejeté l’idée selon laquelle une solution militaire serait « la panacée » pour améliorer le quotidien des Haïtiens, la présence d’une MINUSTAH renforcée militairement ne pouvant suffire à lever les obstacles qui entravent le développement d’Haïti depuis des décennies. 

M. Benitez a ensuite souligné que Cuba maintenait une coopération très active avec la « nation sœur haïtienne », en particulier dans les domaines de la santé, de l’énergie, de l’éducation, de l’agriculture et des sports. 

Il a indiqué que plus de 500 médecins haïtiens avaient été formés à Cuba et que près de 700 étudiants suivaient actuellement des cours gratuits dispensés par les meilleures universités cubaines.  En outre, grâce au programme d’alphabétisation cubain « Oui,je peux »,4 500 Haïtiens ont pu, à ce jour, apprendre à lire et à écrire, a ajouté le représentant, qui a considéré qu’une aide accrue de la communauté internationale à Haïti était un « devoir inévitable » incombant à l’ensemble des États Membres.


Le représentant  burkinabè Michel Kafando  s’est félicité de son côté de la tenue des élections sénatoriales en Haïti.  Relevant le faible taux de participation, il a appelé la classe politique haïtienne à œuvrer davantage à conquérir la confiance de la population, et à créer la tolérance et le dialogue. M. Kafando a également fait part de ses préoccupations quant au retard enregistré dans la mise en œuvre du programme législatif commun adopté par le Gouvernement et le Parlement haïtiens en 2008. 

« Nous espérons que ce processus sera accéléré afin de renforcer le cadre juridique et institutionnel du pays », a-t-il indiqué. Après s’être félicité des propositions de réformes relatives au cycle électoral, à la double nationalité et à l’architecture de la sécurité, le représentant de Burkina Faso a indiqué que sa délégation restait préoccupée par les risques qui pèsent sur la situation sécuritaire en Haïti et qu’elle invitait la MINUSTAH à continuer son appui aux initiatives du Gouvernement. 
Il a également évoqué l’importance de pallier au problème de la surpopulation des centres de détention.

« Ma délégation note avec préoccupation la lenteur des progrès dans le domaine des droits de l’homme », a enchainé M. Kafando, relevant que la majeure partie de la population haïtienne vit dans des conditions très précaires.  Il s’est ensuite félicité de l’engagement du Président Clinton et des résultats de la Conférence des partenaires bilatéraux, tenue le 14 avril dernier.  Le représentant burkinabè a également affirmé que la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) restait une importante « bouée de sauvetage » pour le pays.

Le délégué du Costa-Rica JORGE Urbina  a estimé que les progrès relevés par cerains de ses collègues étaient des avancées précaires, ce que démontre le fait que 5 ans après son déploiement, il n’existait toujours pas de stratégie de sortie de la MINUSTAH.  Le représentant a déploré un niveau insuffisant de coopération entre la communauté internationale et les autorités haïtiennes, la conséquence de ce manquement étant que les acquis ne peuvent pas être pérennisés. 

C’est comme si la communauté internationale agissait en ignorant que le pilier de la paix et de la sécurité c’est le développement socioéconomique, a affirmé M. Urbina.  Le Costa Rica, à la lumière du cas haïtien, continue de penser qu’il faut ajouter aux tâches de maintien de la paix des initiatives robustes de développement durable pour consolider les progrès politiques et sociaux sur le terrain, a poursuivi le représentant.  Il a en outre jugé que le principe d’appropriation nationale ne devait pas devenir un prétexte au nom duquel certaines décisions inadaptées doivent être soutenues. 

Pourquoi reconstituer à grands frais une armée haïtienne, alors qu’il n’existe pas de menace externe contre Haïti? a demandé Jorge Urbina dont le pays ne dispose pas de forces armée.

Ce que veulent les Haïtiens, c’est un avenir meilleur, manger à leur faim, en s’appuyant sur un secteur agricole dynamique et modernisé, a-t-il déclaré, en notant que la faible productivité vivrière du pays était à l’origine d’une véritable épidémie d’anémie frappant les femmes et les enfants. 

Pour M. Urbina, l’accent doit être mis d’urgence sur le renforcement du capital humain et l’élaboration d’un cadre réglementaire pour la promotion d’une économie moderne, cela en faisant notamment tomber l’obstacle que sont les régimes de propriété foncière. 

Il a également souligné l’importance d’impliquer plus énergiquement la diaspora haïtienne dans le redressement du pays et de fournir des services de base dans les domaines de la santé et de l’éducation, ceci pour remettre Haïti dans la course à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Le chef du gouvernement haïtien, Michèle D, Pierre-Louis  a souligné la « contribution indéniable » de la MINUSTAH au processus de stabilisation d’Haïti.  Elle a évoqué, entre autres, les appuis institutionnels, l’assistance à la construction des capacités et des compétences des administrations locales, l’accompagnement des réformes garantissant l’émergence de l’état de droit et l’amélioration à court terme de la situation socioéconomique des gens vivant dans les quartiers réputés difficiles. 

Elle a affirmé que le Gouvernement haïtien s’était engagé résolument à créer les conditions susceptibles de donner confiance aux investisseurs locaux et d’attirer les investisseurs étrangers car, a-t-elle ajouté, la priorité doit être donnée à la création d’emplois « dignes, durables et respectueux de l’environnement ». 

Mme Duvivier Pierre-Louis a également précisé que le Gouvernement d'Haïti continue d’investir dans la réhabilitation des infrastructures urbaines et rurales.  Elle a cependant signalé que compte tenu du niveau de sous-investissement généralisé, ces progrès étaient loin de pouvoir « significativement nous éloigner des zones de risques ».

Affirmant ensuite qu’Haïti était à un tournant décisif, Michèle Pierre-Louis a indiqué que les prochaines échéances électorales constituent de sérieux enjeux dans la lutte pour le pouvoir et peuvent dès lors conduire à « toutes sortes de dérives ».

Elle a également indiqué que le projet d’amendement constitutionnel demande un compromis politique fondamental pour l’avenir du pays.  Pour le Premier Ministre, il importe donc d’engager des investissements susceptibles d’accroître la production nationale, de réduire la vulnérabilité environnementale, de développer les potentialités touristiques et d’améliorer les infrastructures sociales de base du pays.  Mme Duvivier Pierre-Louis a également évoqué le développement des entreprises privées et la création intensive d’emplois, ainsi que la nécessité de briser le cercle de la corruption et de l’impunité, de redonner confiance aux jeunes du pays, d’accueillir « positivement » les contributions de la diaspora haïtienne et d’engager l’État et la société civile dans « la bataille des droits sociaux, économiques et culturels essentiels ».  Le Premier Ministre a également expliqué qu’Haïti avait satisfait aux conditionnalités conduisant à l’atteinte du point d’achèvement de l’allégement de la dette à hauteur de 1,2 milliard de dollars.

« Je le dis haut et fort: Haïti vivra, Haïti doit aller de l’avant, Haïti peut encore une fois inventer un moment d’épiphanie qui l’engage résolument dans la voie du progrès et de la modernité, au bénéfice de la population haïtienne tout entière », a déclaré Michèle Duvivier Pierre-Louis qui a praticipe à cette sánce aux côtés de l'envoyé spécial pour Haïti, Bil Clnton et du chef civil de la MINUSTAH, Hédi Annabi.

Une trentaine de delégations ont pris part à la séance sur Haïti.

Nouvelles du 10 septembre 2009


L'ancien president américain Bill Clinton expose son plan pour Haïti devant le Conseil de securite de l'ONU et presse les pays donateurs de décaisser l'aide promise à Haïti

 
New-York, 10 septembre 2009- (AHP)- L'envoyé spécial de l'ONU pour Haïti, l'ancien président américain Bill Clinton, a exposé mercredi devant le Conseil de Sécurité des Nations-Unies, son plan de travail pour aider Haïti à entrer dans la voie du développement et cesser d’être  « une cause perdue ».Selon M. Clinton, Haïti, le pays le plus pauvre de toute l’Amérique, a la possibilité de dépasser les longues années d’ oppression interne et d’abandon international » qui ont marqué son histoire contemporaine.

« Nous pouvons retourner la situation et nous avons l’obligation de le faire, a martelé Bill Clinton devant les membres du conseil de sécurité et en présence du  chef du gouvernement haïtien, Michèle Piere-Louis, estimant que le pays a un Gouvernement « disposé et capable de   créer un État moderne ». Il y a aussi, a-t-il dit  la disposition  de ses voisins régionaux à l'aider, le compromis financier de la Communauté internationale et un climat de sécurité entretenu par la mission de stabilisation de l'ONU (MINUSTAH).

« Les voisins de Haïti se sont rendus compte qu'haïti fait partie de leur voisinage et qu’ils sont obligés de l’aider à changer sa réalité, a assuré M. Clinton, mettant dans son discours l'accent sur le rôle de premer plan joué  par le Brésil dans le travail de la MINUSTAH.



L'ancien président des USA a insisté sur le fait que le progrès en matière de sécurité réalisé depuis le déploiement en 2004 des troupes internationales, a permis de créer un climat propice aux investissements internationaux et au travail des ONG présentes dans le pays.

Il a, en ce sens, rappelé que dans les prochaines semaines, il dirigera une mission commerciale en Haïti pour explorer des pistes d'investissement qui permettent de réduire l'énorme problème de chômage dont souffre le pays. De même, il a souligné que ses collaborateurs travaillent à la création d'une carte de la multitude d' ONGs qui interviennent dans le pays,  pour arriver à coordonner leurs efforts.

« Seule l'Inde a davantage d'organisations non gouvernementales par habitant qu’Haïti », note l'ex président américain qui  a  souligné par aileurs l’importance de promouvoir des projets d'énergies alternatives pour combattre les maux endémiques dont souffrent le pays, notamment la déforestation et le manque d'électricité. Il a également fait savoir que, l’un de ses objectifs est de collaborer avec la diaspora haïtienne des Etats Unis, du Canada et d'Europe pour canaliser son pouvoir économique.

Bill Clinton en a profité pour rappeler aux donateurs  l'urgence  d'accélérer la livraison des fonds promis.


Devant le Conseil de sécurité des Nations-Unies, le représentant spécial du secrétaire général en Haïti met en garde contre tout risque de vide politique et institutionnel du type de celui de 2008


New-York, 10 septembre 2009- (AHP)-
Le chef de la Mission de l'ONU pour la stabibilisation d'Haïti, Hédi Annabi, a mis en garde mercredi contre toute nouvelle paralysie politique et institutionnelle, comme celle que le pays a connue d'avril à septembre 2008.

Le représentant spécial du secrétaire général intervenait lors d'une séance de travail au 
Conseil de sécurité des Nations-Unies en présence de l'envoyé spécial de l'ONU pour Haïti, Bill Clinton et du chef du gouvernement haïtien, Michèle Pierre-Louis.

" Haïti ne peut pas se permettre de nouveau une telle crise", a lancé M. Annabi. En effet, après la motion de censure votée en avril au Sénat  contre le premier ministre Jacques Edouard Alexis, 2 premiers ministres désignés par le président René Preval ont été rejetés par les députés, avant la ratification début septembre et en pleins cyclones  de Michèle Duvivier Pierre-Louis, sur le fil du rasoir.

Des rumeurs ont circulé ces derniers jours autour d'un changement de gouvernement ou d'un remaniement ministériel aussitôt après la validation des élus du 21 juin.Un ministre réputé proche du chef du gouvernement, Olsen Jean Julien (Culture et communication) aurait même remis sa démission.

Dans un passé récent, la première ministre, dans une primature qu'on dit privée de moyens, se serait solidarisée avec 1 ou des ministres contraints à la démission.

Le chef de la MINUSTAH a fait savoir que le dialogue politique est au coeur du processus de stabilisation en Haïti et s'est declaré encouragé par les efforts continus du president Préval et de la première ministre pour entretenir un dialogue constructif.

Hédi Annabi a souligné qu'il reste encore beaucoup à faire pour s'assurer que l'Etat fournit les services de base à la population, il estime toutefois que des progrès ont été réalisés dans le domaine de l'expansion de l'autorité de l'Etat, grâce nortamment, a-t-il dit, à l'expertise fournie par la Mission onusienne dans certains domaines.

Nouvelles du 9 septembre 2009


Le décanat et le Conseil des chefs de départements ferment officiellement la faculté de médecine et de pharmacie, excluent une dizaine d'édudiants et suspendent pour 2 ans une trentaine d'autres


Port-au-Prince, le 9 septembre 2009 – (AHP)- Le décanat de la Faculté de médecine et de pharmacie (FMP) et le Conseil des chefs de départements ont annoncé mercredi dans une note de presse l'exclusion de l'institution une dizaine d'étudiants, et la suspension pour 2 ans d'une tentaine d'autres.

Parmi les exclus figurent les fers de lance du  mouvement lancé en avril dernier pour réclamer le départ des membres du décanat de la FMP et qui paralyse depuis, les activités, les parties n'étant pas arrivées à une entente pour une sortie de crise .

Il s'agit entre autres des étudiants Azard Pouchon, Benêche Martial, Jean Blaise Bontan, Llendieu Charles , Francito Datus, Jorchemy Jean-Baptiste, Weedmack Jean-Baptiste, Joseph Pierre François Berthony Jacques, Sterley Manigat et Valéry Fils-aimé.

Parmi la dizaine d'expulsés et la trentaine de suspendus figurent de nombreux étudiants ayant participé au mouvement de janvier/février 2004.

Le décanat  et le Conseil des chefs de départements annoncent parallèlement dans un avis la fermeture officielle jusqu'à nouvel ordre,  de la faculté de médecine et de pharmacie . "Un délai allant jusqu'au mecredi  9 septembre à 2:oo PM est accordé à tous les occupants pour faire place nette des lieux.

Les autorités de la Faculté de médecine accompagent leurs décisions d'une quinzaine de considérants pour expliquer entre autres que toutes les tentavives visant à trouver des soluions qui satisfassent tous les protagonistes et respectent l'integrité de la faculté, sont restées vaines et que toutes les tentatives de médiation faites par divers groupes de professeurs , de personnalités de la siocieté civile et du Sénat ont été vouéees à l'échec.

Les responsables du FMP dénoncent des fautes graves, des actes de vandalisme et des propos diffamatoires à l'encontre des membres du rectorat, des membres du décanat , de professeurs et d'étudiants ainsi que la situation de terreur qu'ont fait régner, selon eux, certains membres du comité central lors d'une rencontre organisée le 20 juillet dernier.

Ils dénoncent aussi ce qu'ils appellent la position extrémiste de ce groupe d'étudiants qui utilisent, ont-ils dit, "des moyens anti-démocratiques pour chasser le décanat régulièrement élu".

Les 10 étudiants qui siègeaient à la faculté de médecine depuis la rentrée avortée de lundi,   rejoints ce mercredi par une dizaine d'autres,  avaient jusqu'à mercredi 14 heures pour vider les lieux. Etendus de tout leur long sur la cour de la faculté, ils  ont finalement été délogés par des policiers qui les ont conduits au comissariat de de police de Port-au-Prince, suite à la décision prise par le juge Gabriel Ambroise. L'étudiant Bénêche Martial dont le décanat a annoncé l'exclusion, avait auparavant fait savoir que ses collègues et lui même étaient prêts à mourir et  à être jetés au pénitencier national.

Il a accusé une fois de plus les responsables de la FMP de recourir à l'usage de la force pour obtenir gain de cause.

Les décisions du décanat de la Faculté de médecine et de pharmacie (FMP) et du Conseil des chefs de départements ont été annoncées alors  qu'un groupe de professeurs se préparaient à jouer les bons offices entre les responsables et des représentants des étudiants contestataires pour favoriser une solution.

Le groupe a éte surpris par les nouvelles dispositions, n'ayant pas été informé au préalable, a déploré un professeur.


22 étudiants contestataires de la faculté de médecine et de pharmacie délogés de force et conduits au Commissariat de police de Port-au-prince suite à des mesures d'exclusion ou de suspension prise à leur encontre par les autorités de l'Université d'Etat


Port-au-Prince, le 9 septembre 2009 – (AHP) –
Des étudiants contestataires de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) ont été  délogés de force mercredi de la FMP dans le cadre d'une opération policière menée par différentes unités de la PNH dont le Swat, Cimo, le Bim et des  policiers administratifs.

Ils étaient 22 à avoir eté  arrêtés sur instruction du uge Gabriel Ambroise, puis conduits au commissariat de Port-au-Prince.

Bien a avant le début de cette opération, les étudiants grévistes avaient déclaré être en grève de faim en signe de protestation, ont-ils dit à l;'utilisation de la force reclamée par les responsables de l’UEH et le Décanat de la FMP.

Nous sommes en grève de la faim, et nous ne nous soucions pas de ce qui va nous arriver, avait lancé un de ces étudiants  étendus face contre terre a l’entrée de la FMP, les bras croisés derrière le dos.

Le porte-parole de la PNH, Frantz Leurebourg, présent au moment de l'opération n’a voulu faire aucune déclaration, se contentant de dire que les étudiants ont tout simplement été évacués.

Le juge de paix Jean Gabriel Amboise,  a  respecté la consigne qui consistait, semble-t-il, à rester muet sauf pour dire que les étudiants sont délogés.

Au moment de quitter les locaux, les étudiants ont une fois de pus lancé des slogans hostiles au décanat et crié a l’injustice et a l’intolérance.

Voila comment, disent-ils, on traite des étudiants quand ils veulent faire passer des revendications que tout le monde juge juste.

De nombreux residents de  la zone avoisinant la FMP ont également exprimé des protestations et qualifie les autorités
 d’irresponsables.

Un nouveau bureau élu au Sénat de la république: Kély Bastien reconduit à la tête du grand corps, après une présidence éphémère du doyen d'âge

Port-au-Prince, le 9 septembre 2009 – (AHP) – Un nouveau bureau a été élu mercredi au Senat de la République, avec la reconduction du sénateur Kely C. Bastien à la présidence du grand corps.

Le nouveau bureau, élu pour une période de 4 mois, est composé comme suit : Kely Bastien, président, Michel Clérié vice-président, Yvon Buissereth, questeur, Pierre Francky Exius et Jean Rony Jean Baptiste sont respectivement 1et et 2eme secrétaires.

M. Bastien qui avait brièvement cédé sa place vendredi  au doyen d'âge, Feqière Mathurin pour organiser  la sánce de validation des élus du 21 juin, a  appelé ses collègues à se remettre bien vite au travail, étant donné tout le pain qu'il y a sur la planche.

"Nous devons préserver l'image et la cohésion du Senat malgré nos positions contradictoires, a-t-il fait valoir, ajoutant que c’est une responsabilité que nous devons assumer collectivement  vu le contexte particulièrement difficile dans le quel nous sommes appelés a évoluer.

 Kély Bastien a rappelé à ses pairs l'obligation qu'ils ont de faire avant le 14 septembre, la déclaration relative a l’amendement de la constitution. Deux projets d'amendemant ont eté déposés lndi au parlement, l'un par l'Exécutif et l'autre par le depute de Petion-Ville/Kenscoff, Steven Benoit.

Les  projets de loi sur le salaire minimum, la régularisation des frais scolaires et  la sécurité énergétique sont également au programme des sénateurs. 

Devant la commission finance du Sénat, le ministre de l'Intérieur et des Collectivités territoriales fait part de dispositions prises pour améliorerla capacité de protection de la population en période cyclonique : Paul Antoine Bien-Aimé promet le doublement du salaire des employés des mairies et des CASECs au cours du nouvel  exercice

Port-au-Prince, le 9 septembre 2009 –(AHP)– Le ministre de l’intérieur et des collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, a assuré mercredi que la capacité de protection de la population en période cyclonique s’est nettement améliorée dans le pays.

M. Bien-Aimé intervenait  lors d’une rencontre avec la commission/finance du sénat de la république autour de l'analyses du budget 2009-2010 voté mardi à la chambre basse.

Il a cité comme exemple des décisions prises pour favoriser cette amélioration, la création d’un site internet  par le bureau de la protection civile en vue d’une meilleure circulation des informations, les travaux réalisés aux Gonaïves, à Cabaret et à Léogane pour rendre ces zones moins vlnerables.

"Des efforts ont été également consentis en vue du renforcement de la capacité d’hébergement mais surtout dans le but de chercher à encourager la population à rejoindre leurs parents et d’autres réseaux sociaux au moment ds cyclones.

Paul Antoine Bien-Aimé a d’un autre côté fait savoir qu’une enveloppe de 1,2 milliard de gourdes a été allouée au ministère de l’Intérieur dont 700 millions consacrées au  fonctionnement et 500 millions aux investissements. Lde budget 2009/2010 se monte à près de 89 miliards de gourdes. (1US$= 41,50 gourdes)

Selon M. Bien-Aimé, les salaires des employés des mairies et des Conseils des Assemblées des Sections Communales (CASECs) seront doublées au cours du nouvel  exercice.

Tous les membres des collectivités seront également assurés, a-t-il encore fait savoir.


10è forum des entreprises de la grande Caraïbe en octobre prochain à Port-au-Prince, une activite succeptible de mettre en relief  les opportunités d’investissement en Haïti
Port-au-Prince, le 9 septembre 2009 –(AHP)– Le 10è forum des entreprises de la grande Caraïbe sera organisee en octobre prochain, à Port-au-Prince

L’organisation de cette activité devrait permettre aux organismes de promotion de la région de créer des opportunités  d’investissements et de création d’emplois, en mettant en relief  les opportunités d’investissement en Haïti.

Des séminaires, conférences/débats, tables rondes, foire, expositions et réunions d’affaires seront  au menu de ce forum.

La ministre du commerce et de l'Industrie, Marie-Josée Garnier , a fait savoir que le coût de l'organisation de cette activité s’élève à 900,000 dollars américains.

L’Etat haïtien la financera à hauteur de 250,000 dollars américains et la Banque Interaméricaine de Développement (BID)  à 160,000 dollars américains, a fait savoir la ministre, soulignant également la collaboration du secteur privé des affaires et d’autres organismes privés comme la Air France et la Scotia Bank. 

Le gouvernement taiwanais a octroyé un don de 100,000 dollars américains aux autorités haïtiennes pour les aider à réaliser ce 10ème forum, 

Selon l’ambassadeur taiwanais en Haïti, Mien Sheng Hsu, c’est une nouvelle occasion pour son gouvernement de prouver que c'est toujours un plaisir pour lui d’accompagner les autorités haïtiennes et le peuple haïtien dans leur quête de développement .

Le 10è forum des entreprises de la grande Caraïbe dont nous sommes persuadé qu'il  jouera un rôle promoteur pour l’économie haïtienne, devrait favoriser le développement des petites et moyennes entreprises, a fait savoir M. Hsu, soulignant que la prise en compte de ce type d’entreprises a été à la base de l’essor que connait son pays

Le commissaire général du forum, Luc Especa, a fait savoir que de hautes personnalités dont le président régional de la chambre de commerce de la Chine, participeront à cette activité.

Il dit espérer que cette rencontre va déboucher sur  la création d’emplois dans le pays, ce qui favorisera l’amélioration des conditions de vie de la population.

Un ancien chef de bande de Cite Soleil arrêté en République dominicaine: la France reclame la tête d'amaral Duclona pour sa responsabilité presumée dans le meurtre d'un ancien consul français
 
 
Santo-Domino, 9 septembre 2009- (AHP). - Les autorités  dominicaines ont annoncé mercredi  l'arrestation la veille d'un ancien chef de bande  haitien Amaral Duclonas,  31 ans, qui etait activement recherché  par la police haïtienne.

Accusé d'implication dans de nombreux cas de kidnapping, Duclona opérait, selon la police, paticulièrement   dans le quartier populaire de Cite Soleil . Il se faisait appeler Jolicoeur Berthony en republique dominicaine.

La France  reclame la tête d'Amaral Duclona pour sa responsabilité presumée dans le meurtre d'un consul honoraire français au Cap-Haïtien (Haïti),  Paul Henri Morral.
 
Il est actuelement incarceré à  la Direction Nationale de Contrôle de Drogues (DNCD).

Avec Emmanuel (Dread ) Wilmé tué, il etait en conflit ouvert avec d'autres chefs de bandes  qui étaient au service de secteurs anti-Aristide à Cité Soleil.
 

Nouvelles du 8 septembre 2009

Le recteur de l’Université d‘Etat s'elève contre les violences commises lundi à la faculté de médecine et de pharmacie et accuse des étudiants d'avoir sequestré la doyenne de la FMP: le porte-parole des etudiants dément et réáffirme que seul un changement de direction peut ramener la sérenité à la faculté

Port-au-Prince, le 8 septembre 2009 – (AHP)- Le recteur de l’Université d‘Etat d’Haïti Jean Vernet Henry s'est  insurgé mardi  contre des   étudiants de la Faculté de Médecine et de Pharmacie (FMP) qu'il accuse d'avoir empêché la veille la reprise des activités académiques à  la dite faculte paralysée depuis plus de 4 mois par un mouvement d’étudiants pour obtenir la démission du décanat.
 
La violence avec laquelle les étudiants ont agi et leurs menaces ont terrorisé à la fois professeurs et étudiants, a dit Jean Vernet Henry, faisant savoir que la doyenne Gladys Prosper a même été séquestrée pendant des heures et un autre responsable, le docteur Roudolph Malebranche a dû se mettre à couvert suite à des menaces d'agressions.

Les professeurs ont aujourd'hui peur de se rendre à la faculté, a confié le recteur, faisant savoir que non seulement des étudiants mais  aussi leurs parents ont été pris à partie lundi à la fac de médecine

L’un des leaders du mouvement  étudiant, Azard Pouchon, a démenti les informations selon laquelle ses camarades auraient séquestré lle docteur Gladys Prospère.
 
Ce sont les docteurs Prospère et Malebranche qui, une fois arrivés a la faculté,  ont choisi de s’enfermer dans une pièce, a rétorqué  l'étudiant qui accuse  le décanat d'avoir fait appel à des policiers du Corps des CIMO qui ont invsti la faculté.

"Ils etaient en tenue civile mais bien  armés dans l’enceinte même de la faculté, a dénoncé Azard Pouchon,  faisant savoir qu'après la descente de lieux de la police, cette nouvelle violation de l'enceinte de l'université vient compliquer la reprise en bonne et due forme des activités académiques à la faculté de médecine.
 
Seul un dialogue franc et un changement de direction  sont à même, selon Azard Pouchon, de favoriser une vraie sortie de crise.

Le recteur Vernet informe que des discussions sont actuellement en cours entre le Rectorat et le conseil de l’université pour trouver une issue à cette crise.
 
Le étudiants ne devraient pas perdre leur année d’études, a-t-il fait savoir.

Un comité de pofesseurs aurait été formé pour jouer les bons offices entre les représentants des contestataires et les instances dirigeantes de l'Université.

*** Le rectorat a annoncé mardi la prorogation de la periode des inscriptions dans les différentes facultes de l'UEH

43è journée internationale de l’alphabétisation: l’accent mis cette année sur le rôle de l’alphabétisation comme moyen d’autonomisation: 3millions d'analphabètes en Haïti
Port-au-Prince, le 8 septembre 2009 –(AHP)– Le secrétaire permanent national de la commission haïtienne de coopération avec l’UNESCO, Jean Coulange, a fait savoir mardi qu'à l’occasion de la célébration de la  43è journée internationale de l’alphabétisation, l’accent est mis cette année sur le rôle de l’alphabétisation comme moyen d’autonomisation et sur l’importance de la participation.

La  43è journée est célébrée autour du thème « La citoyenneté et le développement social, alphabétisation et autonomisation dans l’intervalle de 2009-2010 ».

M. Coulange a indiqué que dans le monde d’aujourd’hui, 1 adulte sur 5 dont 2/3 de femmes n’est pas alphabétisé et 75 millions d’enfants ne sont pas scolarisés.  

En Haïti, 3 millions de personnes sont analphabètes dont 500,000 sont des enfants de moins de 15 ans.

Le degré d’alphabétisme de la population de 10 ans et plus est de 61% dans l’ensemble du pays.

Pour la population âgée de 5 ans et plus, 37% n’ont aucun niveau, 37% ont atteint le niveau primaire, 21,5%, le niveau secondaire et 1,1%  le niveau universitaire, a encore fait savoir Jean Coulange.

Le degré d’alphabétisme est de loin meilleur, a-t-il dit,  en milieu urbain qu’en milieu rural avec respectivement 80,5% et 47,1%.

Pour sa part, le directeur exécutif de la secrétairerie d’Etat à l’alphabétisation, Claudine André, a estimé que l’analphabétisme n’est pas un défaut de l’intelligence mais la conséquence d’une injustice sociale séculaire.

Le taux élevé d’analphabètes  a valu le classement d'Haïti parmi les 35 pays prioritaires de « l’initiative life » (Savoir pour pouvoir) depuis 2007, a souligné Mme. André.

Selon Claudine André, la campagne d’alphabétisation lancée en septembre 2007 se poursuit en Haïti avec des activités de certification. 117,000 personnes ont jusqu’ici été alphabétisées, a-t-elle précisé.



L'annulation de la sánce d'interpellation des 3 ministre du gouvernement ravivent les divisions à la chambre basse


Port-au-Prince, le 8 septembre 2009 –(AHP)– Le député de Pétion-Ville, Steven  Benoît, a critiqué mardi l’attitude de certains de ses collègues qui ont décidé au dernier moment de s’opposer à l’interpellation de certains ministres du gouvernement Préval/Pierre Louis.

Le ministre de la justice était accusé entre autres du laxisme de son ministère face au drame de la détention préventive prolongée et de l'etouffement du scandale des narco-dollars  de Port-de-paix. . Quant au ministre de l'économie et des finances, la princiale charge retenue contre lui etait la question du 14ème mois refusé par le gouvernement aux employés de la fonction publique .Pour ce qui est du ministre de la communication Olsen Jean Julien dont la nouvelle de la démission circule depuis lundi, les deputés lui reprochaient de n'avoir aucune politique culturelle et de communication

Dénonçant la violation d'un droit constitutionel, Steven Benoit a fait savoir que  la majorité s’est trompée une nouvelle fois puisqu'il y a , a-t-il dit,  tant de ministres qui ne font rien et qui méritent d’être questionnés sur leur gestion.

Le principal interpellateur, Jonas Coffy, s’est  déclaré pour sa part  sidéré du "comportement cupide" de certains de ses collègues.

Selon Jonas Coffy, environ 700.000 dollars américains ont été débloqués pour empêcher la seance d’interpellation à la chambre basse.

"C’est extrêmement grave le fait de mobiliser tous ces fonds juste pour déjouer une séance d’interpellation alors que des milliers d’enfants ne peuvent pas se rendre à l’école faute de moyens économiques, a dit le député.

Il demande au président René Préval, au bureau de la chambre, aux organisations de droits humains de diligenter  une enquête sérieuse sur cette affaire.

Ces accusations ont provoqué des reactions: le député Joseph Nelson Pierre Louis dement que des deputés aient  été soudoyés.

C’est triste et écoeurant d’entendre un homme d’Etat faire d'aussi fausses déclarations dans la presse, a déploré M. Pierre Louis, estimant que l’attitude de son collègue ne fera qu’empirer la situation précaire dans laquelle évolue Haïti.

Je suis contre l’interpellation parce que j’estimé que le moment n’est pas propice et cela peut avoir des conséquences néfastes sur le pays, a fait savoir M. Pierre Louis, estimant qu'il y a aujoud'hui plus urgent à faire dont le vote  du budget 2009/2010.

 Il se dit toutefois conscient de la nécessité d’un remaniement du gouvernement.

Un autre député, Laurore Edouard, a  justifié sa position au non respect des procédures et à la priorité accordée au vote d’un ensemble de lois en vue de la bonne marche du pays.

Selon M. Edouard, les règlements intérieurs du parlement stipulent qu’un même député n’est pas autorisé à signer plusieurs motions de censures, a-t-il fait remarquer.

Laurore Edouard a estimé que son collègue Coffy se trouvait en état de démence au moment de déclarer que les députés contestataires ont été payés pour bloquer le processus d’interpellation.

D'autres députés comme le questeur  Cholzer Chancy estiment  que l'interpellation des 3 ministres était une réponse au non octroi du 14ème mois de salaires aux employés de la fonction publique et dont les parlementaires allaient aussi bénéficier.


Le ministre de la culture et de la Comunication aurait demissionné

Port-au-Prince, le 8 septembre 2009 – (AHP) – La nouvelle de la démission du ministre de la culture circule avec insistance depuis lundi soir.
Olsen Jean-Julien aurait remis sa lettre de démision à la première ministre Michèle Pierre-Louis actuellement en voyage aux Etats-Unis.

Il etait l'un des 3 ministres du gouvernement qui avaient eté interpellés par un groupe de députés. Mais la seance a finalement eté annulée.

Selon des sources informées, l'éventuelle demission de Olsen Jean-Julien n'aurait rien à voir avec l'interpellation.

Bien qu'il ait la réputation d'être un collaborateur apprecié du chef du gouvernement, il n'aurait pas toute la confiance du chef de l'Etat.

Et le contentieux qu'il a eu avec les deputés à propos de la telévision nationale d'haïti, dont il est accusé de bloquer les ressources de fonctionnement,

, ne semble pas arranger ls choses, d'autant que le  directeur genéral de la TNH a éte nommé par le chef de l'Etat.


Fin de mission pour l'envoyé spécial adjoint de l'ONUpour Haïti: le docteur Paul farmer appelle les haïtiens à rester confiants



Port-au-Prince, le 8 septembre 2009 – (AHP) – L'envoyé spécial adjoint de l'ONU pour Haïti, Paul Farmer nommé en août dernier par l'ancien président Bill Clinton, a assuré mardi les haïtiens que l'ONU ne va pas les laisser tomber et qu'ils doivent rester confiants malgré les dificultés.

"C'est sûr que les defis à relever ne sont pas faciles, mais je fais la promesse d'épauler l'envoyé special, le president Bill Clinton dans son projet de création d'emplois, de mise en place de projets pouvant aider les haïtiens à avoir une meilleure vie et de renforcement de la préparation aux catastrophes", a fait savoir le docteur Farmer à l'occasion de sa première visite (de 5 jours) en Haïti, en qualité d'émissaire adjoint.

 Le praticien et anthropologue américain qui connait bien haïti pour y avoir déjà travaillé, a donné aussi l'asurance que des efforts seront déployés pour drainer des investisements et  pour porter la communauté internationale à honorer les engagements pris envers Haïti, notamment le décaissement des fonds promis.


« Je veux répéter au peuple haïtien que je suis conscient de sa frustration. Vous ne pouvez pas vivre avec moins de 2 dollars par jour. La dernière saison des cyclones a eu lieu il y a près d'un an et beaucoup d'entre vous aspirent à un sentiment de retour à la normale, qu'il s'agisse de logements, d'emplois et de sécurité », a dit M. Farmer, ajoutant : vous avez ma parole que nous ne vous laisserons pas tomber.

Au cours de sa visite, , Paul Farmer a rencontré le Président Préval et la Première ministre Pierre-Louis, des représentants des Nations Unies, des dirigeants d'ONG, des bailleurs de fonds internationaux et des membres du secteur privé. Il s'est également rendu dans le Plateau central et au Cap Haïtien, où il a rencontré des representants de communautés locales et de l'industrie touristique.

Nouvelles du 7 septembre 2009


Reportage TV5: Le ministre haïtien chargé d'harmoniser les relations entre les pouvoirs exécutif et legislatif affirme qu'Haïti est au coeur de rivalités et de luttes d'intérêts entre de grands pays de la communauté internationale



Port-au-Prince, le 7 septembre 2009 – (AHP) –
Le ministre haïtien chargé d'harmoniser les relations entre les pouvoirs exécutif et legislatif a fait savoir lundi  qu'Haïti est au centre de rivalités et de luttes d'intérêts entre différrents secteurs de la communauté internationale.

Monsieur Jasmin a fait ces déclarations suite à un reportage diffusé la semaine dernière par la chaîne francophone TV 5 présentant Port-au-Prince comme une destination à éviter, pour sa criminalité, ses actes de kidnapping et le trafic de la drogue.

Il a également fait allusion à des articles de presse et des déclarations faites récemment par  Paris présentant, a-t-il dit, le centre historique de Port-au-Prince comme une mauvaise destination et  le centre de la capitale dont le Champ-de-Mars, comme une zone redoutable ou personne ne peut s'aventurer.

"Haiti a toujours été victime de certaines capitales étrangères et certaines institutions internationales qui pour assouvir des interêts et besoins personnels attribuent à Haïti une image et une réputations qui ne sont pas les siennes. Ce sont des critique inaceptables et néfastes, s'est indigné Joseph Jasmin.

Depuis plus de  4 ans, a-t-il dit, avec l'avènement du président  René Preval, il y a des efforts qui se font pour renforcer la situation securitaire. La police nationale avec le support de la MINUSTAH, travaille à la satisfaction des haïtiens et des secteurs de  la communauté internationale pour réduire la criminalité et maintenir le climat de  stabilité politique obtenu grâce à la politique de dialogue instauré par les autorités, a ajouté le ministre.

Joseph Jasmin a dit ne pas comprendre cet acharnement contre Haïti, de la part de certains secteurs étrangers, alors que  le Canada (tout comme la grande Bretagne) vient de donmer feu vert à ses resssortissants pour voyager en Haïti, leur faisant savoir que ce pays est une destination acceptable. 

"Nous ne comprenons pas ces propagandes et nous les rejetons", a lancé le porte-parole du gouvernement qui invite  les citoyens de n'importe quel pays à venir en Haïti pour  pouvoir temoigner, a-t-il dit, d'une réalité contraire à la propagande de certains pays.

Le ministre chargé d’harmoniser les relations entre l’Exécutif et le Législatif souligne que toutes ces contradictions et toutes ces rivalités prouve de façon éloquente qu'Haïti   représente de grands enjeux et fait l'objet de beaucoup de convoitise.: il y en a qui disent méchamment que nous sommes le carrefour de la drogue et du kidnapping, alors que d'autres affirment   que nous sommes un pays accueillant, fiable et une bonne destination touristique.

Concernant les declarations selon lesquelles, toute la communauté internationale conjuguait ses efforts pour venir au chevet d'haïti, Jasmin a précisé  que la communauté internationale est généralement incapable de parler d'une seule voix à propos d'Haïti, parce que tout bonnement tous les pays de cette communauté n'ont pas les mêmes intérêts en Haïti,  ne la voient pas avec les mêmes yeux. Ce qui fait que nous sommes pris dans une toumente, a deploré Joseph Jasmin.

Il a toutefois estimé que c'est à Haïti de se renforcer, aux haïtiens de renforcer leur unité pour parler, eux,  d'une seule voix.

Mais comment arriver à cette indépendance et à cette autonomie avec cette présence accrue de forces etrangères et l'implication des étrangers  dans chacun des secteurs d'activités du pays, Jasmin a précisé que le pays doit forcément entrer dans un processus d'indépendance économique, politique, de réduction des forces étrangères et de renforcement de la PNH, pour pouvoir convenir  avec la comununauté international d'un calendrier de retrait progressif de la MINUSTAH, au fur et à mesure que nous construisons auss notre capacité de production.
 

Deux propositions d'amendement de la constitution déposées au parlement

Port-au-Prince, le 7 septembre 209 – (AHP) –Deux propositions d’amendement de la constitution ont été déposées lundi au parlement, l'une par l’Executif et l'autre par le député Steven Benoit.
 
Le ministre chargé d’harmoniser les relations entre l’Executif et le Legislatif, Joseph J. Jasmin indique qu'avec sa proposition, l’executif entend intervenir entre autres, sur des questions de nationalité, d’elections, de procedures de nomination d’un premier ministre et de la mise sur pied d’un conseil constitutionnel.
 
Ceci devrait permettre a-t-il dit, à l’Etat de fonctionner avec plus  d’efficacité et de précision.
 
Le député Steven Benoit confirme lui aussi avoir deposé une  proposition d'amendement
 
Je fais mon devoir de parlementaire et j'espère que les débats se feront autour des deux  propositions dans le meilleur délai de manière à rendre la constitution plus applicable, a-t-il fait savoir.


Nouvelles du 3 septembre 2009

Nouveau bras de fer législatif/exécutif:trois ministres du gouvernement interpellés


Port-au-Prince, le 3 septembre 2009 – (AHP) – Trois ministres du gouvernement sont interpellés mardi à la chambre basse. Dans une lettre adressée au bureau de la chambre, un groupe de députés  estime nettement inefficace et insatisfaisant le travail du ministre des finances Daniel Dorsainvil, du minisre de la Justice Jean Joseph Exumé et de celui de la Culture Olsen Jean Julien.

Selon ces députés au nombre desquels Jonas Coffy, Steven Benoit, Denis Saint-Fort et Hugues Célestin,   les ministres concernés ont prouvé leur incapacité à assumer leurs responsablités.


Il est notamment reproché  entre autres au ministre de la justice de se livrer à des règlements de comptes personnels, de procéder à des révocations abusives dans l'appareil judiciaire et d'avoir étouffé le scandale de drogue de Port-de-Paix. Le ministère de Me Jean-Joseph Exumé est également accusé de laxisme dans le traitement du dossier des détentions préventives prolongées.

Le gouvernement est accusé de mauvaise gestion. Et le député Steven Benoit reproche au ministre Dorsainvil de ne rien faire pour remettre le rapport des autorités sur l'utilisation  des 197 millions de dollars tirés des fonds de Petro Caribe pour lancer le programme post-cyclonique de l'automne 2008.


"Le gouvernement aurait dû remettre son rapport au début de cette année mais il ne l’a pas fait  et maintenant il semble attendre que  les députés aillent en vacance pour le faire", s'est indigné l'élu de Pétion-Ville.


Daniel Dorsainvil est également dans le collimateur des députés pour "le refus du gouvernement d'accorder cette année un 14 ème mois aux employés de la fonction publique". Ce qui empêchera des  milliers d’enfants d'aller a l’école cette année, a fait savoir  le député Denis St Fort

Pour ce qui est du ministre de la communication Olsen Jean Julien, on lui reproche de n'avoir aucune politique culturelle et de communication.

Présentement, différents groupes de députés s'activent à trouver suffisamment de voix, pour infliger un vote de censure aux ministres interpellés ou pour chercher à leur obtenir un vote de confiance.

Après le Carnaval 2007, la chambre des députés avait infligé un vote de censure au ministre de la Culture Daniel Elie pour "mauvaise gestion"des fonds décaissés pour l'organisation des festivités carnavalesques.

En avril 2008, après les émeutes dites de la faim, le groupe dit des 16 du sénat de la république, avait renvoyé le premier ministre Jacques Edouard Alexis, sous pretexte qu'il etait seul responsable des mauvaises conditions de vie de la population.


L'expert de l'ONU pour les droits de l'homme en Haïti énumère des entorses à la bonne marche de la justice et met en garde contre les cas de policiers gardés dans les rangs malgré de graves accusations pesant contre eux

Port-au-Prince, le 3 septembre 2009 – (AHP) – L’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits humains en Haïti, Michel Forst, a exprimé jeudi son inquiétude quant au processus de certification de la police (Vetting) que mène actuellement la PNH avec l’appui de la Minustah.

Cette inquiétude porte sur le devenir de milliers de dossiers transmis aux autorités haïtiennes sur des cas de policiers contre  lesquels pèsent de seerieuses acusations de toutes sortes.

"S’il s’avère que des policiers, quel que soit leur grade, sont maintenus en fonction alors qu'ils font l'objet d'accusations graves, , on risque de douter de la volonté des autoritees d’écarter les éléments indésirables de la PNH",
 a indiqué Michel Forst.

S’il reconnait la portée des avancées réalisées dans ce domaine, Michel Forst estime qu’il reste encore beaucoup à faire car des rapports de l’Inspection Générale de la PNH et de la section des Droits de l’homme de la Minustah font encore état d’actes de violence, d’actes arbitraires ou se cas de corruption au sein de l’institution.

Il presse également le chef de l’Etat de nommer le président de la Cour de Cassation, appelé à diriger le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire. Ce sera, a-t-il dit, un signal clair de la volonté politique d’avancer sur la voie de la reforme et de lancer le processus de certification des magistrats.

Il estime que l’accent est mis de manière trop importante sur la possibilité pour le président de la cour de cassation de diriger l’Exécutif en cas de vacance présidentielle, alors que son rôle en temps de magistrat est relégué au second plan.

Le président de la cour de cassation est aussi appelé à diriger le conseil d’administration de l’Ecole de la Magistrature, rappelle Michel Forst qui dit remarquer que la nomination du directeur  général de cette institution n’est pas encore effective. 

Dans ce cas, fait-il remarquer, il ne peut y avoir d’appel à candidature pour les cours de formation initiale de magistrats, d’où encore  l’importance de la nomination du président de la Cour de cassation.

Par ailleurs, Michel Forst estime que la reforme de la police doit être en adéquation avec celle de la justice. Il rappelle que l’Etat de droit doit reposer a la fois sur une police forte et une justice efficace

En ce qui concerne les centres d’incarcération, Michel Forst estime qu’il convient de séparer les prévenus des détenus.

En Haïti, a-t-il souligné, 80% des détenus  sont des prévenus, ce qui est non conforme aux principes de l’Etat de droit et qui engendre un apprentissage de la violence. (Ils sontprès de 5000 entassés comme des sardine au pénitencier national)

Aussi, il prône la mise en place de maisons d’arrêts pour les prévenus et des centres de détentions pour ce qui sont condamnées.
Le CARLI a denoncé jeudi la multiplication des actes de brutalités commis par des agents de la police nationale contre des membres de la population civile.
Des casques bleus de l'ONU sont eux aussi accusés d'implication dans de graves cas de violence comme le mois dernier à Lascaobas lors de manifestations pour réclamer l'électricité.
Mais, ces cas sont le plus souvent étouffés.




Le ministre de l'Education nationale confirme la rentrée pour le 7 septembre et annonce des subventions pour les élèves  des secteurs public et privé

Port-au-Prince, le 3 septembre 2009 –(AHP)– Le ministre de l’Education nationale, Joël Desrosiers Jean Pierre, a estimé jeudi qu’une reprise en main de l’école était nécessaire en Haïti, compte tenu, a-t-il dit, des résultats catastrophiques enregistrés au baccalauréat de cette année avec seulement 23% de réussite.

Nous allons travailler à la consolidation de l’école fondamentale en termes d’encadrement pédagogique et au renforcement de la mise en œuvre du nouveau secondaire, a promis M. Jean Pierre.

Le ministre qui confirme la rentrée scolaire pour le 7 septembre malgré les nombreux appels à un report, a donné la garantie que les arriérés de salaires seront versés à tous les professeurs envers lesquels le ministère de l’éducation nationale a des dettes.

500 millions de gourdes ont été sécurisées à cette fin, a-t-il assuré.

Des mesures ont été également adoptées pour chercher à régulariser la situation de ces enseigants, a dit M. Jean Pierre déplorant le fait que dans certains établissements scolaires, on compte presqu'autant de professeurs que d'elèves (30 professeurs pour 40 élèves par exemple .

Le ministre a d’un autre côté fait savoir que le programme de subvention de manuels scolaires et de dotation est déjà relancé.

Il a indiqué que le ministère a subventionné cette année plus de 741,000 livres et plus de 450,000 kits scolaires.

Plus de 150 écoles ont été réaménagées et une dizaine d’autres construites par le ministère avec l’appui de partenaires dont le FAES, dans le cadre du programme d’urgence, a précisé M. Jean Pierre.

Le programme d’éducation pour tous supporté par la Banque Mondiale devrait permettre cette année au ministère de toucher 144,000 élèves. 250 millions de gourdes ont été également débloquées par le gouvernement en faveur de 
150,000 à  200,000 élèves du secteur public et de 55,000 élèves du non public, a-t-il encore précisé.

Le ministre a également informé que le gouvernement envisage des mesures d’accompagnement en faveur des parents de l’élève abattu par un policier lors de la reprise des examens du baccalauréat, il y a environ 2 semaines.

Une délégation gouvernementale a déjà rendu visite aux parents de cet élève dont les funérailles seront à la charge du gouvernement, a-t-il souligné.

Inauguration prochaine d’un ensemble de bâtiments dans des espaces vodou  dans le département de l’Artibonite: ils seront utilisés à des  fins de sensibilisation sur la santé, l’agriculture et également pour la realisation d'expositions de peinture et de sculpture
Port-au-Prince, le 3 septembre 2009 –(AHP)– Le ministre de la culture et de la communication, a annoncé jeudi l’inauguration prochaine d’un ensemble de bâtiments dans les "lakou" (cours) « Soukri, Souvenance et Bajio », dans le département de l’Artibonite.

Un montant de 13 millions de gourdes dont 10 millions dans le cadre du programme d’urgence a été débloqué pour réaliser ces travaux, a fait savoir M. Jean Julien.

Ces espaces vont être utilisés dans le cadre des programmes de sensibilisation sur la santé, l’agriculture et également pour la realisation d'expositions de peinture et de sculpture.

Ces espaces seront également utilisés comme abris provisoires comme ce fut le cas lors du passage des 4 cyclones sur Haïti en  septembre 2008, a encore fait savoir Olsen Jean Joseph.

Pour sa part, le secrétaire d’Etat à la production animale, Michel Chancy, a indiqué qu’au moins 150 personnes ont été identifiées comme victimes des derniers ouragans de 2008, et auxquelles des cabris ont été remis aux fins de reproduction.

Selon M. Chancy, ces personnes auront à remettre à l’Etat haïtiens 2 à 3 cabris pour être redistribués  à un nouveau groupe de bénéficiaires.

Une unité de transformation de lait stérilisé a  également
été mise sur pied dans ces "Lakou"(cours), ce qui permettra la production de 50 à 80 gallons de lait par jour ainsi que du fromage, a encore fait savoir Michel Chancy, soulignant que ce travail sera réalisé avec la collaboration du réseau « Lait à gogo »

Le secrétaire d’Etat en a profité pour annoncer le lancement d’une campagne de sensibilisation contre une série de maladies qui s’attaquent aux animaux du pays notamment la charbon, la fièvre jaune et la perse porcine classique.

Selon M. Chancy, le moyen le plus simple et le plus classique de résoudre ce problème est la vaccination.

Ces maladies qui ont déjà provoqué la mort de beaucoup d’animaux, ne constituent pas un danger pour l’homme, a-t-il rassuré.



***Le projet d’amendement de la constitution sera déposé au Senat vendredi, c’est ce qu’a indiqué le président de l’Assemblée Nationale, Kely C. Bastien suite à une rencontre avec le chef de l’Etat.

Le président de la Chambre des Députés, les présidents des commissions justice des deux branches du Parlement ainsi que d’autres parlementaire ont pris part à cette réunion. 

Kely C. Bastien a fait savoir que le projet d’amendement de la constitution vise à une meilleure application de la loi-mère et  à rendre plus efficace le fonctionnement de l’Etat.

Une déclaration sur la nécessité d’amender la constitution doit être faite au parlement avant le 14 septembre.

Nouvelles du 1er septembre 2009


Les membres du décanat de la faculté de médecine estiment légale et légitime la descente de lieux de la police dans les locaux de la faculte de médecine: la doyenne de la faculté accuse les étudiants de s'être comportés comme des bandits


Port-au-Prince, le 1er septembre 2009 – (AHP)
–La doyenne de la Faculté de Médecine et de Pharmacie  de l’Université d’Etat d’Haïti , le docteur Gladys Prospère a indiqué mardi que la décision du Rectorat sollicitant l’intervention des forces de l’ordre pour reprendre possession des locaux abritant la FMP occupés par les étudiants grévistes était a la fois une décision légale et légitime.
 
Nous avons utilisé une solution légale pour résoudre un problème causé par des étudiants qui se sont comportés en bandits, dit Gladys Prosper annonçant que le comité de discipline permanent statuera bientôt sur le comportement de ces étudiants grévistes pour savoir quelle mesure adopter à leur encontre.
 
Selon le docteur Prospère, le mouvement des étudiants a été lancé suite aux décisions adoptées pour mettre de l’ordre dans le fonctionnement de la FMP. Elle a cité entre autres  les mesures interdisant aux étudiants de passer la nuit à la faculté qui n’a d’ailleurs par de dortoir.
 
Pour ce qui est des cours qui ont été enlevés du cursus, le docteur Prospère a expliqué que  que c'est en raison du fait que des professeurs  ont dû laisser le pays pour ds raisons diverses.
 
Des mesures avaient été adoptées pour combler ce vide des le mois de mai 2009,  mais la crise a commencé en avril, a-t-elle deploré.
 
Le chef du département de médecine interne de la FMP Roudolphe Malbranche, estime lui que les étudiants grévistes refusaient catégoriquement toute possibilité de dialogue avec les responsables pour une sortie de crise.
 
L'intervention des forces de l’ordre était nécessaire, dans ce sens qu'elle  évite, a-t-il dit, une perte effective de l’année académique et les conséquences qu’elle risquait d’avoir sur le système de sante dans le pays.

L'intervention évite aussi  un affrontement entre  deux groupes d’étudiants, a estimé le docteur Malbranche, faisant savoir par ailleurs que l’ensemble des professeurs de la FMP, le Rectorat ainsi qu’une majorité d’étudiants sont solidaires du décanat.
 
 
Pour le chef du département de chirurgie, le docteur Franck Télémaque, la longue crise que vient de connaitre la FMP a beaucoup affecté sa réputation tant sur le plan local qu’international.
 
Il assimile à un assassinat de la faculté l’attitude des étudiants qui ont refusé de collaborer pour faciliter la reslution de la crise.

Mais, les réactions hostiles à la descente de lieux de la police à la FMP se sont multipliées encore ce mardi.

Le sénateur Jean Hector Anacacis a fait savoir que le rectorat de l'UEH n'avait pris aucune décision réelle pour faciliter le dialogue avec les étudiants, ni cherché à obtenir effecivement l'apport d'autres institutions pour favoriser une sortie de crise, preférant se refugier derrière l'autonomie de l'universié.

Et pourtant, les responsables du rectorat ont bien cherché l'aide de la police nationale pour reprendre de force le contrôle de la faclulté de médecine, a déploré le parlementaire.
 
Parallèlement, un groupe d’étudiants issus de plusieurs unités de l’UEH a réclamé mardi le départ du Recteur Jean Vernet Henry.
 
Selon ces étudiants, le recteur Henry s’est montré incapable de diriger l’UEH en sollicitant l’intervention des forces de l’ordre pour déloger les étudiants grévistes, au mepris de la constiution..

Le gouvernement annonce officiellement  son incapacité à octroyer le 14eme mois de salaire aux employés de la fonction publique
 
Port-au-Prince, le 1er septembre 2009 – (AHP) –Le gouvernement a fait savoir officielement mardi que l'Etat n’a pas les moyens d'accorder un 14eme mois de salaire aux employés de la fonction publique.
 
Dans une lettre envoyée lundi au bureau de la Chambre des Députés, le gouvernement  explique que les agents de la fonction publique qui le désirent peuvent toujours solliciter une avance de 50% sur leur bonus annuel pour faire face aux difficultés liées à la rentrée scolaire.
 
Selon le ministre chargé d'assurer la liaison entre l’Exécutif et le Législatif, Joseph Jasmin, le gouvernement a opté pour la réalisation de travaux d’infrastructures routières, l'énergie, la sécurité et la production nationale a celle du paiement d’un 14e mois de salaire.
 
Cependant, Joseph Jasmin a souligné  que le gouvernement continuera d'accompagner les parents à la veille de la rentrée des classes à travers la distributions de kits scolaires et d’uniformes ainsi qu'à travers les subventions de livres et de frais scolaires.
 
La lettre du premier est arrivé au terme du délai que le gouvernement avait sollicité pour répondre aux députés qui lui demandaient lors d'une séance  la semaine dernière d’octroyer ce 14e mois aux employés de la fonction publique. Et c'est le président de la chambre Levaillant Louis-Jeune qui a communiqué l'information aux députés.
 
Le député de quartier Morin, Hugues Célestin accuse le gouvernement d'avoir investi de fortes sommes d'argent pour combatre la loi sur le salaire minimum à 200 gourdes, alors qu’il fait croire qu'il n'a pas les moyens d'honorer un engagement pris depuis des années.
 
Estimant que le gouvernement ne se soucie pas   du bien être de la population, le député avertit  que son vote sur  la loi de finance2009-2010 sera conditionné à l’octroi du 14e mois aux employés concernés.
 
Le député Guy Gérard Georges de Chantal Torbeck appelle pour sa part le gouvernement à faire un choix humanitaire.
 
Beaucoup de parents comptaient sur ce 14e mois pour résoudre un ensemble  de problèmes liés a la rentrée des classe, a dit Guy Gérard Georges pour qui dit croire que le  gouvernement peut encore  faire marche arrière, le budget 2009-2010 n’étant pas encore voté.
 
Son collègue Denis St Fort juge irresponsable et insensible le gouvernement qui dit-il, devrait être interpellé.
 

Nouvelles du 31 août 2009
La crise à la Faculté de médecine et de Pharmacie, est-elle vraiment résolue avec l'intervention de la police?


Des étudiants de la Faculté de Médecine et de Pharmacie occupaient les locaux de l'Institution depuis le 27 avril 2009 pour réclamer officiellement entre autres, le renvoi des membres du décanat jugé incompétents, de meilleures conditions d'apprentissage, dont  l'accès à l'Internet.....et le rapatriement de certains cours enlevés du cursus.

Le décanat rétorque qu'il n'est surtout pas question qu'il s'en aille et en cela, il trouve l'appui du rectorat de l'Université et du Conseil des professeurs de la Faculté pour dénoncer l'intransigeance des étudiants pour leur refus de dialoguer. Tous 3, ils appellent les étudiants à libérer l'espace et à intégrer les salles de classe avant le début de toutes négociations.

Les étudiants s'y refusent et c'est le commencement des sit-in et des manifestations.

Ils vont ensuite trouver l'appui d'étudiants de plusieurs autres facultés: chemin faisant, une nouvelle arme leur tombe dans les mains: le salaire minimum dont les 200 gourdes votées par les deux chambres sont refusées par le président Préval pour les ouvriers de la sous-traitance. Le mouvement se durcit. Les manifestations deviennent souvent violentes avec notammemt des casses et des incendies de véhicules.

Des patrouilles de la police nationale et de la MINUSTAH font un usage abusif de gaz lacrymogènes qui indisposent passants, élèves et même des patients dont des enfants  qui reçoivent des soins à l'Hopital de l'Université d'Etat: des agents de la MINUSTAH sont accusés de violation de l'enceinte de la faculté de médecine: accusation faite par le rectorat mais démentie par la mission onusienne.

Le mouvement prend encore de nouvelles proportions quand les principaux concernés, ouvriers des parcs industriels, rejoignent les rangs. Alors, revendications d'étudiants et  revendications d'ouvriers pour un salaire minimum à 200 gourdes, ne font plus qu'une seule.

Devant l'ampleur de la situation et surtout après les casses et les violences dénoncées  par l'Association des Industries d'Haïti (ADIH) pour justifier un arrêt de travail de 48 heures, les forces de l'ordre montrent les dents et répriment désormais sans ménagement les manifstants: ouvriers, militants et étudiants sont arrêtés.

Les deux derniers étudiants sont liberés seulement vendredi de "l'Enfer du Pénitencier National", selon leurs propres mots.

Mais, après l'annonce par le décanat de la reprise des cours et des inscriptions à la fac de médecine,  les étudiants  dénoncent un massacre en préparation et annoncent le renforcement de la vigilance. Certains d'entre eux dormiraient à la faculté.

Chats et souris se surveillent, puisque les responsables de la faculté dénoncent eux aussi un plan de sabotage que les étudiants se prépareraient à mettre à exécution. Mais, quelle est  la crédibilité de toutes ces accusations. C'est à celui qui pourra le mieux s'attirer  la sympathie de l'opinion.

En tout cas, vendredi soir, 11:30/minuit,  profitant d'un relâchement des étudiants ou ces derniers auraient-ils été informés de l'opération de la police pour vider les lieux, la police donne l'assaut de la faculté de médecine dont elle prend le contrôle  à la demande du Conseil exécutif de l'Unversité pour la rendre au décanat...

La première réaction est  que la crise à la faculté de Médecine, la seule faculté de médecine de l'Etat,  avait trop duré, alors que des centaines d'étudianst et de parents observaient impuissants la poursuite d'une crise interminable et la perte de toute une année d'études, sans savoir quand les activites allaient reprendre.

La première réaction est aussi de dénoncer le jusqu'auboutisme des étudiants accusés de vouloir dicter leurs lois, de commettre des actes de violence et de jouer à outrance la carte de la discrimination sociale.

Mais l'intervention de la police en pleine nuit dans l'enceinte d'une faculté en violation des prescrits de la constitution est également dénoncée avec vigueur, une stratégie qui pourrait vouloir dire que les autorités universitaires ont échoué à trouver le charisme et les ressources qu'il faut pour rassurer et convaincre les étudiants de la nécessité du dialogue.

Le président du sénat Kély Bastien qui s'est porté sur les lieux  vendredi minuit n'y est pas allé par 4 chemins: les problèmes à la faculté de médecine ne doivent pas être résolus dans la violence et la répression par les uns comme par les autres. Qu'est-ce qu'on voulait cacher en intervenant en pleine nuit,  renchérit le professeur Daniel Supplice qui dénonce aussi les violences commises par les étudiants ou des menaces qu'ils auraient projeté de mettre à exécution.
 
Daniel Supplice appelle à un dialogue  franc avec des concessions de part et d'autres, pour qu'un climat de travail puisse revenir à la fac de médecine.

De fait, dans l'état actuel des choses, de nombreux parents dont ceux qui ont les moyens de faire autrement  pourraient désormais craindre d'envoyer leurs enfants dans une faculté dont la sécurité reste fragile, malgré la présence de policiers dans le perimètre.


En lieu et place de toute manifestation de force et  du déversement abusif  de propos blessants et offensants, des mesures d'un autre genre s'imposent pour aider à cicatriser les blessures, après 4 mois de face-à face. Car après tout, dirigeants et étudiants sortent diminués de  ces 4 mois de crise (si la crise est resolue), même si au bout du compte, ce sont les derniers qui risquent de perdre davantage.

Et sur la question de savoir si des étudiants sont manipulés: ll faut d'abord chercher à bien identifier ceux qui ont fait des étudiants les intransigeants qu'ils sont devenus aujourd'hui. Ne feraient-ils que suivre  le chemin qu'on leur a montré, celui de la table rase, qu'ils ont bien  pratiqué dans un passe récent et dont ils ne pourraient encore se détourner. Peut-être cesseront-ils un jour de jouer les fusibles pour donner la première place à leur formation.


7 unités de l'l'Université d'Etat fermées en protestation à  la descente des lieux de la police dans les locaux de la faculté de  médecine: le ministre de la santé critique les moyens utilisés tant par le conseil de l'UEH que par les étudiants pour tenter de résoudre la crise

Port-au-Prince, le 31 août 2009 – (AHP) – Les portes d’au moins 7 unités de l’Université d’Etat d’Haïti ont été fermées lundi par des étudiants mecontents de la décision du Rectorat d’autoriser les forces de l’ordre a effectuer une descente des lieux a la Faculté de Médecine et de Pharmacie (FMP) dans la nuit de vendredi a samedi pour y déloger des étudiants grévistes.
 
Les facultés touchées sont entre autres les Sciences Humaines,  l'Odontologie, l'Ethnologie, la faculté des Sciences, la faculte de droit, l'INAGHEI,  et l'Ecole Normale supérieure.
 
Les étudiants ont fait savoir qu'en appelant la police à prendre d'assaut un space universitaire
 par cet acte, les actuels membres du Rectorat démontrent qu’ils ne sont plus dignes  de diriger l’université d’Etat.
 
Selon les protestataires, la fermeture de ces entités de l’UEH ont été faites avec le consentement des étudiants qui s’y trouvaient.
 
Le ministre de la Sante Publique et de la Population estime pour sa part très regrettable que des policiers aient été appelés pour permettre aux membres du décanat de la FMP de reprendre possession ds locaux de la Faculte de médecine.
 
"Les étudiants aussi bien que  les responsables du Rectorat sont allés trop loin dans les procédés utilisés pour chercher à résoudre la crise.
 
Le sénateur Jean H. Anacacis est du même avis.
 
Si les étudiants de la FMP sont allés un peu trop loin dans la façon dont ils ont exprimé leurs revendications, l’autorisation donnée par le conseil de l'université aux policiers pour investir en pleine nuit la faculté de médecine  est plus que condamnable,  a fait savoir le sénateur, estimant que le rectorat commet une erreur grave en agissant comme le bras armé de l’Etat.

Jean Hector  Anacacis estime qu’il y a un sérieux problème au sein de l’UEH affectée cette année par toute une série de crises.

Le député Jonas Coffy  condamne le "dangereux  précedent" cautionné par  le rectorat  de l'UEH à travers la violation de l'espace universitaire.

Estimant  que le président René Préval n'était pas au courant de cette violation de la constitiution, il l'appelle à intervenir rapidement pour chercher à résoudre définitivement cette affaire.

Le coordonnateur général de l’Union Nationale des Normaliens Haïtiens (UNNOH), Josué Mérilien, a de son côté estimé que les mots manquent pour expliquer l'action du rectorat et de la police, qui va, selon lui, empirer la situation.

Les problèmes sont réels, il faut chercher à les résoudre par le dialogue et non par la force, a lancé M. Mérilien qui appelle toutes les organisations de droits humains  à se mobiliser en vue de donner une réponse appropriée à ce qui vient de se produire à la faculté de médecine.

Quant au vice recteur à recherche  de l’université, le professeur Fritz Deshommes, il a estimé que cette intervention était nécessaire pour libérer l’espace de la faculté de médecine occupé, a-t-il dit, par des étudiants intransigeants..

Pour le moment, les membres du décanat de la faculté s’occupent à nettoyer l’enceinte afin de préparer la reprise des activités académiques, a fait savoir M. Deshommes.

Il en a profité pour appeler les secteurs compétentst réviser à la hausse les fonds alloués dans le budget national à l’université pour lui permettre de répondre à ses obligations.

L’un des leaders du mouvements des étudiants, Martial Bénêche, a fait savoir que les étudiants vont se réunir sans délai pour décider de la  réplique à l'action "illégale et arbitraire du Conseil de l'Université".

Nouveaux cas de lynchages d'haïtiens en République dominicaine

Santo-Domingo, 31 août 2009. – Deux  ressortissant haïtiens ont été lynchés dimanche en République Dominicaine sous l'accusation d’avoir tué un peu plus tôt un citoyen dominicain, a rapporté lundi le quotidien dominicain Listin Diario..

Wilson Miguel Pérez Ramírez, 19 ans, connu ausi sous le sobriquet Fernandito et un de ses presumés complices ont été tués dans la commune de Las Charcas par une foule furieuse composée surtout de proches du  dominicain Edwin Cedano qui aurait été mortellement blessé.

Le corps sans vie des deux hommes tués à coups de pierres et de bâtons   ont ensuite été brulés par les revanchards, a   indiqué le journal.

Qand la police est arrivée sur les lieux, les cadavres étaient méconnaissables.

Les premiers élement de l'enquête revéleraient que les deux hommes etaient fiches par la police comme des voleurs et feraient partie d'une bande de delinquants qui ont donne la mort à
Edwin Cedano Matos, 18 ans après lui avoir volé 240.000 pesos dans le secteur de la Milagrosa.

La police a toutefois fait savoir que le présumé complice de Ramirez tué, serait un citoyen dominicain dont l'identité n'a pas éte revelée.

D'aun autre côté, un haïtien de 64 ans identifié comme Pica Yan  a éte tué à coups de pierres dans la localité de Tamayo, sous l'accusation de vols de bananes dans les fermes agricoles.

Un autre haïtien, Yan Siciano, 23 ans a été grièvement blessé samedi à la tête par un groupe d'individus qui l'ont depouillé de sa moto  Honda C-70


7 cas avérés de grippe A diagnostiqués en Haïti dont deux casques bleus: le MSPP dispose d’une quantité suffisante de médicaments pour  faire face aux besoins, selon le ministre Alex Larsen


Port-au-Prince, le 31 aout 2009 – (AHP) –
Le ministre de la Santé Publique et de la Population, le Dr Alex Larsen, a indiqué lundi que sur 200 sujets testés en Haïti, 7 cas avérés de grippe A(H1N1) ont été diagnostiqués.
 
Il s’agit, a-t-il dit, de deux étrangers membres de la mission onusienne en Haïti et de 5 citoyens haïtiens.
 
Tous ont reçu le traitement appropriés et sont en bonne santé, a affirmé le docteur Larsen.
 
Il a fait savoir que le ministère dispose d’une quantité suffisante de médicaments pour  faire face aux besoins.
 
Cependant, il rappelle que la commande ou la vente de tamiflu utilisé dans le traitement de la maladie est interdite en Haïti pour toutes entités autre que le Ministère de la Santé.






Nouvelles du 13  juillet 2009

L'Affaire Franck Ciné ou les contradictions criantes d'un système judiciaire

S'il y a un secteur qui mérite une attention toute spéciale en Haïti, c'est bien le secteur Justice. Le cas Ciné, cet homme d'affaire connu de tous, pourvoyeur d'emplois,  propriétaire de la plus ancienne compagnie de téléphonie mobile en Haiti, vient de mettre à nu de façon  éloquente les faiblesses et contradictions criantes d'un système judiciaire..

 Franck Ciné vient d'être remis en liberté après avoir été astreint à 25 mois de prison préventive. Il était accusé   d'implication dans la faillite présumée de l'ancienne Socabank aujourd'hui absorbée par la banque nationale de crédit (BNC).

On lui reprochait d'avoir obtenu, en tant qu'actionnaire majoritaire, des prêts hors normes de l'ancienne institution bancaire. Il aurait donc commis un délit et aurait été  emprisonné pour dettes, alors que la loi  haïtienne ne reconnait pas l'emprisonnement pour dettes.

Quoi qu'il en soit, la Cour de Cassation vient de rejeter l'accusation qui motivait officiellement son arrestation, même si c'est 2 ans et 1 mois plus tard .

Mais l'ironie dans cette affaire, c'est que d'autres membres du Conseil d'administration de la même Socabank dont le trésorier, arrêtés en même temps que M. Ciné et sous le même chef d'accusation, ont eté remis peu après, en liberté.

A la même époque, plusieurs autres citoyens mis aux arrêts pour crimes présumés ont été relaxés, après que des secteurs auxquels ils appartiennent furent montés au créneau en leur faveur.

Mais dans le cas Ciné, beaucoup de gens ont relevé que l'acharnement  de la "justice" à vouloir le garder dans les chaînes, l'indifférence voire le mépris d'un ensemble de secteurs, d'un ensemble de décideurs face à ce qui a été pourtant considéré comme un exmple clé d'abus de pouvoir, et d'injustice, ont fait dire à ses avocats, que l'affaire etait d'avantage liée à un règlement de comptes.

La justice haïtienne a la réputation d'une justice à double vitesse: application outrancière et favorable des lois pour les amis, même quand ils sont en contravention, mais ignorance et mépris arrogant des textes de loi quand il s'agit de sans noms, de sans voix ou de présumés adversaires: ceux-là, qu'ils pourrissent en prison, qu'importe s'ils sont innocents.

Et pire, tout cela  est considéré comme normal par des organisations de droits de l'homme. Et pire encore, tout cela se passe comme si la constitution n'avait pas désigné ceux qui doivent veiller au respect et à l'application des lois quand certains en abusent.

La grande loi est que tous sont créés pour vivre libres: De ce fait, lorsque  des gens oeuvrent à faire  sortir un proche ou un collègue de prison, c'est plus que louable.

Cependant, on se rend trop souvent compte, que ceux qui ont le plus de chance de sortir de prison, qu'ils soient fautifs ou pas, ce sont ceux qui disposent de grandes gueules pour faire pression, pour faire du bruit, des gens capables de faire perdre la tête aux juges, au ministère de la justice et au gouvernement.

De grâce, libérez-le vite, évitez-nous une nouvelle crise, même si on doit frustrer un commissaire.

Quant aux autres, ceux pour lesquels aucun dossier n'a éte dressé, les boucs émissaires, ceux dont on dit qu'ils sont victimes de règlements de compte: qu'ils croupissent, qu'ils pourrissent.

On dit même qu'il y a des secteurs pour passer au crible les dossiers qui  doivent être gelés ou qui doivent être pris en considération.

Voyez avec quelle célérité  on a décidé de jeter  en prison Sandro Joseph, l'ancien directeur général de l'ONA, alors qu'il était disponible pour la justice. Dans le même temps, voyez toutes les gymnastiques auxquelles on se livre pour traiter différemment le dossier du directeur de l'OAVCT, pour qu'il reste en liberté, malgré les accusations qui pèsent contre lui (c'est tant mieux pour lui).

C'est ainsi qu'on devrait procéder pour tous ceux qui sont l'objet d'accusations et qui sont  à la disposition de la justice, comme l'était l'ancien directeur général de l'ONA. Mais, 4 mois  après son arrestation, aucune ordonnance n'a été rendue dans le cadre de son dossier.

Voyez aussi quel traitement est infligé, dans l'indifférence de tous, au militant politique Ronald Dauphin, incarcéré  sans jugement depuis mars 2004, sous l'accusation d'implication dans un présumé massacre, pendant qu'on tente  de réhabiliter moralement y compris par des postes honorifiques des individus qui ont dans un passé récent abusé malhonnêtement  de leur autorité.

Même Justice et Paix, une organisation de l'Eglise catholique, n'a pas jugé qu'il était moral d'inscrire le dossier d'un homme malade (Ronald Dauphin) dans sa liste de prévenus pour lesquels une intervention s'avère urgente.

On se perd à trouver les  raisons qui  expliquent des traitements différents dans la conduite de dossiers  similaires, les raisons pour lesquelles on décide de poursuivre un citoyen sous tel chef d'accusation, pendant qu'on couvre et  protège un autre citoyen faisant l'objet des mêmes accusations.
 
Dans notre pays, on peut facilement destituer un sénateur et le pousser à quitter son pays pour sa nationalité étrangère présumée, pendant  qu'aucune mesure n'est prise contre des députés se trouvant dans la même situation.

On peut persécuter et harceler  des citoyens pour des raisons apparemment bénins, pendant qu'on fait le black-out ou conditionne le piétinement de dossiers susceptibles de faire beaucoup de mal au pays, comme le scandale des narco-dollars de Lavaud (Port-de-Paix) 

Le fonctionnement boîteux de la justice avec l'application d'une politique de deux poids deux mesures est considéré comme l'un des principaux talons d'Achille du gouvernement,

 Cette conduite jugée partisane  de l'appareil judiciaire et la jouissance par certains secteurs du privilège d'influencer la distribution de cette justice, pourraient avoir des conséquences  néfastes  sur l'avenir même du pays.

Nouvelles du 5 juin 2009

Vouloir occulter  l'action du père Jean-Juste, partie perdue d'avance

Les funérailles du prêtre haïtien Gérard Jean-Juste décedé des suites de problèmes respiratoires et cardiaques  après une leucémie attrapée en 2005 en prison, seront chantées ce samedi à Miami.  Mais des veillées et d'autres activités sont organisées dans plusieurs villes haïtiennes dont Port-au-Prince et un peu partout à l'étranger: Santo-Domingo, New-York, New-Jersey, Boston, Paris et ailleurs.

L'action et le dévouement du père Gérard-Juste en faveur de milliers d'immigrants haïtiens en Floride et dans la défense des droits de l'homme est si importante que beaucoup de gens à travers le monde sentent le besoin et la nécessité de s'associer  aux cerémonies et aux derniers hommages rendus à cet homme exceptionnel, farouche partisan du respect des principes et des  lois et qui répondait toujours présent sur tous les fronts quand il s'agissait  de voler au secours de gens en difficulté ou de manifester sa solidarité et sa reconnaissance.

Et c'est ce sens de gratitude qui l'a conduit ce 21 juillet 2005 à l'Eglise Saint-Pierre de Pétion-Ville pour participer à la concélebration des funérailles du jeune journaliste-poète, Jacques Roche, originaire comme lui de Cavaillon, et dont la maman lui avait fait du bien dans le passé.

Mais, il a été assailli par des individus violents qui lui infligèrent de graves sévices corporels, lui assénant  des coups partout, utilisant des méthodes honteuses pour éviter qu'il ne saigne, tout cela en plein temple de Dieu, harangués par des propos sulfureux crachés du haut de la chaire. Mais, le prêtre, comme un mouton cerné dans l'abattoir,  a encaissé et souffert sans mot dire et sans opposer aucune résistance.

Et comme tentative d'explication à ces volences: il aurait eu quelque chose à voir avec le kidnapping suivi de l'assassinat odieux de M. Roche. Mais on sait et tout le monde sait que l'objecif était de  le jeter quelque part où, élément gênant,  il ne soit plus capable de "nuire": la prison. Et c'est là qu'il a été conduit, là où sa leucémie s'est déclarée.

Si un petit groupe d'irréductibles  dont certains ont beneficié à coups sûrs directement ou indirectement des bienfaits du prêtre, lui manifestent aujourd'hui encore leur aversion, mais ses amis haïtiens et  étrangers sont 1.000 fois, 100.000 fois  plus nombreux.

Et de fait, de partout, en Haïti comme à l'Etranger, leurs témoignages affluent pour  banaliser les tentatives de salissure et  remercier le père Jean-Juste pour tout. Et l'un de ces témoignages envoyés de Boston dit ceci:  ceux qui t'aiment,  ils sont très nombreux,  savent que ta mission était le bien que tu as fait toute ta vie et que les accusations portées contre toi n'ont jamais convaincu et ne convaincront jamais personne, pas même ceux qui les ont lancées haineusement et qui t'ont battu, en raison de tes convictions  politiques,  pour te barrer la route de la présidence qu'on redoutait de te voir emprunter.

A la veille donc du dernier voyage du père Jean-Juste, de nombreux citoyens aujourd'hui médecins, avocats, professeurs dont les parents ont profité de l'action du père Jean-Juste, et qui résident dans différentes villes du monde, sortent ces derniers jours de leur silence: "Je n'aurais jamais été médecin aujourd'hui, si tu n'avais pas aidé mes parents à régulariser  leur situation", écrit Ronald J. Auguste, soulignant que des cas similaire sont innombrables .  

Un citoyen américain d'origine haïtienne, André Pierre, élu le 2 juin dernier à la municipalité de North Miami, a dédié sa victoire au père Jean-Juste pour "sa longue croisade en faveur des droits des haïtiens".

Elanor Oscar  de West Palm Beach écrit:  le nombre de ceux qui t'en veulent est si insignifiant  et le nombre de ceux qui t'aimernt si important   que personne ne pourra jamais banaliser ton action et ternir ton image. Même, ceux qui sont devenus tes adversaires les plus coriaces  ont béneficié d'une façon ou d'une autre  de tes actions bienfaisantes, écrit encore Elanor.

Le père Gérard Jean Juste peut dont partir fier d'avoir fait un peu de bien, assuré de rester longtemps ou plutôt toujours dans le coeur de la majorite des haïtiens, malgré ceux qui n'aiment pas les différences et ceux qui, atteints de vertige, font semblant d'oublier.


Nouvelles du 22 janvier 2009

La misère haïtienne, un produit qui se vend bien


Nul ne peut contester le support fourni par certaines organisations étrangères dans le cadre de la lutte menée contre la misère et pour l'amélioration des conditions de vie particulièrement des enfants, en Haiti.

Sans leur précieuse aide,  sait-on jamais  combien d'enfants crèveraient de faim, de manque de soins de santé ou seraient privés d'éducation, dans un pays où l'Etat désinvolte est peu enclin  à assumer ses responsablités.

Il y a malheureusement des organisations, et elles sont nombreuses, qui  utilisent la misère de nos enfants, de nos femmes et de nos vieillards des quartiers deshérités à des fins commerciales.

Elles sont 20, 30, 40 ONG dans une seule ville avec la prétention de faire la même chose, sans aucune coordination entre les unes et les autres, en dehors de tout contrôle de l'Etat. Les organisations non-gouvernementale sont d'ailleurs plus de 3000 dans le pays, alors que seules 400 à 450 sont légales.

En tout cas, toutes jurent qu'elles sont là pour nous sauver, car c'est par elles que transitent  la majeure partie de l'aide internationale accordée officiellement à Haiti, y compris l'aide à l'agriculture.

Malheureusement, on déplore que les fonds "gérés"soient dépensés en salaires et retournent donc à leur source. Pas de surprise que les résultats sur le terrain soit zéro barré.

Il y a aussi de ces organisations dont les membres font le tour de nos taudis  et des quartiers déshérités pour prendre les photos les plus dégradantes, les plus révoltantes. Car plus les photos inspirent la pitié, plus elles présentent des scènes répugnantes, plus elles ont la chance de faire recette.

En effet, c'est à l'aide de ces photos souvent publiées par la suite dans des revues, que certaines ONG arrivent à convaincre des organisations philantropiques de l'étranger de l'urgence de faire quelque chose  pour sauver des vies. Que leur importe, si elles présentent toute  Haïti  comme un vaste bidonville où  tous et toutes vivent dans la boue et la crasse.

Les quémandeurs vont certes obtenir des sommes dont à peine un centième  sera peut-être utilisé effectivement à des fins humanitaires en Haïti, mais le tort qui est fait au pays, sera irréparable, car  qu'est-ce qu'un touriste viendra chercher dans un pays présenté comme un énorme marécage, où porcs et enfants s'entrecroisent où bêtes et humains se désaltèrent dans la même eau.

L'Unicef, (organisation des nations-Unis pour l'enfance) est une agence respectable de l'ONU. Et personne ne peut prétendre ignorer les nombreux efforts déployés dans le plus grand respect par sa branche locale en faveur du bien-être des enfants haïtiens.

Malheureusement, on n'arrive pas à comprendre qu'elle en soit arrivée à utiliser une image, une photo tout à fait inacceptable pour chercher, on ne sait quoi, à provoquer peut-être l'émotion sur les mauvaises conditions de vie des enfants haïtiens.

Il s'agit d'une photo présentée comme la meilleure de l'année 2008 prise en Haïti  pour l'UNICEF par la photographe belge Alice Smeets et qui a primé sur 1449 autres clichés dans le cadre d'un concours international de photos  réalisé par le Fonds des nations-nies pour l'enfance.

On y voit une petite fille de blanc vêtue, au milieu  d'une mare de boue remplie de fatras et de déchets de toutes sortes, tout juste devant deux porcs en train de dévorer des détritus, avec en arrière-plan  des taudis de la zone photographiée. Voilà la meilleure photo 2008 d'Haïti, selon l'UNICEF, photo qui fait le tour du monde.

Il est vrai que notre pays regorge de fatras, il est vrai qu'il n'y a aucune politique claire de curage, de nettoyage et de ramasage d'ordures. il est vrai que nos dirigeants d'hier et d'aujourd'hui ainsi que des secteurs nantis n'éprouvent aucune gêne à voir des haïtiens vivre dans un tel environnement, il est vrai aussi que des haïtiens sont en grande partie responsable de la mauvaise publicité faite autour d'haïti, nous ne pouvons quand même pas accepter que cette photo de l'UNICEF soit la meilleure vue d'Haïti pour l'année écoulée. Elle ne nous rend pas service. Elle ne nous fait que du mal.

Il faut rappeler que ce n'est pas la première fois que pareil impair est commis.... Il y a 9 ans lors du passage à l'an 2000, une consultante de la Mission Civile OEA/ONU (MICIVIH) n'avait pas trouvé meilleure meilleure image pour illustrer la vie en Haïti au passage d'un siècle à un autre, qu'une vidéo montrant des gens pataugeant dans la boue dans le quartier déshérité de Jalousie à Port-au-Prince.

Nous ne croyons pas que c'était dans l'intention de l'UNICEF de contribuer à ternir l'image d'Haïti en publiant la photo qui provoque la réprobation, mais le mal est fait. Il mérite réparation, à la fois pour  la petite fille dont les droits ont eté violés et aussi pour le pays, un pays  qui mérite un autre type de promotion, même si les autorités ne semblent ni dérangées ni concernées.


Nouvelles du 8 décembre 2008

Fragilisé jusqu'à la dépendance la plus totale

Nous ne pourrons, même en partie, mesurer  notre niveau de démocratie et notre capacité à respecter l'alternance démocratique que lorsqu'un président élu peut entamer son mandat et le terminer  sans la couverture d'une force internationale.

Il n'est un secret pour personne que le régime intérimaire  de Gérard Latortue n'aurait pas tenu un mois sans la présence de la force multinationale puis de la MINUSTAH après le 29 février 2004.

Les proches du régime intérimaire le savaient tellement qu'à aucun moment au cours de ses 2 ans aux affaires, ils n'ont demandé le départ de la mission onusienne. Et le maximum qu'ils se sont permis de faire, c'était de l'accuser de laxisme et de complicité  quand ils estimaient que la mission n'y allait pas suffisament fort contre des "secteurs ennemis".

On n'a pas besoin non plus d'être grand politologue pour savoir que le gouvernement même élu  du président René Preval aurait dejà longtemps fait partie du passé, sans cette même MINUSTAH, dans un pays où le penchant pour la prise du pouvoir en dehors de la voie démocatique, est encore bien vivant.

Ce n'est certainement pas  le président Préval qui demandera clairement le départ de la MINUSTAH, avant la fin de son mandat, surtout après l'expérience du  8 avril quand des groupes violents forçaient le portail du palais national, affirmant ironiquement qu'ils voulaient, à sa demande, inviter le chef de l'Etat, à grossir les rangs des pseudos manifestants contre la faim.

Cependant, des déclarations faites le 18 novembre dernier par le président Préval questionné sur la compatibilité de la présence de la MINUSTH en Haïti avec la celébration du 205 ème anniversaire de la dernière bataille victorieuse de l'Armée indigène sur la puissante armée de Napoléon, font se poser beaucoup de questions

En effet, tout en saluant le travail de la MINUSTAH qui  aide, a-t-il dit, la police nationale à se professionnaliser, M. Préval affirmait ne voir aucun problème à ce qu'elle s'en aille, à la fin de son mandat présidentiel, rappelant même qu'à la fin de son premier terme, il n'y avait plus aucun soldat de ceux qui l'avaient acompagné pendant une bonne partie de ce mandat.

Beaucoup estiment que cette réponse du président avait peut-être été donnée sous la pression des journalistes vu que c'était à une date hautement historique , autrement, certains auraient pu l'accuser de ne penser qu'à la securité de sa propre présidence.

Il est clair que si la présence en Haïti de la MINUSTAH devait encore durer des et des années, ce serait d'abord et avant tout l'échec de cette mision et de toute la communauté internationale. On pourrait  alors accuser la mission onusienne de ne rien faire depuis 2004 pour permettre au pays de se reprendre en main sur les plans économique, social et politique ou encore de tout faire pour y rester indéfiniment.

Il est tout aussi clair  que dans l'état actuel des choses, paticulièrement sur le plan de la sécurité, il n'y a aucune équipe gouvernementale qui puisse  tenir avec notre seule et fragile police nationale. Il est sûr que des efforts ont été consentis pour la mettre sur le chemin de la professionalisation. Il est sûr que son directeur général, la secrétairerie d'Etat à la sécurité publique et des secteurs etrangers font un travail  appréciable pour séparer le bon grain de l'ivraie, mais, ce n'est toujours pas assez, car il y a encore plein de brebis galeuses, plein de policiers ripoux qui freinent la marche de l'Institution.

Ce n'est pas assez, parce que la police nationale est encore très sous-équipée par rapport à la responsablité qu'elle doit assumer, en l'absence d'une autre force.

Pas de folklore! Assez de fanfaronnade! Tout le monde sait dans quelle pagaille,  la MINUSTAH laisserait le pays fragilisé jusqu'à la dépendance la plus totale, si elle partait avec le départ du président. Car, qu'est-ce qui a eté réellement fait pour nous aider à recommencer à nous prendre en main. La réalité est qu'on est plus demuni et plus dépendant  que jamais sur tous les plans, au point que même quand une école s'effondre, le premier réflexe est d'appeler les pays amis.

Ce n'est certainement pas à petits coups de 10, 15 ou 20 millions de dollars  versés à grands renforts de publicité dans cet océan de besoins que ceux qui ont une responsabilité morale envers Haïti, l'aideront à se remettre  sur les rails, lors même que la plus gande partie de ces pauvres millions est depensée en salaires et autres frais administratifs  par des ONG venues d'ailleurs.

Regardez comment les responsables de l'ONU peinent pour rassembler quelque 100 millions de dollars pour permettre au pays de souffler après les derniers ouragans

Malgré la crise financière mondiale, si la communauté internationale veut réellement qu'Haïti sorte de cette situation d'assisté pemanent, elle sait clairement quoi faire. Elle pourrait faire comme elle a procédé par exemple pour  la Géorgie en septembre dernier lors de la crise avec la Russie: 1 milliard de dollars d'aide venus d'ici, 30 millions de là et puis 40 autres millions.

On ne peut pas dire non plus qu'au niveau local, beaucoup ait eté fait pour redonner l'espoir, pour insufler un élan nouveau, quand le droit economique et le droit au travail sont méconnus. Comment donner le gøût du travail à ceux qui travaillent, quand travailler ne rapporte rien, quand le salaire minimum est encore aujourd'hui de 70 gourdes par jour, (moins de 2 dollars américains) et quand très peu de gens y voient un problème

Comment comprendre aussi que près de 3 ans après l'investiture du président Préval, aucun changement n'ait été effectué dans des secteurs clés. A titre d'exemple, c'est toujours la même diplomatie moribonde qui nous représente, alors qu'on est à l'heure de la diplomatie dynamique, toujours en quête d'opportunités

Ce sont aussi pratiquement les mêmes directeurs généraux, les mêmes délégués départementaux qui sont en poste depuis 2004.

Si Obama, ne reconduit pas tous les ministres de Bush, ce n'est pas parce qu'ils sont des incompétents, c'est plutôt parce qu'on ne construit pas du neuf sur de l'usé, c'est plutôt parce qu'il veut relancer l'optimisme, redonner au peuple américain en proie à sa plus grave crise économique depuis près de 80 ans, une nouvelle raison d'espérer et de croire en des lendemains meilleurs.

Il n'y aura donc vraisemblablement qu'une seule et longue mi-temps, mais sans buts, car on ne voit pas beaucoup de lumière poindre à l'horizon. La première ministre Michèle Pierre-Louis, arrivée il y a 3 mois,  pourra-t-elle permettre de voir le bout du tunnel dans un pays fragilisé jusqu'à la dépendance la plus totale


Après les effondrements: gare aux dispositions émotionnelles et abusives


Depuis l'effondrement meurtrier  du Collège La Promesse évangélique ( 7 novembre 2008), ayant fait près d'une centaine de morts, l'indignation est à son comble. Et dans différentes écoles de la capitale, les jeunes vivent dans une psychose proche de la paranoia.

Des secteurs divers accusent l'Etat haïtien de grave responsabilité dans cette hécatombe pour n'avoir jamais exercé aucun contrôle sur le secteur de la construction:

En effet, des gens construisent n'importe où et n'importe comment, dans des ravins et dans les lits des rivières,  sur le flanc des montagnes comme au bord de la mer.

Nos maisons sont construites généralement  dans des zones sans système de drainage, et les maisons n'ont, elles-même, aucun système d'évacuation  pour les eaux usées. Et que dire de la solidité des constructions d'où le fer et le ciment sont quasiment absents

Toute cette réalité se réveille soudain, comme si  elle datait seulement d'hier. Tous ne jurent que par les démolitions d'écoles et de maisons privées dont on découvre brusquement qu'elles ont été construites hors normes après le drame de Nérette.

Les mairies et d'autres instances de l'Etat pressent les propriétaires des maisons ou des écoles vétustes, supposées  représenter des dangers, de les consolider ou de les démolir, sinon, ce sont elles qui s'en chargeront aux frais des propriétaires.

Il est en effet, urgent de prendre des mesures pour prévenir des drames du genre " la promesse évangélique" susceptibles d'endeuiller le pays, mais l'Etat doit se garder de réagir de façon aveugle et éviter que le remède soit plus amer que le mal que l'on afirme vouloir  éradiquer.

Mais comment décider face à toutes ces écoles boîteuses, ces maisons que l'Etat a laissé  construire pendant des décennies dans le plus grand désordre dans les bidonvilles, les cités, les mornes dénudés, dans les ravines, mais aussi au coeur de la capitale, et qui font courir de graves dangers.

Va-t-on les démolir toutes? Ce serait jeter  des centaines de milliers de gens  dans la rue.

Mais comment faire le choix entre celles  qui doivent être renforcées, démolies ou gardées intactes malgré leur fraglité, car c'est un nombre important de maisons qui sont en situation de precarité à port-au-Prince

Nombre d'entre elles ont ete fragilisées et fissurées par les dernières inonnondations.

Comment démolir des maisons jugées dangereuses sans offrir d'alternatives à leurss proprietaires ou à ceux  qui les habitent par ces temps de grave crise économique. L'Etat devrait plutot les aider à consolider ces maisons  pour n'avoir pas été à la hauteur de ses responsablités pendant des dizaines d'années.

Les autorités ont pour devoir de protéger la population du danger,  mais doivent éviter dans le même temps des mesures émotionnelles, abusives et démagogiques qui pourraient avoir des conséquences tout à fait imprévisibles.


Nouvelles du 19 novembre 2008


Le drame des Haïtiens de Saint-Domingue: l'indifférence qui invite au pire
Environ 800.000 haïtiens résident en République dominicaine contre à peu près 20.000 dominicains en Haïti.
Les autorités des deux pays ne râtent pas une occasion pour se féliciter des bonnes relations existant au sommet, notamment entre les présidents René Préval et Léonel Fernández.

Et pourtant, il y a tellement d'interêts et même de vies sacrifiés à l'autel de ces supposées bonnes relations dont ne profitent, au bout du compte, que l'autre partie.

Les deux chefs persistent à fuir l'épineuse question migratoire  et la commission mixte bilatérale n'est toujours pas réactivée.

Entre temps, les conflits entre dominicains et migrants haïtiens- au cours desquels les haïtiens sont le plus souvent les victimes-  se multiplient dans différents points  du pays (RD) - et  récemment encore à Neyba et à Guayubin- au point qu'il ne se passe  pas un mois sans qu'il y ait des Haïtiens  tués ou dont les droits sont foulés aux pieds.

Les informations rapportent que de 2005 à nos jours, au moins 16 cas d'actes xénophobes ont eté commis contre des Haïtiens en République dominicaine.

Alors que les images de ces actes de violence  largement diffusées à la télévision, povoquent des réactions d'indignation et de colère à travers le monde, les autorités haïtiennes restent de glace et observent le plus grand mutisme. Certains disent même  qu'on peut  être soulagé qu'elles ne s'en prennent pas aux  organisations qui rapportent les mauvais traitements infligés au haïtiens.

Et la question de se poser automatiquement: qu'est-ce qui peut expliquer le silence des plus hautes autorités de l'Etat haïtien sur un dossier aussi crucial?

On relève  qu'en près de 10 rencontres entre les  présidents Préval et Fernández, aucune décision serieuse n'a été prise en rapport avec le thème migratoire.

Beaucoup en sont arrivés à dire que les deux hommes se seraient entendus pour ne pas aborder une question qu'ils jugeraient trop compliquée, trop embarassante  et de nature même à menacer leur pouvoir. C'est ce qui expliquerait qu'ils refusent d'en parler en public.

Et c'est ce qui expliquerat aussi cette nonchalance (du côté haitien surtout) à réactiver   la Commission mixte dont  un sous -groupe devrait justement s'occuper des questions migratoires et frontalières

Jusqu'ici, seules deux  ententes mineures ont ete signées dans le cadre de la question migratoire. La première ( juin 1998) concerne  les modalités de recrutement des travailleurs saisonniers haitiens  et les dominicains qui viennent travailler en Haïti dans différentes sphères d'activités

La deuxième (déc 1999) concerne les conditions de rapariements des Haïtiens.

Aucune des deux parties ne respectent ces ententes: les Dominicains se livrent à des opérations de  recrutements clandestines et sans contrat et les Haïtiens ne mettent pas en place les conditions qui devraient favoriser l'immigration régulière.

Beaucoup estiment qu'en enterrant le dossier migratoire et en ignorant  les nombreuses exactions commises contre les haïtiens en République dominicaine, le président Préval pourrait vouloir dire qu'il n'entend pas laisser quelques violations  déranger son amitié avec  Fernández.

En effet, les atrocités perpétrées  contre les haïtiens en République dominicaine seraient très dévastatrices pour ce pays et  son tourisme si le gouvernement haïtien décidait de les dénoncer de façon officielle

Mais, qu'est-ce que Fernández pourrait payer pour  le silence de Préval?
Pourrait-il lui promettre que rien ne serait tenté contre lui à partir de la République dominicaine, contrairement à ce qui a été fait sous  Hippolito Mejía contre le gouvernement Aristide?

Pour faire une telle promesse, il faudrait que le président dominicain oublie que nous avons un mandat de 5 ans sous haute protection de la MINUSTASH.

Dans des milieux haïtiens et dominicains, on affirme que  Fernández aurait persuadé Préval que le plus important pour lui , c'est de terminer paisiblement ce mandat sans manipuler des charbons ardents et que lui, il continuerait entre temps, en "bon papa bon coeur" de réclamer des fonds pour Haïti dans tous les forums internationaux.

 Car après tout, seul le développement d'Haïti et la création d'emplois peuvent  inciter les Haïtiens à rester chez eux.

Il faut être honnête: même si les travailleurs haïtiens ont beaucoup contribué dans la richesse de la République dominicaine, en travaillant dans les champs de canne, dans l'agriculture, la construction et l'hotellerie, aucun état qui commence à se faire un nom sur le plan international, qui  attire des investisseurs étrangers, qui crée des structures pour faire venir des touristes et dont les dirigeants politiques et les leaders du secteur des affaires, toutes tendances confondues, acceptent de faire des compromis pour lancer leur pays sur la voie du développement, ne peut accepter que des gens en guenilles, des mendiants viennent quémander dans les rues de ses principales villes et déambuler aux abords des hôtels.

Si les autorités haïtiennes au premier chef et les secteurs privés et politiques ensuite  ne sentent aucune gêne à voir la fierté haïtienne, s'il en reste encore, trainée là-bas dans la boue, s'ils ne sentent aucun besoin  d'agir en toute urgence et de commencer à créer les conditions pour que les haïtiens  les plus vulnérables commencent à rester chez eux,  il faudra s'attendre à la poursuite  du processus de   mépris et de rejet  des haitiens et à de nouveaux drames.

 Nous continuerons tout simplement d'être considérés comme des dirigeants incompétents et sans prestige, des hommes d'affaires rétrogrades et des leaders politiques sans vision, mais nos victimes à Saint-Domingue comme ailleurs, n'auront comme aujourd'hui personne pour les défendre, chacun s'occupant de ses petits intérêts et relations personnels.


Nouvelles du 16 novembre 2008

Quand la démobilisation vient d'en haut

Nous avons fait l'expérience  de ces présidents ou de ces premiers ministres dont le fort était  les grandes promesses jamais tenues, les grands rendez-vous toujours manqués.

En effet, promettre la création de centaines de milliers d'emplois, promettre l'électricité 24 sur 24, la baisse du côut de la vie ou la construction ici et là de routes à 4 voies et ne rien réaliser de tel: Voilà qui s'appelle de la démagogie et de l'irespect pour une population.

Mais d'aucuns disent que certains de  nos dirigeants ont le don des extrêmes: ou bien ils font des promesses totalement illusoires  qu'ils savent irréalisables, pour  tromper ou dans le meilleur des cas pour entretenir un certain espoir, avec le risque de provoquer l'effet contraire, ou bien ils entrainent le pays entier dans le défaitisme et le découragement le plus révoltant.

En effet, s'il faut éviter de créer de fausses attentes et  de pousser à des rêves sans lendemain, les dirigeants n'ont pas le droit d'inciter à la résignation et de se plaindre au même titre que ceux pour lesquels ils sont censés être des leaders, des modèles.

Il est   inadmissible de leur distiller   le poison du laxisme, de la nonchalance et du découragement

Cette fausse modestie qui a pour nom "honnêteté" et qui consisterait à dire un type de vérité au peuple, du genre  "quoi que tu fasses, tu n'iras nulle part",  est dévastateur et contre-productif.

Si le rôle d'un dirigeant authentique, n'est pas de mentir, il n'est pas non plus de démobiliser, car la démobilisation ne peut et ne doit venir d'en haut.

Malheureusement, dans de nombreuses déclarations, nos dirigeants ne râtent pas une occasion pour dire à la population qu'elle doit accepter  la situation comme elle est. C'est comme leur dire que s'ils crèvent de faim, si des marchés pullulent dans les rues, si les rues sont sales et remplis  de fatras, c'est notre réalité et c'est le résultat de X années de dictature et Y années de désordre géneralisé.

Et de fait, comme si  le fatalisme prôné avait produit ses fruits, le pays ne cesse d'aller à reculons, comme dévoré depuis septembre par une grande malédiction: dégradation accélérée de la situation socio-économique, ouragans dévastateurs en cascades et effondrement meurtrier d'écoles.

Le défaitisme semble avoir fait ici son oeuvre, alors que nulle part ailleurs, le citoyen -président, sénateur, député ou maire- n'est  élu pour dire qu'il ne peut pas. Il peut certes échouer dans une entreprise, mais il faut qu'il pose des actions, fasse des déclarations non pas démagogiques, mais de nature à dynamiser la population.

On a connu de ces gouvernements qui se sont refusés à se colleter à une réalité nocive, à un système désuet,  laissant pourrir des situations insupportables, juste par complicité ou pour ne pas s'exposer au mécontenement des tenants du statu quo, oubliant que mandat bouclé n'est pa synonyme de succès ou de mission accomplie.

Aujourd'hui, beaucoup sont  à se demander pourquoi certains, pour ne pas citer leurs noms, avaient supporté ou endossé les bouleversements d'avril, et laissé le pays à la dérive sans gouvernement pendant 4 longs mois, si la deuxième mi-temps présente des signes bien plus négatifs que la première et si les rivalités sont  en train d'entraver le minimum qu'on pourrait espérer.

Beaucoup estiment qu'au lieu de  persister à vouloir faire croire que le désastre auquel nous assistons n'est imputable qu'aux anciens dirigeants,  les actuelles autorités doivent plutôt se metre à la tache pendant les "un peu plus de 24 mois" qu'il leur reste pour commencer à revitaliser l'autorité de l'état, inverser la tendance défaitiste, raviver l'espoir, persuader les haïtiens que rien n'est encore perdu et que le pays peut et doit sortir du bourbier par le travail, la solidarité et le respect de la loi .


Pauvres mais propres

Nul ne doit avoir honte de porter des vêtements modestes et coûtant très peu cher, car il n'y a aucun déshonneur à être pauvre. Cependant, déambuler avec des vêtements sales et puants, même de marque, est une honte et relève de la malpropreté.

Haïti est un pays pauvre, reputé pauvre ou appauvri dont la majeure partie de la populationm mène une vie difficile et pénible. Mais cette situation n'explique pas que le pays doive êre sale ni qu 'il faille marcher dans la crasse et sur du fatras dans des rues nauséabondes.

Malheureusement, vivre avec les immondices est devenue la grande pratique pour toutes les couches de la société. "Mes fatras, je ne peux m'en passer".

On les retrouve partout et persone ne semble plus s'en soucier: dans le centre commercial, dans les quartiers déshérites, dans les quartiers résidentiels, à proximité des ministères, et même dans les parages du palais présidentiel.

C'est dans ce quartier que cet homme d'affaire fait son beurre, il doit traverser 6 piles de fatras pour arriver à son business. Il a l'habitude, ca ne le derange pas. Dans ce marché public, le petit commerçant fait sa pénitence, le dos appuyé sur un lot d'immondices, il ne s'en rend même pas compte.

Ce passant se penche sur un des véhicules garés sur le trottoir et pisse,  Qu'aurait-il à craindre s'il voulait plutôt déféquer?

Les pelures de mangues, de vivres alimentaires et tous autres déchets sont jetés dans la rue. Il va pleuvoir, l'eau de pluie s'en chargera.

Au milieu de la nuit, un camion de fatras arrivé tout droit d'une décharge est deversé en pleine rue: ça, c'est de la politique.

Celui-ci trouve un contrat juteux pour "construire des trottoirs et élargir des rues trop exigües", mais les débris de murs cassés ou de fouilles sont abandonnés sur la chaussée, jusqu'à la prochaine pluie qui les emmène obstruer les canaux d'écoulement. Et pire, les espaces libérés sont vite envahis par de nouveaux marchands  

Les mairies n'ont presque  plus aucune autorité pour interdire les marchés de rue. Et on est à 2 doigts de dire que les autorités ne semblent pas  très préoccupées  par cette situation.

C'est dans ce contexte qu'est lancée une campagne de nettoyage et d'assainissement de la capitale (Port-au-Prince). Tout le monde a intérêt à mettre la main à la pâte, car dans la saleté, nous sommes tous égaux. Et il n'y a, en plus aucune fierté à avoir des villas et des maisons luxueuses quand les fatras sont à nos portes.  

Nous n'avons pas le droit de nous habituer à la puanteur et à un environnement sale et fétide plus nuisibles que la pauvreté et l'insécurité. Il y va de notre prestige, du respect que nous devons inspirer et surtout de notre santé.

Il nous faut avoir des rues propres, des routes saines et  bien construites qui nous permettent d'aller d'une ville à une autre: C'est de cette façon que nous pouvons comme la République dominicaine et comme Cuba attirer les touristes.
Nouvelles du 29 septembre 2008


Aux Haïtiens de se prendre en main


Pays le plus pauvre,  le plus corrompu,  le plus dangereux, le plus anti-democratique... le plus en faillite de l'hémisphère: vous voyez, ce ne sont pas les épithètes et les qualificatifs qui manquent pour taxer Haïti. Mais quand vient le moment d'aider ce pays à se tirer du mauvais pas, les plus enclins à pondre des accusations paradent,  font 1000 pas en arrière pour finalement envoyer des miettes, comme si on pouvait construire un pays en lambeaux et renforcer sa démocratie avec des reliefs.

En effet, 5, 10, 20, 30 millions de dollars d'aide humanitaire, quelques milliers de  tonnes de riz, de haricot, quelques milliers de caisses de conserve, d'eau, de lait et de jus, sont bienvenus, mais ne peuvent malheureusement qu'aider les autorités, pour un temps très court,  à donner, tant bien que mal, à manger à une population dont près d'1 million se sont retrouvés totalement démunis dans un pays dont la plupart des infrastructures ont eté détruites ou endommagées par les assauts de 4 ouragans.

Et pourtant des milliards de dollars sont dépensés, certains disent gaspillés, bien souvent à des fins de destruction. Et pourtant, les plus nantis aujourd'hui de la planète ont certainement des responsabilités, voire des dettes vis-à-vis d'Haïti. Et comme le disait justement vendredi, le président René Préval à la tribune de l'ONU à New-York, "les Indiens qui ont habité nos terres et les Africains qui les y ont remplacés par la suite, ont aidé une bonne partie de l'humanité à édifier son opulence actuelle".

Haïti doit aujourd'hui avoir tout juste pour qu'elle soit perçue comme un pays en failite, incapable de s'assumer et pour qu'elle soit la proie de toutes les "transparency" internationales

Il faut l'admettre,  nous ne pouvons prétendre n'avoir rien fait pour mériter cà. Les Haïtiens sont souvent accusés d'être en grande partie responsables de leurs maux de toutes sortes, en raison de divisions, de luttes intestines, de la politique d'exclusion, du manque de solidarité, et de cette sotte pratique de collaboration avec les détracteurs étrangers d'Haïti.

Mais, nous faisons la plus grave erreur, de croire  que l'etranger fera notre travail à notre place, de confier les yeux fermée nos destinées à l'internationale, de compter exclusivement sur elle pour la constructon ou la reconstruction de notre pays.

Et pour preuve, un appel deux fois renouvelé de l'ONU en faveur de projets d'urgence en Haïti après les intempéries n'a eu  qu'un peu plus de 6% de reponse. Et un appel du PAM semble être en train de connaitre le même sort.

Ainsi donc, si l'ONU n'est pas écoutée, si ses appels en faveur d'Haïti sont ignorés, qui sensibilisera les nantis sur le sort d'Haïti. Il ne s'agit bien sûr pas de demander qu'on nous fasse la charité par le biais d'ONG dévorantes, mais pour repéter le mot du président Préval, d'aider le pays à mettre son potentiel en valeur.

Beaucoup dénoncent en effet le fait que l'aide décaissée théoriquement en faveur d'Haïti, soit gérée   par ces mêmes ONG, ce qui fait que, une bonne partie de cette aide dépensée en salaires et autres frais adminisratifs pour des "experts étrangers"(pour le même travail et la même compétence, dit-on, l'expert étranger perçoit 10 à 20 fois plus que l'haïtien), retourne malheureusement à sa source.

Beaucoup, haïtiens et etrangers, estiment que si certains pays de la communauté internationale  refusent de se défaire de l'idée que le dévelopement peut se construire à coups de  miettes, s'ils refusent d'admettre que dans le cas d'Haïti aussi, misère et pauvreté ne riment pas avec démocratie, alors elle devra se resoudre à taire certaines grandes envolées à propos de démocratie et de respect de droits de l'homme.

En tout cas, la timide réceptivité vis-à-vis d'Haïti aura permis une chose: la sensiblisation de secteurs haïtiens à la cause d'Haïti.

Le radio-téléthon du 14 septembre, les différentes mobilisations dans la diaspora, les appels à un partenariat secteur public/secteur privé en sont de premières manifestations.

Pourvu que l'engouement aujourd'hui constaté chez les Haïtiens dure et porte fruit.

Car en définitive c'est aux Haïtiens qu'il revient de construire le pays et leur futur, même si l'aide de l'étranger est nécessaire. L'internationale devrait commencer par l'annulation de la dette externe d'Haïti qui se monte à un peu plus d'un milliard de dollars.


Nouvelles du 14 avril 2008

Destitution d'Alexis ou la fin de tous les problèmes?

Il faut espérer que tout va rentrer définitivement dans l'ordre après le renvoi samedi du premier ministre Jacques Edouard Alexis et l'annonce parallèle par le président que les prix du riz vont baisser pendant 1 mois et que la production nationale va bientôt arriver.

A l'issue du vote de samedi, un sénateur a déclaré: ce n'est pas que nous ayons des griefs personnels contre M. Alexis, mais le peuple réclamait son départ. Et il ne faut pas que les sénateurs donnent l'impression d'échouer...

Ce qui signifie que faute de lui donner tout de suite son riz, au bon vieux peuple, on lui donne une tête, c'est tout comme boucaner en attendant la cuisson (vous voyez mon regard?). La tête d'Alexis, n'est-ce pas ce qu'on lui avait dit de réclamer s'il veut vraiment avoir du riz, non?

Mais les principaux motifs du départ d'Alexis vont au-delà du sac de riz.

La vie chère tout réelle qu'elle soit, a été greffée à d'autres motifs tout ausssi sérieux. Selon des sources proches de la primature, si des solutions permettant d'alléger le coût de la vie ne sont pas arrivées à temps, la faute n'en incombait pas uniquement à M. Alexis.

Il y a eu cette tête de lecture collée sur une seule musique du disque à savoir que l'Etat ne peut pas subventionnner les produits importés, pendant que partout ailleurs où des émeutes de la faim ont éclaté, les autorités n'ont pas eu d'autres choix que de prendre des mesures ponctuelles pour faire passer l'orage.

Il y a également eu, selon les mêmes sources, cette lenteur inexplicable à approuver le programme d'urgence et à décaisser le premier chèque de 400 millions de gourdes dont on disait pourtant qu'il etait disponible... (1US$= 37,75 gourdes)

C'est comme si quelque part, on attendait le pire pour que le départ d'Alexis soit irréversible. Et le pire est arivé le 8 avril avec les scènes de violence et de pillage qui ont contribué à ternir davantage l'image du pays.

Mais le plus surprenant dans tout cela, dit-on, c'est que tout ce qui paraissait difficile à faire, est devenu soudain possible le jour-même où au parlement, on achevait un bouc-émissaire.

Et tout aussi surprenant, on dit que le programme annoncé samedi au palais, ne serait qu'une copie conforme de celui d'Alexis. Mais ce programme ne sera appliqué qu'après son départ, comme si tout etait arrangé pour qu'il ne bénéficie pas de ses retombées. Toute chose qui pourrait pousser certains à croire à la thèse de complot interne contre Alexis, dont le député Steven Benoit a fait état la semaine dernière.

Bien évidemment, il ne peut s'agir que de spéculations, car il n'est pas pensable que des ministres, ou des gens de l'entourage du président se soient prêtés à ce type de jeu et à des alliances pour provoquer le départ du premier ministre.

Des gens avancent d'autres argumentations pour expliquer cette forme d'unité faite contre l'ancien PM : Certains estiment qu'il aurait commis l'erreur de laisser paraître trop prématurément ses légitimes ambitions pour les prochaines présidentielles. Ses récents voyages à Washingtion n'auraient pas vraiment plu. Les aspirants-dauphins tout comme d'autres adversaires politiques pourraient avoir pensé qu'ils profitaient de sa position pour préparer 2011.

D'autres disent que le premier ministre était devenu la bête noire de certains secteurs, en raison du fait que c'est lui qui apparaissait en première ligne de la lutte contre la coruption et des trafics de toutes sortes: drogue, contrebande et autres..., le président Préval parlant très peu.

Et lors des premières émeutes de début avril aux Cayes, c'est encore lui qui est monté au créneau pour dénoncer des infiltrateurs de tous poils. Ce qui, natutrellement, a fait sortir plusieurs de leurs gonds.

Autres motifs éventuels: l'actuelle composition du CEP et l'organisaton des sénatoriales partielles pour lesquelles aucune date ne peut encore être fixé, le dossier de la nationalité étrangère de députes et sénateurs pourraient avoir joué un rôle dans son départ.

Quoi qu'il en soit, il faut souhaiter qu'il n'y ait aucune nouvelle fronde en perspective ou personnne d'autre dans la ligne de mire après le départ d'Alexis et que son départ favorise l'avènement d'un gouvernement susceptible de mieux répondre aux attentes de la population.

Mais quel sera la marge de manoeuvre de ce gouvernement? Un sénateur a déjà fait savoir que le prochain gouvernement devra suivre une feuille de route à preparer par différents secteurs de la société. Ce qui pourrait impliquer que le prochain premier ministre n'aurait pas besoin de politique générale.

Quant aux émeutes de la faim et surtout la terrible journée du 8 avril, en dehors de la flambée des prix, il faut bien sûr chercher à savoir qui d'autres tiraient les ficelles. Une bonne enquête pourraient permetttre de découvrir qu'ils sont issus d'ici et là.

Il y a sans doute eu des gens qui sont restés muets comme carpe jusqu'au jour où leurs biens se sont retrouvés menacés, attaqués. il y a eu ceux auxquels le mouvement a échappé après y avoirr pris au tout début une part active.

Il y a également ceux qui sont toujours à l'affût, attendant le momment opportun pour passer à l'action, ceux qui ne trouvent leur salut que dans la confusion et le black-out, comme dit la chanson.

C'etait la période de toutes les alliances, même celles qui sont les plus contre nature. J'allais oublier... il y a eu ausssi ceux qui ont attisé, sans doute inocemment, la fureur de la journée du 8 avril, en citant nommément des quartiers qui n'avaient pas encore été atteints par le feu, la violence et les pillages.

Beauoup croient que si le calme est revenu, c'est loin d'être en raison du départ du premier ministre ou des annonces du président: c'est surtout parce que de gros intérêts étaient menacés.

... Pourvu que les plus hautes autorités comprennent qu'on peut facilement tomber dans le fossé qu'on a contribué à creuser.Et la conjuguaison de toutes ces forces pour faire tomber Alexis pourrait n'avoir fait que le grandir.

Il n'y a pas à sortir de là: le gouvernement a fait preuve d'une lenteur insupportable à adopter des mesures d'accompagnemment pour soulager les souffrances des couches les plus défavorisées qui gémissent sous le poids de la vie chère.

Si les fonds dont on annonce le déblocage imminent étaient disponibles pourquoi s'est-on perdu tout ce temps en palabres et réunions, vu l'urgence de la situation.

Les autorités sont accusées de laxisme, nonchalance, refus d'opérer les changements réclamés ou de trop d'excès de confiance.

C'est vrai que le prix des produits alimentaires augmentent à l'échelle internationale: C'est vrai que la hausse des prix affecte la vie des peuples même dans des pays développés dont la France, mais est-ce une raison pour trainer les pieds avant de faire le minimum possible.

Les autorités ont en ce sens une grande part de responsabilité, si des individus pousuivant des objectifs politiciens ou autres ont pu effectivement infiltrer et manipuler les justes revendications contre la vie chère.

Si la hausse vertigineuse des prix en Haïti est guidée par la tendance mondiale, il faut quand même dénoncer la rapacité de certains gros commerçants.

En effet, au nom de la rangaine: c'est partout pareil, ils ne se gênent pas pour tripler, voire quadrupler les prix, du jour au lendemain.

" S'ils refusent que nous les triplions, alors nous stockerons les produits et provoquerons une rareté artificielle, doivent-ils se dire, surtout que pour beaucoup, la hausse exagérée des prix ne vise pas uniquement des objectifs économiques.

Concernant le dossier des pillages enregistrés dans la ville des Cayes (sud) et les mesures musclées prises vendredi: C'est vrai que les manifestants contre le coût de la vie ont de justes revendications. Mais les autorités ont un choix à faire: Si elles laissent des individus en profiter pour piller des magasins et des depots, violer des femmes, et se livrer à d'autres types de violences, à ce moment, les adversaires politiques, principalemment ceux qui sont accusés de tirer les ficelles et d'être les manipulateurs seront les premiers à crier: on est en présence d'autorités incapables de protéger les vies et les biens, qui de ce fait, ne sont plus aptes à diriger.

Et l'internationale ne perdrait pas de temps pour affirmer ou réaffirmer que les intérets des étrangers sont en danger et qu'Haïti est un pays à éviter.

Si les autorités passent des instructions aux forces de l'ordre pour ramener la paix et que ces dernières passent effectivement à l'action, en utilisant les manières fortes, les mêmes voix vont s'élever pour "claironner" que les droits démocratiques du peuple haïtien sont violés et que le peuple est interdit de manifestation et toute une kyrielle de gros mots.

Le gouvernement a de fait un choix difficile à faire, pour avoir trop longtemps stagné.

Cependant, des sources gouvernementales affirment que les autorités sont et seront toujours respectueuses des droits legitimes de la population, mais n'accepteront pas que des individus poursuivant d'autres objectifs, mettent en péril des vies et des biens.

En fait de respect de droits humains: Ouvrir le feu sur des milliers de gens qui manifestent pacifiquement, comme ce fut le cas entre 2004 et 2006, dans l'indifférence de nombreux secteurs ici et là, voilà qui s'appelle violer des prérogatives constitutionnelles.

Aux cayes, on relève qu'aucune action, n'avait été dirigée contre les manifestants qui protestaient jeudi en début de journée contre la vie chère et scandaient des slogans anti-gouvernementaux.

Les choses allaient plutôt changer un peu plus tard dans la journée et le lendemain, quand des pillages, des violences et des cas de viols ont été enregistrés avec l'entrée en lice d'éléments "venus d'ailleurs" et dont on dit qu'ils étaient en mission.

De fait, invité à réagir sur les interventions ayant entrainé la mort de 4 personnes aux Cayes, un diplomate étranger a affirmé qu'il faut bien admettre que quelque soit le pays y compris: les Etats-Unis, le Canada et la France, quand des gens, même pour faire de justes revendications, font usage d'une forme de violence qui apportent bien plus d'insécurité que celle dénoncée, alors ils sont malheureusement traités de manière proportionnelle comme ce fut le cas dans les banlieues françaises.

Mais, le gouvernement après avoir tardé à entreprendre des actions ponctuelles à caractère social pour enlever des prétextes à ceux dont on dit qu'ils ne cherchent que ça, a aujourd'hui du pain sur la planche. On sait que dans ce genre de situation, quand on a trop attendu pour agir, plus vous donnez plus on vous en demande.

Et de plus, beaucoup relèvent que lorsqu'on lance la lutte contre la drogue, la contrebande et autres traffics illicites, et qu'on n'ait pas les moyens de sa lutte ou qu'on ne soit pas assez ou pas du tout soutenu par ceux qui ont le plus d'intérêts dans cette bataille, on peut alors s'attendre à toutes sortes d'attaques qui prendront probablement des formes diverses: manifestations de rues, violences, casses dans les rues et pillages, paralysie des activités, augmentation abusive des prix.

Il va falloir qu'un jour on s'arrête pour réfléchir et se dire que la violence et les coups de force pour faire main basse sur le pouvoir n'ont pas de lendemains et ne mènent nulle part. Et ce ne sont pas les preuves qui manquent.

Il faut aussi que les autorités légitimes sachent définir les vraies priorités, suppriment la politique de clans, arrêtent de scier les branches pleines de sève sur lesquelles elles sont assises au profit de branches sèches et cessent de jouer à l'excès de fausse suffisance.

Nouvelles du 26 février 2008

Haiti: quand des parlementaires font de l'augmentation du coût de la vie une arme politicienne

Après le renversement par la chambre basse d'un ministre de la culture pour une distribution jugée non équitable des 80 millions de gourdes affectées au carnaval 2007, aujourd'hui, des députés estiment avoir trouvé leprétexte tant recherché, pour rendre libre et disponible le poste de premier ministre.

Et cette trouvaille s'apelle le coût de la vie.

En effet, un groupe de députés accusent le premier ministre Jacques Edouard Alexis d'être responsable de l'augmentation du coût de la vie: si les prix de la farine, du riz, du maïs et du carburant ont augmenté, il n'y a qu'un responsable: le premier misnistre. Que leur importe si le prix du fuel atteint des niveaux record sur le marché international. Peut-être ne le savent-ils même pas.

La position de ces députés est à rapprocher avec la conclusion du circuit d'un reporter de radio en juillet 1991.

Après avoir informé que le tonnerre avait foudroyé 3 jeunes dans un quartier de la capitale, notre reporter s'indignait: c'est la mauvaise foi et l'inaction de nos dirigeants qui sont la cause de ce grand malheur.

Hier, dans les couloirs du grand corps, un sénateur ironisait: il ne faudrait pas s'étonner de voir un jour des parlementaires infliger un vote de censure à un ministtre en raison du fait que le soleil est trop chaud en Haïti.

Il y a bien sûr des secteurs étudiants, politiques et d'autres acteurs des manifestations anti-gouvernementales de janvier/février 2004 qui refont surface pour prêter main forte aux braves et courageux députés.

Peu importe si l'objectif poursuivi peut causer plus de torts que toute autre chose au pays, l'essentiel est que le job soit libre et disponible.

Et déjà, une demi-douzaine de noms sont cités et sont pour la plupart issus de partis formant le guvernement pluriel, formations politiques qui devraient pourtant partager tous les reproches et accusations lancés contre ce dernier.

Mais l'unanimté est loin d'être faite autour de la demarche des députés: Il y a de nombreux secteurs et personnalités qui trouvent leur raisonnnement enfantin et puéril, pas parce que le problème de la cherté de la vie n'est pas préoccupant, mais parce que les parlementaires donnent l'impression de vouloir l'utiliser à des fins injustes et personnelles.

Les opposants à la position des députés interpellateurs se retrouvent d'abord au parlement même. Mais il y a aussi des gens du monde des affaires, de la société civile et du secteur diplomatique qui les appellent à la raison.

Plus encore, ce sont les masses defavorisées au nom desquelles, les deputés affirment parler qui élèvent le plus haut la voix pour dire aux parlementaires d'arrêter d'exploiter leur misère pour tenter d'assouvir leur soif de pouvoir et d'argent.

Ce sont ces gens défavorisés comme hier encore des centaines de femmes venues de quartiers populaires qui ont demandé aux députés de mettre un terme à ce qu'elles considèrent comme un " simulacre".

Mais, des députés tentent de s'expliquer. Ils seraient indignés du fait que le président et son premier ministre ont déclaré qu'ils n'avaient pas de baguete magique et qu'ils ne pouvaient pas faire de miracles.

Apparement plus en colère que ceux qui croupissent dans la misère, ils auraient peut-être voulu entendre les deux hommes dire que dans un mois, tout serait fait pour mettre un terme à la cherté de la vie.

Mais, les députés à la base de l'iinterpellation sont accusés de trahir le véritable mobile de leur action, car sans même attendre les discussions qui doivent être engagées jeudi au cours de la séance d'inerpellation, ils ont déjà decidé que leur vote sera de censure. Comme s'ils admettaient à l'avance que les raisons agitées officiellement ne sont que des pretextes.

En effet, beaucoup estiment qu'il y aurait des objectifs inavoués.

Si des députés inscrivent l'interpellation dans le cadre de la lutte pour un poste, beaucoup de gens affirment que cette nouvelle orientation des choses avec d'abord des menaces repétées d'interpellation suivies d'une interpellation réelle du premier ministre, a pour but de détourner l'attention d'un ensemble d'objectifs que le président et le premier ministre avaient declaré prioritaires.

Où sont passées les luttes contre le trafic de la drogue et la corruption sous toutes ses formes lancées en mai dernier? Renvoyées aux calendes grecques.

On dit que seuls les plus malchanceux commme l'homme d'affaires Franck Ciné se retrouvvent en prison pour corruption présumée.

Mais pour ce qui est de la vie chère, il n'est certainement pas question de donner un blanc-seing au gouvernement.

S'il y a des gens qui utilisent ce problème réel pour tenter de faire du capital politique, il faut reconnaitre que l'executif et le gouvernement n'ont pas fait beaucoup pour éviter certaines complications.

Beaucoup estiment que l'action de ce gouvernement se situe dans la droite ligne de celui qui l'a précédé. C'est-à-dire que les avantages se sont maintenus dans la même direction au détriment de ceux qui ont été mis au rancart entre 2004 et 2006.

Tout en reconnaisant que l'ouverture est une bonne chose, certains estiment que tout president qui arrive au pouvoir par la voie démocratique, doit prendre des dispositions pour appliquer avec son équipe le programme sur lequel il avait axé sa campagne.

Mais, comment le faire quand chaque ministre pourrait être tenté d'appliquer la politique de son propre parti qui a echoué aux élections. mais comment le faire quand la plupart des directeurs généraux sont maintenus en poste, quand la dipomatie est inefficace en raison d'une absence de changement.

De ce point de vue , il y a des gens qui ont péché qui doivent reconnaitre leurs erreurs.

Il se dit aussi que la question de l'interpellation qui dommine aujourd'hui toutes les conversations viserait à détourner l'atention du dossier de la nationalite étrangère dont plusieurs deputés seraient détenteurs.

De fait, même si le ton du président et du premier ministre a été jugé trop cavalier et trop cassant, il n'y a effectivement aucun remède magique pour contrer la flambée des prix en Haïti et à l'echelle mondiale.

La solution doit commencer en Haiti par l'augmentation du pouvoir d'achat des travailleurs.

En ce sens, le secteur privé doit consentir des efforts pour favoriser l'augmentation du salaire minmum qui devrait passer de 70 gourdes à 150 gourdes par jour.

Et si les députés croient pouvoir changer les choses différemment, ils pourraient se retrouver dans de sales draps, car, en fait de performances, ils n'ont aucune raison de s'enorgueillir, occupés qu'ils sont, dit-on, pour la plupart à courir les ministères et les directions générales en quête d'avantages personnels.

Et si les populations des différentes régions du pays décidaient à partir de ce mois de février de demander au député de leur circonscription de leur présenter un bilan du travail réalisé à la chambre et en faveur de leur communauté?


Nouvelles du 25 septembre 2007

CEP/Mathurin: savoir se lever quand la table est desservie

Le mandat du Conseil électoral ayant organisé les présidentielles et les législatives 2006 est échu, selon le décret du régime intérimaire Latortue qui l'a nommé.

Ce qui signifie en termes clairs que ce conseil n'existe plus et qu'il fait partie du passé.

Cependant, la caducité du CEP post 29 février 2004 (date du départ forcé d'Aristide) correspond à une échéance constitutionnelle: l'organisation d'élections avant la fin de l'année pour renouveler le tiers du sénat en vue de la rentrée parlementaire de janvier 2008.

En l'absence du Conseil électoral permanent attendu depuis 1987, l'ancien organisme présidé par Max Mathurin ou plutôt 6 de ses membres tentent de rester en selle.

Leur objectif: tout faire pour organiser les sénatoriales partielles.

Des sénateurs et des députés issus de secteurs politiques ayant désigné les membres de l''organisme électoral caduc, invitent ces derniers au parlement, ou leur rendent visite au local du CEP comme s'ils pouvaient ainsi leur donner on ne sait quelle légitimité.

Parallèlement, les déclarations de parlementaires et de responsables de la société civile se multiplient: "seul le CEP caduc a l'expertise nécessaire pour organiser lesdites élections".

"Si ces elections ne sont pas organisées avant la fin de l'année, le pays va sombrer. Il faut tout faire pour éviter le dysfonctionnement du sénat et un vide institutionnel".

En réalité, si le tiers des sénateurs n'est pas renouvelé avant la fin de l'année commme ce sera vraisemblablement le cas, le sénat aura provisoirement un effectif de 19 membres sur 30, en tenant compte du cas du sénateur Noel Emmanuel Limage tué dans un accident de la route.

Il n'y a pas que des anciens conseillers électoraux provisoires qui veuillent être permanents. L'ancien directeur général du CEP, Jacques Bernard qui avait quitté le pays à la cloche de bois sans attendre la publication des résultats des municipales et locales, ni présenter un rappport sur sa gestion, fait une réapparition soudaine.

M. Bernard qui a fait, à tort ou à raison, l'objet de graves accusations de fraudes électorales, notamment avec le scandale des procès-verbaux et des bulletins de votes du candidat Préval jetés dans une décharge publique dans la localité de Thuittier (nord de la capitale), a pu obtenir de ses proches qu'ils lui organisent une rencontre et l'acccompagnent au sénat dans la perspective de son retour à la direction générale du CEP, au grand dam de l'ancien conseiller François Benoit qui commençait à s'habituer à ce poste comme directeur général ai.

Toutefois, d'autres sons de cloches se font entendre. Des députés et des sénateurs affirment que l'on ne peut pas vouloir utiliser un instrument illégal et dysfonctionnel sous prétexte de vouloir rester dans le cadre de la constitution.

En effet, des accusations de corruption et de détournement de fonds pèsent sur au moins 3 anciens conseillers qui se seraient livrés à des dépenses injustifiables notamment lors de voyages à l'étranger.

Pire, le talon d'achille de ce CEP se trouve en son sein même. Les accusations de corruption sont portées par deux conseillers électoraux qui ont d'ailleurs deposé plainte par-devant la Cour des Comptes et l'Unité de lutte contre la corruption (ULCC) contre 3 de leurs collègues.

L'ULCC a publié les résultats de son enquête. Le président de l'ancien CEP Max Mathurin a été interrogé vendredi au Parquet et les auditions devraient se poursuivre cette semaine autour des évidences de fraudes qui seraient contenues dans le rapport.

Il faut dire que dès sa création, ledit CEP a posé problème: la quasi-totalité de ses membres sont issus d'un seul et même secteur, un secteur ouvertement hostile à l'ancien gouvernement Aristide qu'ils ont combatttu, un conseil dont on dit quil a été formé dans l'objectif d'annhiler toute possibilité de représentation d'un certain secteur politique au parlement.

La première conseillere à avoir tenté de relever la tête face face à ce qu'on a appelé l'operation sens unique du CEP 2005/2006, Feue Roselor Julien, première représentante de l'Eglise catholique, a éte forcée de démissionner et réduite ainsi au silence pour avoir denoncé des opérations suspectes.

La situation était devenue si intenable que 3 conseillers dont le remplaçant de Mme Julien, en sont arrivés à se démarquer de façon radicale de la logique de fonctionnnement des 6 autres collègues. Comme conséquence, ces derniers ont eté mis au rancart et menacés de sanction s'ils s'obstinaient à faire des accusations publiques.

Le CEP aujourd'hui caduc a été accusé de travailler en faveur d'un secteur déterminé.

De fait, dit-on, si la victoire de René Préval a été arrachée au prix de manifestations monstre et d'un innocent bain de votants à "Montana Beach", beaucoup affirment que pour les légistatives, le découpage avait été décidé à l'avance: chacun son pourcentage.

Aujourd'hui, on se demande pourquoi le CEP Mathurin, une institution éclatée et trainée devant la justice, s'obstine à vouloir organiser les prochaines élections, pourquoi des secteurs font-ils du lobby pour imposer un conseil caduc. Quelle garantie ce CEP a-t-il encore donné et à qui? Qui cherche à dominer le sénat de bout en bout et pour faire quoi?

Y aurait-il des choses que l'on veut tenir cachées, y a-t-il des gens qui veulent se réfugier derrrière une certaine immunité ?.

Si les anciens conseillers électoraux doivent savoir quand la table est desservie pour se lever, l'exécutif quant à lui, n'a pas le droit de rester silencieux. Il doit faire part de sa stratégie dans le cadre des élections pour renouveler le tiers du sénat, en l'absence d'un conseil permanent.


Nouvelles du 22 août 2007

Haïti/Justice: Claudy Gassant pas vraiment chanceux!

Les autorités judiciaires font face à une levée de boucliers suite à l'incarcération de certains hommes d'affaires et à l'annonce de nouvelles convocations pour obtenir, dit-on, des informations et des explications dans le cadre de la campagne anti-corruption.

Des hommes politiques et des parlementaires élèvent la voix depuis le début de la semaine pour critiquer les récentes mesures du parquet qui vient de convoquer un ancien président de la chambre de commerce et d'industrie d'Haïti (CCIH), Réginald Boulos et pour dénoncer la gestion jugée légère du dossier des businessmen pour lesquels des traitements spéciaux sont réclamés.

Des parlementaires accusent même certaines pertsonnnalités de vouloir entrainer le président René Préval dans un labirynte en prenant des dispositions susceptibles, selon eux, de mettre à mal la politique de reconciliation et d'apaisement du gouvernement.

A la veille de la convocation de M. Boulos, la commmission justice du Sénat presidée par le senateur Youri Latortue, a convoqué le ministre de la justice René Magloire, en lui faisant injonction de se présenter avec le commisaire Claudy Gassant, l'auteur des convocations qui posent problèmes, pour être questionné justement sur les convocations ou invitations adressées aux hommes d'affaires.

La Constitution ne donnant pas cette prérogative aux sénateurs, le chef du parquet ne s'est pas présenté devant les membres de la commmission justice et irrite certains d'entre eux...

Claudy Gassant accusé de vouloir briser l'harmonie ambiante et de mettre l'autorité de l'Etat en danger, n'est pas beaucoup chanceux, car en réaliité, il ne fait qu'appliquer une politique gouvernementale annoncée à haute et intelligible voix en mai dernier par le président René Préval, politique applaudiue des deux mains par les différents secteurs du pays.

Le commissaire pointé aujourd'hui du doigt pour être à l'avant garde de l'application de cette politique, n'est réellement pas chanceux, puis que ce n'est pas la première fois que ça lui arrive.

En 2001, sous le gouvernement Aristide, quand en tant que juge d'instruction, il voulait convoquer et interroger certaines personnalités dans le contexte de l'asssassinat du PDG de radio haïti Inter, Jean Leopold Dominique, il affirmait avoir été l'objet de persécutions et obligé de s'exiler avant d'être pris en charge à l'étranger par des secteurs proches de ceux qui le diabolisent aujourd'hui, dans le cadre d'une campagne d'explication sur le " blocage de la justice en Haïti".

Il était alors perçu comme un héro, au point que 6 ans plus tard le président Préval l'a presenté comme un ancien exilé politique, lors du lancement la semaine dernière de la commisssion dite d'appui aux enquêtes judiciaires sur des cas d'assasswinat de journalistes.

Le juge Gassant n'est pas vraiment chanceux!

Beaucoup de gens critiquent la politique de deux poids deux mesures pratiquée, selon eux, dans le cadre de la lutte contre la corruption.

Déjà, au début de l'affaire Franck Ciné, actionnaire majoritaire de la Socabank et PDG de la compagnie de téléphonie mobile Haitel, beaucoup se demandaient pourquoi cet empressement à le faire écrouer, alors qu'il n'y a aucune évidence de son implication réelle dans la failite présumée de la Soca, alors que des secteurs évoquaient ds possibiitlites de règlements de compte.

Cependant, beaucoup ne s'étaient pas sentis concernés.

La Chambre de Commerce et d'Industrie d'Haïti (CCIH) afffirmait même ne pas vouloir interférer dans le dossier et que c'était à la justice de trancher.

Même quand le président affirmait par la suite que ce n'etait pas le PDG de la Haitel qui était emprisonnné mais que le tour de celui-ci viendrait sous peu, là encore certains n'étaient toujours pas concernés. Et flatteurs même d'applaudir, jusque dans les rangs de parlementaires qui semblent vouloir aujourd'hui une amnistie limitée.

La justice doit être juste et impartiale. On doit la dénoncer avec une rigueur égale quand elle prend des décisions abusives contre un secteur ou un autre: hommes politiques, hommes d'affaires, militants de droits de l'homme ou simples citoyens enlevés ou ecroués... à vie pour leurs convictions politiques.

Si chaque catégorie sociale veut d'une petite politique judiciaire rien que pour elle, et si les Haïtiens refusent de taire les vielles querelles politiciennes et les vieux réflexes GNBistes contre chimères, la justice ne fera un seul pas en avant et le pays est condamné à marquer des pas.

Il faut auussi que toute la société se convainque de cette réálité: toute société démocratique est régie par des lois. Ce qui implique une justice à une seule vitesse pour tous, des richesses pour tous, des droits, des devoirs et un pays pour tous.


Reviser les stratégies

Après toute grande bataille électorale, dans tout pays démocratique ou qui aspire à l'être, ceux qui n'ont pas gagné, prennent le temps de réfléchir, font une évaluation de leur stratégie avant de reprendre la lutte, mais ne se lancent pas aussitôt dans l'opposition aveugle ou destructrice.

Les démocrates américains n'avaient-ils pas décidé de donner une chance à leur pays en l'an 2000, à la suite du verdict de la Cour suprême en dépit du fait que, eux, ils avaient au moins de bonnes raisons pour continuer de protester.

Les libéraux canadiens de Paul Martin n'ont-ils pas accepté le mois dernier le verdict des urnes en faveur des conservateurs de Stephen Harper malgré la victoire étriquée de ces derniers.

S'il y a aujourd'hui une chose que les partis politiques, tous secteurs confondus, doivent tirer commme leçon des dernières présidentielles, c'est que la stratégie utilisée au cours de ces 2 dernières années pour arriver au pouvoir ou pour garder le pouvoir, democratiquement parlant bien entendu, était mauvaise.

Les prédicateurs, les évangélistes en dépit de leur nombre et de leurs grands moyens ont prêché dans le désert. Ils ont semé au bord de la mer. Ils n'ont pas réusssi l'opération "lavage de cerveaux".

La parole portée n'a pas atteint son but, mais a plutôt produit des effets contraires à ceux escomptés.

Les discours encourageant une catégorie d'Haïtiens à mépriser, exclure, bannir d'autres catégories d'haïtiens, à les considérer finalement comme des "chiens", ont échoué lamentablement, en raison de la trop grande démesure.

De nombreux citoyens connus ou considérés pourtant comme de grands intellectuels se sont prêtés malheureusement, tout au cours de ces deux dernières années et jusque pendant la campagne électorale, à cette opération tous azimuts de diffamation, d'injures, de "character assassination", interprétant, naturellement de façon négative, jusqu'à la façon de marcher des gens qu'ils n'aiment pas ou qui ne partagent pas leurs points de vue.

L'excès dans le mensonge discrédite, dit-on.

Des démarches et des campagnes du même genre, on peut les répéter 100 fois, 1000 fois, elles seront toujours vouées à l'échec un jour ou l'autre, tout comme celles visant à imposer l'idée que les citoyens des quartiers déshérités ou des gens d'un secteur politique sont les seuls responsables de tous les crimes, vols, kidnappings commis à travers le pays et de tous les autres maux.

Alors quoi d'étonnant qu'un matin du 7 févvrier 2006 on découvre que le boumerang s'est retourné contre ses lanceurs.

Il nous faut accepter d'oublier nos seuls petits intérêts, reviser nos stratégies pour contribuer à la construction d'un pays pour tous et où l'on n'ait pas peur de vivre.

Il nous faut pour cela divorcer entre autre d'avec la politique de deux poids 2 mesures.

Vastes tollés et accusations souvent gratuites dans le cas de certains crimes et forfaits mais silence de cemetière pour d'autres, comme s'il n'y a toujours eu qu'une seule catégorie de victimes ou comme si tout homme n'est plus un homme.

Comme si aussi tous les gens retrouvés assassinés et exécutés sommairement dans les quartiers populaires se seraient tous suicidés collectivement.

Il faut aussi divorcer d'avec cette tendance à menacer certaines catégories de la population de l'étiquette de violents quand elles décident de revendiquer ou de défendre leurs droits légitimes comme leurs votes par exemple.

Les haïtiens ont voté en masse le 7 février. Et comme chacun des 32 candidats pouvait avoir le toupet de revendiquer la majorité des plus de 2 millions de voix, la majorité a donc décidé de signer, de sceller ses votes en descendant massivement dans les rues pendant 4 jours face aux tergiversations du Conseil électoral.

La majorité a aussitôt été accusée d'avoir imposé la victoire par la violence alors que tous connaissent la vérité.

Il faudra bien sûr que nos institutions soient un jour suffisamment mûres et crédibles pour trancher quand la constitution est en danger de sorte qu'on n'aura plus besoin de recourir forcément à la rue, à chaque fois que le vote populaire est menacé, de sorte qu'on n'aura plus besoin de recourir aux pneus enflammmés, barricades de toutes sortes, jets de pierre et sabotage de la célébration du "bicentenaire de notre indépendance", quand nous voulons arriver à nos fins.

L'important aujourd'hui est que nous ayons une justice saine, une justice qui ne considère pas uniquement comme des assassins des adversaires politiques ou autres chefs de gangs et kidnappeurs de quartiers populaires, pendant que ceux qui prennent les armes contre la constitution sont traités comme des héros au point qu'ils n'ont aucune gêne à briguer des postes électifs.

L'important aussi est que ceux qui ont un mandat populaire pour diriger le pays ne croient pas avoir un chèque en blanc, ne se considèrent pas comme les maitres du pays et que leurs partisans ne croient pas avoir tous les droits.

Entre temps, ceux qui ne sentent pas que l'heure est à la construction d'un autre espace pour nos 8.5 millions de femmes et d'hommes et qui croient qu'ils peuvent toujours tenter de recourir à des manoeuvres déloyales ou à d'autres voies détournées pour arriver au pouvoir, il faudra dans ce cas qu'ils soient prêts à assumer leurs responsablités devant la nation et devant l'histoire.

Nous écrivions le 9 novembre 2003 dans l'éditorial" De quel pays venons-nous?

"Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous"..

Kidnapping: Une arrestation qui vient boulverser les données
L'arrestation la semaine dernière à Port-au-prince d'un citoyen haïtien de "bonne famille" pour implication présumée dans de nombreux cas de kidnapping notamment d'étrangers pourrait definitivement effacer le cliché qui veut que tous les cas d'enlèvements soient signés quartiers populaires.

Jusqu'à la semaine dernière, la formule toute faite à répeter était la suivante: "kidnapppé à Nazon, Pétion-ville, Cité Soleil ou Thomassin, direction Bel-Air".

Une formule, qui selon beaucoup, aurait pour vocation première de faire de la diversion, fourvoyer les enquêteurs et en même temps justifier et encourager les opérations musclées menées dans les quartiers populaires.

Cependant, des secteurs de la comunauté internationale ont fait savoir que la MINUSTHA devrait regarder aussi un peu plus près, si l'oobjectif est bien de combattre la violence et le phénomène du kidnapping.

Les haïtiens ont une une double question à laquelle il leur faut trouver réponse et un choix difficile mais lucide à faire.

Voulez-vous continuer à vous laisser berner et induire en erreur par des gens qui vous disent des choses que vous souhaitez entendre comme par exemple:les responsables de tous vos malheurs sont des personnes que vous n'avez jamais aimés....

Ou voulez-vous connaitre toute la vérité sur l'origine de vos malheurs, même quand ces malheurs pourraientt être issus de votre sein même?

L'arrestation le 23 juin dans les hauteurs de Thomassin d'un certain Jerry Narcius, si c'est effectivement son nom, devrait contribuer à désiller les yeux de plus d''un.

Cette arrestation a provoqué tout un tollé.

On a tout de suite entendu des gens réclamer de la porte-parole de la PNH qu'elle dise toute la vérité sur cet individu, qu'elle révèle par exemple son identité, commme on le fait d'habitude pour les quidams.

On a réclamé que l'individu soit connfié à la police et à la justice haïtienne. On a ensuite, le lendemain à l'Aéroport, accusé la mission onusiennne de vouloir soustraire le narcius à la poliice parce qu'il serait un de ses employés.

Mais de l'avis de proches de la minustha, la chose n'était pas aussi simple. En réalité, toute la question aurait été d'arriver à atteindre la Mission et du coup montrér que cettte institution qui a désormais tout contrôle sur le statut et le recrutement des policiers haïtiens, a aussi comme on dit chez nous " grenn Zanno ka òfèv et serait donc loin d'être blanche comme neige. Mais certainement pas.

La Mission a rejeté les accusations selon lesquelles Narcius travaillerait pour elle de même que les rumeurs selon lesquelles il serait de nationalité canadienne.

La force onuusienne a fait savoir que si elle a décidé de prendre en main le dossier c'est uniquement pour protéger l'individu qui est désomais une pièce importante dans le cadre de la lutte contre kiidnapping.

On le soupçonne même d'implication dans l'enlèvement de la montréalaise, Huguette Goulet.

Selon les informations, il aurait même déjà fait des revélations qui pourraient conduire à des gens du même milieu que lui et issus d'autres secteurs.... pas n'importe lesquels.

Comme consequence de ces derniers dévelopements dans le dossier du kidnaping, la MINUSTHA aurait reconnu désormais la nécesité de regarder aussi en direction des quartiers résidentiels.

Plusieurs de ces quartiers ont été passés au peigne finle week-end dernier par des policiers de la CIVPOL qui ont fait dans certains cas du porte-à-porte à la recherche de personnes enlevées dont la propriétaire d'un très grand hôitel de la capitale.

La porte-parole de la PNH a droit cette fois à des compliments pour des déclations qu'elle a faites récemment autour de la multiciplicité de secteurs impliqués dans le kidnapping. Des gens connus pour respectables et même de hauts gradés de la PNH ne sont pas à exclure, avait-elle confié..

Mais on se plaint ces dernierrs jours du fait que beaucoup de ceux qui ont éte arrêtés en rapport avec des actions louches, ont pu quitter le pays, alors que ce sont des sulbalternes qui sont écroués.

L'arrestation de Narciuus si elle ne fait pas tomber tous les masques, elle aura aura au moins permis une chose: découvrir l'hypocrisie, contourrner les faussses pistes et permettre à ceux qui veulent effectivement la fin de la violence en Haïti s'orienter vers les vraies pistes, celles qui mènent aux sources..

Parallèlement, la décision du conseil de sécurité de confier le contrôle de la police à la MINUSTHA n'a pas fait grand bruit officiellement du côté des autorités intérimaires et de la classe politique.

Il y a toutefois, des bougonnements en privé: Ce n'est pas ce que nous avions demandé. Ce n'est pas non plus ce qui nous avait été promis. On nous avait plutôt dit qu'on nous débarasserait "d'une dictature", a dit un leader, ajoutant: voilà qu'on nous prend tout comme si ceux qui nous dirigent aujourd'hui et nos institutions seraient des nullités absolues.

L'animateur d'une émission politique a dénoncé ce week-end l'indifférence des leaders politiques face à ce qu'il considère comme un affront de la part du conseil de sécurité. Et du coup, les élections à venir ne peuvent être soudain que" bouyi vide" (bidon).

Volà qui s'appelle récolter les fruits amers d'une grande folie.
29 février: un anniversaire gênant à célébrer...
...Il y a pratiquement 1 an aujourd'hui, que le président Jean Bertrand Aristide était contraint de quitter le pouvoir, sous la pression de certains pays de la communauté internationale qui affirmaient vouloir ainsi éviter un bain de sang.

Ce presssing a été exercé sur Aristide au moment où justement les rebelles, s'il faut les appeler ainsi, qui réunissaient, des anciens militaires, des membres du front de résistance des Gonaïves et autres attachés liés à l'ancienne opposition, hésitaient à marcher sur la capitale après avoir semé la terreur dans plusieurs autres villles du pays, notamment les Gonaïves, le Cap-haïtien, et Hinche où de nombreux membres de la population dont des policiers ont été tués et où de nombreux bureaux de l'Etat dont ceux de la DGI, de la douane, de l'APN, de l'ducation nationale et de la santé ont éte pillés et incendiés.

Mais l'ancienne opposition politique conduite par le groupe des 184 qui comprenait entre autres des institutioms du secteur des Affaires, des oganisations d'étudiants et de professurs, des mouvements paysans , des médias et des ONG des droits de l'hommme avaient alors ses objectifs qu'elle disait ou croyait justes: se debarrasser , disait-elle du tyran Aristide, faire fleurir les droits de l'homme, éradiquer la corruption, offrir au pays un nouveau contrat social qui favorise la reconciliation nationale et qui fasse entrer le pays dans une ère où il n'y ait plus de persécutions politiques, plus d'impunité et où les richesses du pays soient distibuées équitablemment.

Promesses on ne peut plus alléchantes au demeurant.

Si si ces promesses n'avaient pas l'air d'avoir ébranlé les grandes masses et une bonne partie de la classe moyenne qui sont restées attachées à Aristide, d'autres secteurs par contre ont été tentés, notamment une bonne partie du milieu estudiantin. Et l'on sait que lorsque les étudiants se mêlent d'une lutte, ça peut faire mal.

Et justement, le mouvement de l'ancienne opposition qui battait de l'aile jusque-là, allait être relancé à la faveur d'une attaque perpétrée par des individus violents le 5 décembre 2003 à la faculté des sciences humaines et à l'INAGHEI au cours de laquelle des étudiants ont reçu de graves blessures et le recteur de l'Université de l'état a eu les deux jambes fracturées.

Qui étaient exactement ces hommes qui s'en sont pris aux étudiants et au recteur. Qui a effectivement dirigé le commando et d'où est-il parti?

Peut-être, toute la verité éclatera un jour.

Toutefois, le 5 decembre 2003, le coupable était tout indiqué. Il ne pouvait être autre que le gouvernement Aristide, ce pelé, ce galeux....., la cause de tous les malheurs du pays.

Les choses ayant été perçues de cette manière, la filère estudiantine allait être exploitée au maximum.

De fait le 11 décembre, l'opposition à Aristide allait réaliser sa plus grande manifestation, une manifstation de plusieurs dizaines de milliers de personnes avec sutout la participation d'étudiants de facultés privées et et publiques, car tout le monde était furieux et avec raison. Et c'était la série qui débutait.

Rosemond Jean, un leader de la plateforme de l'ancienne opposition fera savoir mais bien plus tard que 120 millions de dollars avaient eté moblisées dans le cadre des diférents mouvements anti-Aristide, même s'il se plaindra d'avoir été traité en parent pauvre.

Mais... peu importe les stratégies et les moyens qui ont été utilisés, le mouvement politique des 184 avec en son sein un nombre important de médias a su orienter une bonne partie de l'opinion et revigorer une opposition politique jusque-là moribonde, même si les manifstations pro-Aristide ont toujours été de loin plus imposantes que celles de l'ancienne opposition.

Il faut dire aussi que tous les moyens étaient bons dans le cadre de cette lutte et des deux côtes": attaques pysiques, violences à l'arme à feu ou contondante, passage à tabac jusqu'à ce que mort s'en suive: il y a eu aussi, des histoires de menaces jamais vérifiées, des disparitions étranges et des retours tout auussi étranges ou encore des histoires d'utilisation de seringues par la police... des bébés déclarés calcinés sans même qu'ills aient existé, tout était permis même l'utilisation de pipi, de matières fécales ou de violentes manifstations le jour-même de la celébration du bicentenaire de l'independance.

Ce fut ensuite le retrait officiel de l'opposition politique pour laisser la place aus secteurs armés: FRAPH, anciens militaires et autres bandes.

Mais surprise! le 29 février, l'opposition est prise de court, elle apprend tout comme les partisans du pouvoir d'alors qu'Aristide avait eté emmené par des étrangers. Ils ne seront pas ceux qui nommeront les futurs dirigeants.

Pour la façade, le president de la Cour de Cassation est vite nommé. Et un prremier ministre non directement impliqué dans la lutte vint directement de Boca Raton. Une insulte qui reste aujoud'hui encore dans la gorge du groupe des 184.

Aujourd'hui 1 an après quel est le bilan?

Il a éte dressé d'abord par les secteurs qui ont enfanté ce pouvoir ou qui y sont représentés.

D'abord le groupe des 184 par la voix de son numéro 2 qui fait savoir que la situation s'est détériorée sous l'actuel gouvernement dans tous les domaines, que la corruption connait ses plus beaux jours et "qu'il y a une frustation générale à travers le pays".

Une autre composante de l'ancienne opposition réunissant une cinquantaine d'organisations dont le PADEM, MODEREH, MNP 28, Ranfò exige la démission du gouvernement intérimaire, estimant qu'il gère mal la chose publique, promeut l'impunité, fait augmenter l'insécurité, la vie chere, le chômage, la corruption... Une douzaine d'autres oganisations de la mouvance du 29 févrrier sont également à l'oeuvre pour trouver une alternative à Latortue.

La situation économique du pays, notamment celle des masses est des plus catastrophiques, de l'avis même des déçus. Partout c'est le désenchantement, notamment dans les rangs des étudiants dont de nombreux ont juré que jamais on ne les y prendrait plus. De nombreux citoyens ont quitté le pays par déception.

A Mapou, dans le Sud-est, lesw victimes des graves inondations d'avril vivent encore sous des tentes. Et les Gonaïviens qui ont perdu 3000 ds leurs lors des inondations meurtrières de septembre, attendent toujours une améloration de leurs conditions de vie... et surtout la relocalisation promise.

Cependant, l'une des actions d'éclat du gouvernement a éte d'exonérer le secteur des affaires de toute taxe avec en plus, d'autres avantages économiques. Il faut aussi mettre à son actif la création de nombreuses commissions, celle-ci pour gérer le dossier des militaires, celle-là pour fêter en 2005 le bicentenaire de 2004, ou encore des commmissons pour dédommager des victimes enregistrées parmi les Gnbistes ou pour faire la promotion du dialogue national.

Les membrees de ces commissions sont surtout recrutés, dit-on, parmi des leaders ou membres de l'ancienne opposition, ou des responsables d'ONG de droits de l'hommme actives par occasion.

On a également eu droit pour la première fois dans l'histoire du pays à toute une saga pour la nomination de 3 nouveaux ministres et d'un secrétaire d'Etat: des ministres nommés en route vers le palais national pour leur investititure mais qui apprennent en chemin qu'ils peuvent oublier ça.

Si le gouvernement peine à recevoir l'aide etrangère promise dans le cadre du CCI, ses mauvaises relations avec le groupe des 184 ne l'aident pas non plus dans la réalisation de la tâche qu'elle s'était fixée.

Certains secteurs de l'ancienne opposition déçus, dit-on, de ne pas pouvoir contrôler Latortue, auraient effectué des demarches chez qui l'on sait pour tenter de le faire partir.

Ce qui a été à la base d'une violente réacton de la part de Latortue, appelant les hommes et les femmes d'affaire à ne pas se mêler de politique et à faire ce qu'ils savent farre le mieux: le commmerce.

Et les choses devaient aller plus loin, la semaine dernière quand latortue a assimilé ceux qui veulent provoquer sa démission à des frustrés à qui il a refusé des monopoles ou qui ne peuvent plus continuer à voler.

Voilà le tableau que nous offrent nos dirigeants. mais il n'y a pas que ça, il y a eu aussi les scandales qui ont pavé les 12 premiers mois de l'après-Aristide: scandale de gaz, de riz, de primes de risques...

Entre temps, les anciens militaires qui ont fait la lutte aux côtés de l'opposition officielle continuent de defier le gouvernement. Ils occupent toujours la plupart de leurs posittions à travers le pays. Et ils ont toujours leurs armes, le désarmement dont on s'époustoufle à parler ne les concrrnant pas. L'un d'entre eux, "Grenn Sonnen" est allé jusqu'à promettre 3 millions de gourdes pour quiconque aiderait à arrêter le premier ministre. Sacré coup pour l'autorité de l'Etat.

Et puis, il y a la repression contre les partisans d'Aristide qui a atteint des proportions alarmantes. La police est accusée d'avoir formé des brigades tolérance Zéro pour perpétrer des exécutions sommaires.

Ainsi, de nombreux jeunes ont eté tués dans les quartiers populaires notamment au Bel-Air, au Fort national, à Village de Dieu.

Des gens arrêtes puis remis à la police, comme Jimmy Charles, sont retrouvés à la morgue criblés de balles. Certains sont tout bonnement présentés comme des bandits tués dans des échanges de tirs avec la police, même s'ils n'avaient pas d'armes.

Des journalistes ne sont pas exempts. Il y a eu tués et blessés comme Abdias Jean, des menaces de mort, des médias attaqués physiquement ou sous d'autres formes, des interpellations et des saisies de matériel.

Des organisations de défense de droits de l'homme et des groupes de pression hier encore très actifs son accusés de complicité directe ou indirecte.

C'est en effet, le responsable d'une organisation de droits de l'homme membre d'une de ces commissions gouvernementales citées plus haut, qui a fait la fameuse invention de "l'opération Bagdad" pour tenter, dit-on, de justifier la répression.

Et la MINUSTHA, cette mission mandatée par le conseil de sécurité pour stabiliser Haïti? Certains de ses soldats sont souvent accusés de complicité directe avec les policiers en couvrant leurs opérations dites de la mort dans les quartiers populaires, d'autres sont accusés de tolérance vis-a-vis de ceux qui sèment la mort au quotidien, en ne faisant rien pour secourir des personnes en danger, en promettant des enquêtes dont les résultats se font toujours attendre ou en menant ses raids de désarmement uniquement jusqu'ici dans les "favelas".

Voici, un état des lieux 1 an après le départ forcé d'Aristide fêté avec force champagne. Il n' y a rien là qui mérite d'être célébré, estiment nombre de ceux qui étaient à l'avant-garde du GNbiisme. C'est plutôt la désillution et le désenchantement le plus total , même si certaains secteurs pro-gouvernementaux hostiles à toute critique, tentent de voiler la honte en continuant de dire: même s'il n'est plus là depuis 12 mois, c'est toujours lui le responsable de ce qui nous arrive aujoud'hui et de ce qui nous arrivera demain.

C'est dans ce contexte d'intolérance, de jusqu'auboutisme et de haine que des élections sont en préparation, des élections qui seront realisées par un conseil électoral dont la plupart des membres sont issus de partis politiques qui vont aux élections...et en l'absence probable du parti Lavalas dont la plupart des responsables et cadres sont incarcérés pour des motifs politiques ou ont été contraints à l'exil.

Aristide a certainement commis ds erreurs, de graves erreurs, erreurs surtout d'avoir voulu contrôler tous les espaces de pouvoir, erreur d'avoir sous-estimé la capacité de nuisance de ses adversaires politiques de tous bords, en s'appuyant sur sa grande popularité, erreur d'avoir refusé de faire confiance à ceux qui étaient sincères et honnêtes pour se livrer pieds et mains liés dans les bras d'opportunistes qui ont exploité malhonnêtement leur position et qui se fondent aujourd'hui dans la nature, ni vus ni connus, quand ils ne sont pas parmi les pluus grands pourfendeurs de Lavalas.

Mais ces ereurs sont loin de pouvoir justifier ce qui s'est passé le 29 février 2004, au regard surtout de ce qui se passe aujourd'hui.

Après tous nos drames, toutes nos déceptions, toutes nos aventures sans lendemain, nous avons aujourd'hui pour devoir de comprendre que les solutions qui durent, sont celles qui respectent les lois et la constitution du pays et non les solutions cosmétiques qui ne peuvvent être que de nouvelles sources de problèmes.

Quand allons-nous comprendre que nous n'avons d'autre choix, si nous voulons laisser un héritage de dignité à nos fillles et à nos fils.

Le 7 novembre 2003, nous écrivions "Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous.

Pensons-y bien!

Nouvelles du 9 novembre 2003

De quel pays venons-nous?

 
Il est tout à fait normal de critiquer pour corriger. Nous avons le devoir de dénoncer les tares qui rongent notre société si nous voulons réellement qu'elle se transforme.

Toutefois, je ne sais plus qui disait : Si les courtisans ne peuvent que contribuer à la perpétuation de statu quo, les cassandres, les alarmistes et les frustrés ne peuvent guère non plus faire avancer les choses.

L'actuelle crise politique partie dont on ne sait quoi de réel, divise les Haïtiens, exacerbe les passions à un point tel que beaucoup ont perdu toute leur lucidité, n'ayant plus la capacité de distinguer le vrai du faux, la vérité du montage, la réalité des chimères.

C'est le cas de se demander combien d'institutions et de personnalités jadis réputées crédibles, garderont encore des plumes après le dénouement de cette "crise", car il faudra bien qu'elle se termine un jour.

Nous sommes tous aveuglés par la passion, oubliant même jusquà nos composantes, nos origines... notre nationalité.

De quel pays venons-nous?

Question absurde, diront plus d'un, mais combien  prouvent qu'ils le savent vraiment au vu de leurs actes et comportements?  

Combien de fois nous sommes-nous surpris de nous réjouir des maux qui frappent Haïti, des critiques vraies ou fausses dont on l'accable?.Et combien de fois n'avons-nous pas contribué à alimenter la propagande nocive faite contre notre pays?.

Les boat-people, les braceros, les gueux des rues, les "chimè" des bidonvilles, ce sont les autres, mais pas nous. Nous ne savons rien de  ces gens-là.

L'ironie, c'est que bien souvent, ceux qui tiennent de tels ldiscours, ceux qui se livrent à de tels dérapages sont justement ceux-là mêmes qui sont issus de la classe défavorisée.  

Mais de quel pays venons-nous?.

Beaucoup d'entre nous trépignent d'une sotte joie à chaque fois que des étrangers lancent des flèches venimeuses, écrivent des inexactitudes sur Haïti ou sur les Haïtiens.

Que nous importe! Ils parlent des Haïtiens mais pas de nous!  

Mais de quel pays venons-nous?

Il me vient tout de suite à l'esprit ce classement de pays dits corrompus publié dans le magazine nommé "Tranparancy".

Disons-le tout de suite : Il ne saurait être question de tenter de justifier des pratiques de corruption dans un pays, parce que ailleurs, il y a eu Enron, emplois fictifs et autre Baninter.  

Mais, il est pitoyable de voir combien notre réaction de joie a été démeusurée à l'annonce qu'Haïti a été inscrite sur la  première partie de la fameuse liste des " corrompus".  

Même si cela ne peut rien changer et même si la méthologie du travail de Transparency pourrait être sujette à questionnement, pourquoi avons-nous omis de dire que dans ce même classement il est également fait état de la dégradation de cette plaie qu'est  la corruption dans des pays comme les Etats-Unis, le Canada, le Luxembourg, Israël et que la France partage le 23è rang avec l'Espagne.

Encore une autre attitude qui fait pitié: Alors que partout à travers le monde notamment en Afrique, en Europe et en Amérique, des centaines de milliers de gens vivent déjà à l'heure de 2004 qui marque les 200 ans de l'indépendance d'Haïti, estimant que c'est une fête qui dépasse les frontières d'Haïti, étant la fête de la liberté; alors que des centaines de milliers d'Haïtiens de la diaspora brûlent déjà de la fièvre 2004, certains d'entre nous en Haïti, dévorés par des passions politiciennes,  perdent la raison à un point tel qu'ils en arrivent à souhaiter l'échec, l'avortement de ce grand événement.

 Mais de quel pays venons-nous?

Quel héritage de bassesse et de mesquinerie voulons-nous donc laisser à notre progéniture. rappelons-nous que nous n'aurons aucune chance de nous racheter puisqu'il n'y aura pas d'autre centenaire pour nous. 2104 ne nous appartient pas.

Nous avons tendance à voir tout en noir, à vouloir tout chambarder parce nous ne sommes pas aux commandes.

Et parce que nous ne sommes pas aux commandes, nous exigeons tout du secteur d'en face. Comme des va-t-en-guerre, on ne râte pas une occasion pour partir à l'asssaut. Et les moindres failles des  institutions de l'administration publique qui gémit sous le poids de dizaines de décennnies de corruption, sont alors dénoncées avec la dernière rigueur.

Pendant ce temps, on avale sans mot dire les services ô combien médiocres mais payés très chers, fournis par des institutions souvent cinquantenaires ou centenaires du secteur privé.

Nous croyons avoir le droit de tout dire sur les autres et nous attendons toujours d'eux qu'ils se lient pieds et mains, qu'ils se cousent la bouche pour se laisser détruire.

Et s'ils osent tenter de se défendre, nous les accusons alors de vouloir nous enlever notre liberté d'expression..... j'allais dire, notre liberté de destruction.

"La parfaite raison fuit toute extrémité et veut que l'on soit sage avec sobriété".

Si nous croyons être en train de détruire les autres en fonçant tête baissée dans le jusqu'auboutisme, nous faisons erreur, car nous sommes plutôt en train de creuser notre propre tombe, même si d'autres devraient y tomber avant nous.


Nouvelles du 4 avril 2003
Il y a trois ans ce jeudi 3 avril 2003 tombait sous des balles assassines le plus grand journaliste et éditorialiste qu'Haïti ait jamais connu: Jean Léopold Dominique.

 Il y a eu certes dans l'histoire du pays nombre d'assassinats révoltants de journalistes, entre autres ceux de Gasner Raymond et d'Ezékiel Abélard dont on ne connaît, plus de 30 ans après, ni les executants ni les auteurs intellectuels.

Cependant, l'assassinat de Jean Dominique a provoqué l'indignation et la révolte chez tous les vrais défenseurs de la vie  et du droit, chez tous ceux qui ont eu la chance de collaborer avec lui, ceux qui ont partagé et partagent aujourd'hui encore son idéal.

Jean était l'humaniste par excellence, l'infatigable qui était sur tous les fronts à la fois, le défenseur des opprimés.

Et personne n'avait encore rien dit tant que Jean Dominique ne s'était exprimé sur un dossier.- C'est pourquoi tous ceux qui n'avaient pas la conscience tranquille ne pouvaient s'empêcher de trembloter à chaque fois que sonnait l'heure d'Inter Actualité à 7 heures du matin.

Content pas content, on était tous obligés d'écouter les analyses de Jean Dominique, certains pour se remettre à espérer, d'autres pour savoir si leurs injustices étaient encore au centre de l'éditorial du jour.

Jean Dominique était toujours disponible. Il faisait la différence avec sa façon de dire les choses. Et cette différence, il l'aurait certainement faite par cette période de crise interminable et de sanctions économiques. Il aurait à coups sûrs mis tous les points sur les i et aurait fait tomber tous les masques comme il les a fait tomber à la veille de 1980, lors des élections noyées dans le sang de 1987 ou encore à la veille des joutes de l'an 2000 auxquelles il ne  devait pas assister.

Son omniprésence , sa polyvalence et son acharnement à vouloir défendre toutes les victimes lui ont fait beaucoup d'amis tout comme beaucoup d'ennemis.

Ainsi, seul Jean Dominique pourrait dire,  de toutes les larmes versées aujourd'hui en son nom, lesquelles sont sincères et lesquelles sont de crocodile.

De toute façon, le plus important, c'est que la lumière soit faite sur le meurtre de Jean Dominique, c'est que les coupables, les vrais coupables paient.

Ce n'est pas parce que l'impunité existe depuis des temps et des temps en Haïti et ailleurs, ce n'est pas parce que les journalistes et les défenseurs de la vie continuent de faire les frais de conflits et de guerres ici et là qu'il nous faut trouver un prétexte à vouloir que l'impunité se perpétue en Haïti.

Beaucoup de gens croient qu'il faut que la vérité jaillisse: d'une part, parce que la démocratie ne s'accommode pas de crimes et d'impunité,  d'autre part, parce qu'il faut empêcher que des gens qui n'ont jamais combattu pour la démocratie et la liberté de la presse profitent de quelque dividende que ce soit à travers la mort de Jean Dominique.

Il faut empêcher, disent-ils, que des gens qui ont toujours été hostiles au travail de Jean Dominique et à sa personne utilisent sa mort à des fins politiciennes.

"Rien que la vérité peut empêcher toute cette exploitation éhontée".

 La famille de Jean Dominique, ceux qui continuent le travail objectif qu'il a accompli inlassablement, et toutes les masses défavorisées qu'il a défendues méritent et réclament justice.

Ce serait dommage et catastrophique si cette justice tardait à venir, car beaucoup de gens, même ceux qui soutiennent officiellement le contraire admettent au fond d'eux-mêmes qu'il n'y aucune commune mesure entre la situation globale des libertés aujourd'hui et la situation qui a prévalu hier en Haïti, notamment sous le régime des Duvalier et pendant la période du coup d'Etat où beaucoup ont été forcés de se réfugier dans la politique des autres.  

De plus en plus de gens affirment reconnaitreque la gravité de l'assassinat de Jean Dominique contraste nettement avec la situation générale des libertés en Haïti. Ce brutal asssassinat est survenu comme une coulée de boue déversée sur un terrain débroussaillé.

Une fois de plus, seul l'éclatement de la vérité sur ce meurtre  pourra pousser toutes les pendules à se remettre à l'heure.